L'affaire Farba Ngom prend une tournure de plus en plus technique et procédurale. Lors d'une conférence de presse tenue à Dakar, Me Amadou Sall a fustigé les méthodes employées par les enquêteurs après la saisie d'un téléphone portable dans la cellule du parlementaire en décembre dernier. Selon la robe noire, cet appareil, qualifié de « simple portable », a servi de prétexte au ministère de la Justice pour enclencher une nouvelle procédure de levée de l'immunité parlementaire de son client, une démarche jugée disproportionnée par la défense.
Le point de friction majeur réside dans le traitement des données numériques. Me Sall a révélé que le téléphone a été conservé pendant dix jours par les autorités avant que Farba Ngom ne soit officiellement entendu sur sa provenance. Face au refus légitime du détenu de fournir son code d'accès — invoquant le secret de ses correspondances et le respect de sa vie privée — l'appareil aurait été « cracké » (piraté) par les services compétents. Cette opération se serait déroulée à l'insu de l'intéressé et de ses conseils, jetant un doute sérieux sur l'intégrité des données extraites.
Pour la défense, cette exploitation forcée s'apparente à une « perquisition numérique » déguisée, laquelle obéit à des règles strictes en droit sénégalais. Me Amadou Sall a rappelé que toute saisie ou analyse de matériel informatique doit se faire, au minimum, en présence du propriétaire ou de ses avocats pour garantir qu'aucun élément n'a été ajouté ou retranché. « Qu'est-ce qu'ils ont mis ? Qu'est-ce qu'ils ont enlevé pendant ces dix jours ? Nul ne le sait », s'est interrogé l'avocat, craignant une manipulation des preuves.
Cette sortie des avocats intervient alors que l’Assemblée nationale vient de mettre en place une commission ad hoc pour examiner la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Déjà placé sous mandat de dépôt depuis février 2025 pour une affaire distincte de blanchiment, le député de l'opposition fait face à une nouvelle salve d'accusations liées à ses communications présumées depuis sa cellule. La défense promet d'attaquer la régularité de cette procédure, qu'elle qualifie d'acharnement judiciaire dénué de garanties légales.
Le point de friction majeur réside dans le traitement des données numériques. Me Sall a révélé que le téléphone a été conservé pendant dix jours par les autorités avant que Farba Ngom ne soit officiellement entendu sur sa provenance. Face au refus légitime du détenu de fournir son code d'accès — invoquant le secret de ses correspondances et le respect de sa vie privée — l'appareil aurait été « cracké » (piraté) par les services compétents. Cette opération se serait déroulée à l'insu de l'intéressé et de ses conseils, jetant un doute sérieux sur l'intégrité des données extraites.
Pour la défense, cette exploitation forcée s'apparente à une « perquisition numérique » déguisée, laquelle obéit à des règles strictes en droit sénégalais. Me Amadou Sall a rappelé que toute saisie ou analyse de matériel informatique doit se faire, au minimum, en présence du propriétaire ou de ses avocats pour garantir qu'aucun élément n'a été ajouté ou retranché. « Qu'est-ce qu'ils ont mis ? Qu'est-ce qu'ils ont enlevé pendant ces dix jours ? Nul ne le sait », s'est interrogé l'avocat, craignant une manipulation des preuves.
Cette sortie des avocats intervient alors que l’Assemblée nationale vient de mettre en place une commission ad hoc pour examiner la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom. Déjà placé sous mandat de dépôt depuis février 2025 pour une affaire distincte de blanchiment, le député de l'opposition fait face à une nouvelle salve d'accusations liées à ses communications présumées depuis sa cellule. La défense promet d'attaquer la régularité de cette procédure, qu'elle qualifie d'acharnement judiciaire dénué de garanties légales.


