Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé avoir saisi la justice française concernant un haut fonctionnaire cité dans les « Epstein Files ». Ce nouveau volet du scandale ébranle les cercles diplomatiques et administratifs parisiens.
L’onde de choc provoquée par la diffusion massive de documents liés à Jeffrey Epstein atteint désormais le cœur de la diplomatie française. Le ministre Jean-Noël Barrot a transmis au procureur de la République des éléments mettant en cause Fabrice Aidan, secrétaire des affaires étrangères principal. Selon des enquêtes journalistiques menées par Mediapart et Radio France, ce diplomate aurait agi comme un facilitateur pour le milliardaire américain, lui fournissant des informations stratégiques et lui ouvrant les portes de réseaux internationaux influents.
En réponse à ces révélations, le Quai d'Orsay a non seulement saisi la justice au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, mais a également déclenché une enquête administrative interne doublée d'une procédure disciplinaire. Fabrice Aidan, qui était en disponibilité pour convenances personnelles au moment de ces révélations, se retrouve au centre d'une polémique sur l'usage des moyens de l'État à des fins privées au profit d'un criminel sexuel condamné.
À ce stade de l'instruction, les correspondances rendues publiques ne permettent pas d'établir un lien direct entre le diplomate français et les crimes de pédocriminalité reprochés à Jeffrey Epstein. Cependant, la régularité et la nature des services rendus soulèvent des questions éthiques et sécuritaires majeures. Cette affaire survient alors que la France est déjà secouée par les démissions en série de figures culturelles, comme Jack Lang, dont les liens passés avec le financier font l'objet d'une attention accrue de la part des enquêteurs et de l'opinion publique.


