Le 30 juin 2026 restera comme une date qui interpelle la conscience de toute l'Afrique. Alors que cette journée est présentée comme une vaste opération visant les étrangers en situation irrégulière en Afrique du Sud, Horizon Sans Frontières (HSF) exprime sa profonde indignation et sa vive préoccupation face à une initiative qui risque d'alimenter la peur, la stigmatisation et la xénophobie.
Aucun État ne peut être contesté dans son droit souverain de contrôler ses frontières et de faire respecter sa législation sur l'immigration. Mais ce droit ne saurait, en aucune circonstance, autoriser une chasse aux êtres humains, ni légitimer des humiliations, des violences ou des traitements dégradants à l'encontre de femmes, d'hommes et d'enfants dont le seul tort est d'être étrangers ou sans papiers.
Quelle image l'Afrique offre-t-elle au monde lorsqu'un Africain est traqué par un autre Africain ? Comment pouvons-nous défendre la libre circulation, l'intégration africaine et la solidarité entre les peuples tout en laissant prospérer des campagnes qui désignent les migrants comme des boucs émissaires ?
Les migrants ne sont pas responsables des difficultés économiques, du chômage ou de l'insécurité. Ils sont avant tout des êtres humains, porteurs d'une histoire, d'une famille, d'un espoir. Beaucoup ont fui les conflits, la misère, les persécutions ou les effets du changement climatique. Les traiter comme des criminels parce qu'ils cherchent simplement à survivre constitue un grave recul des droits humains.
Horizon Sans Frontières appelle les autorités sud-africaines à veiller à ce que toute opération de contrôle respecte scrupuleusement la dignité humaine, les garanties prévues par la loi et les engagements internationaux du pays. Nous appelons également l', les gouvernements africains, les organisations de défense des droits humains, les leaders religieux et la société civile à condamner sans ambiguïté toute forme de xénophobie et de violence contre les migrants.
L'histoire de notre continent est marquée par les luttes contre l'apartheid, le colonialisme, le racisme et toutes les formes de discrimination. Nous ne pouvons accepter qu'aujourd'hui, des Africains soient pourchassés par d'autres Africains au seul motif qu'ils sont nés de l'autre côté d'une frontière.
Le silence face à la xénophobie est une forme de renoncement. Le silence face à l'injustice est une complicité. L'Afrique ne peut pas bâtir son unité politique et économique tout en tolérant que des hommes et des femmes soient transformés en cibles à cause de leur origine ou de leur statut administratif.
L'Afrique ne sera jamais forte si elle construit ses frontières sur la peur de l'autre. Un migrant sans papiers ne perd pas son humanité. Le traquer comme une proie, c'est blesser l'âme de notre continent. En ce 30 juin, Horizon Sans Frontières refuse le silence et appelle tous les Africains à défendre ce qui nous unit : la dignité humaine.
Boubacar Sèye
Consultant-chercheur en migrations internationale
Président d’Horizon Sans Frontières
Aucun État ne peut être contesté dans son droit souverain de contrôler ses frontières et de faire respecter sa législation sur l'immigration. Mais ce droit ne saurait, en aucune circonstance, autoriser une chasse aux êtres humains, ni légitimer des humiliations, des violences ou des traitements dégradants à l'encontre de femmes, d'hommes et d'enfants dont le seul tort est d'être étrangers ou sans papiers.
Quelle image l'Afrique offre-t-elle au monde lorsqu'un Africain est traqué par un autre Africain ? Comment pouvons-nous défendre la libre circulation, l'intégration africaine et la solidarité entre les peuples tout en laissant prospérer des campagnes qui désignent les migrants comme des boucs émissaires ?
Les migrants ne sont pas responsables des difficultés économiques, du chômage ou de l'insécurité. Ils sont avant tout des êtres humains, porteurs d'une histoire, d'une famille, d'un espoir. Beaucoup ont fui les conflits, la misère, les persécutions ou les effets du changement climatique. Les traiter comme des criminels parce qu'ils cherchent simplement à survivre constitue un grave recul des droits humains.
Horizon Sans Frontières appelle les autorités sud-africaines à veiller à ce que toute opération de contrôle respecte scrupuleusement la dignité humaine, les garanties prévues par la loi et les engagements internationaux du pays. Nous appelons également l', les gouvernements africains, les organisations de défense des droits humains, les leaders religieux et la société civile à condamner sans ambiguïté toute forme de xénophobie et de violence contre les migrants.
L'histoire de notre continent est marquée par les luttes contre l'apartheid, le colonialisme, le racisme et toutes les formes de discrimination. Nous ne pouvons accepter qu'aujourd'hui, des Africains soient pourchassés par d'autres Africains au seul motif qu'ils sont nés de l'autre côté d'une frontière.
Le silence face à la xénophobie est une forme de renoncement. Le silence face à l'injustice est une complicité. L'Afrique ne peut pas bâtir son unité politique et économique tout en tolérant que des hommes et des femmes soient transformés en cibles à cause de leur origine ou de leur statut administratif.
L'Afrique ne sera jamais forte si elle construit ses frontières sur la peur de l'autre. Un migrant sans papiers ne perd pas son humanité. Le traquer comme une proie, c'est blesser l'âme de notre continent. En ce 30 juin, Horizon Sans Frontières refuse le silence et appelle tous les Africains à défendre ce qui nous unit : la dignité humaine.
Boubacar Sèye
Consultant-chercheur en migrations internationale
Président d’Horizon Sans Frontières

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