La Réserve fédérale américaine aborde cette semaine une réunion de politique monétaire particulièrement scrutée. Lors du symposium annuel de Jackson Hole fin août, le président de la Fed Kevin Warsh a livré un discours nettement plus offensif que ses précédentes sorties, affirmant que l'institution avait encore du travail à accomplir face à une inflation dont les tendances sous-jacentes ne s'étaient pas véritablement améliorées cet été.
Ces propos ont immédiatement fait bondir les anticipations de marché : la probabilité d'un relèvement des taux lors de la réunion des 15 et 16 septembre est passée d'environ 35 % à plus de 60 % selon l'outil FedWatch du CME Group. Le gouverneur Christopher Waller a toutefois tempéré cet élan en indiquant qu'il pencherait plutôt pour un maintien du taux directeur, actuellement compris entre 3,50 % et 3,75 %, laissant présager un vote potentiellement divisé au sein du comité de politique monétaire.
Ce test s'annonce d'autant plus scruté qu'il s'agit de la première décision majeure de Kevin Warsh depuis sa prise de fonction, dans un contexte où le président Donald Trump réclame ouvertement des taux plus bas pour soutenir l'économie. En choisissant potentiellement de resserrer sa politique malgré cette pression politique, la Fed enverrait un signal fort sur son indépendance vis-à-vis de la Maison-Blanche. Les derniers indicateurs sur l'inflation et l'emploi, attendus dans les jours précédant la réunion, devraient jouer un rôle déterminant dans la décision finale du comité.
Ces propos ont immédiatement fait bondir les anticipations de marché : la probabilité d'un relèvement des taux lors de la réunion des 15 et 16 septembre est passée d'environ 35 % à plus de 60 % selon l'outil FedWatch du CME Group. Le gouverneur Christopher Waller a toutefois tempéré cet élan en indiquant qu'il pencherait plutôt pour un maintien du taux directeur, actuellement compris entre 3,50 % et 3,75 %, laissant présager un vote potentiellement divisé au sein du comité de politique monétaire.
Ce test s'annonce d'autant plus scruté qu'il s'agit de la première décision majeure de Kevin Warsh depuis sa prise de fonction, dans un contexte où le président Donald Trump réclame ouvertement des taux plus bas pour soutenir l'économie. En choisissant potentiellement de resserrer sa politique malgré cette pression politique, la Fed enverrait un signal fort sur son indépendance vis-à-vis de la Maison-Blanche. Les derniers indicateurs sur l'inflation et l'emploi, attendus dans les jours précédant la réunion, devraient jouer un rôle déterminant dans la décision finale du comité.
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