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Venezuela : Donald Trump réclame 100 milliards de dollars aux géants pétroliers pour reconstruire l'industrie

Six jours après la capture de Nicolas Maduro, le président américain Donald Trump a réuni les PDG d'ExxonMobil, Chevron et ConocoPhillips. Son objectif : inciter les majors américaines à relancer une production pétrolière vénézuélienne en ruines, en échange de prix de l'énergie plus bas aux États-Unis.



Lors d'une réunion au sommet ce vendredi 9 janvier 2026, Donald Trump a exhorté les dirigeants de l'industrie pétrolière à investir massivement dans ce qu'il qualifie d'« infrastructure énergétique en décomposition » du Venezuela. Le président républicain espère porter la production à des niveaux historiques, jamais vus auparavant.

Le pétrole, priorité absolue de la stratégie "Post-Maduro"

Depuis l'opération militaire du 3 janvier, l'administration Trump ne cache plus ses intentions : contrôler les revenus pétroliers du pays pour garantir les intérêts américains.

« Les entreprises américaines auront l'opportunité de reconstruire le Venezuela et d'augmenter la production. Nous déciderons quelles compagnies pourront y entrer », a affirmé Donald Trump.

Un accord a déjà été annoncé pour la livraison de 50 millions de barils de brut aux raffineries américaines, une stratégie visant à faire chuter les prix à la pompe aux États-Unis.

Entre opportunités et méfiance : l'ombre des nationalisations

Si la Maison Blanche promet des garanties de sécurité physique et financière, les géants du pétrole restent prudents. Le passé pèse lourd dans les négociations :

ExxonMobil : Son PDG, Darren Woods, a qualifié le pays d'« uninvestissable » (non propice à l'investissement) pour le moment. La compagnie a vu ses actifs saisis deux fois par le passé.

ConocoPhillips : Également échaudée par les nationalisations d'il y a 20 ans, elle attend des changements structurels profonds.

Chevron : Seule major américaine encore présente sur le sol vénézuélien, elle se montre plus ouverte à l'extension de ses opérations.

Des financements publics pour réduire le risque ?

Pour rassurer les investisseurs, le secrétaire à l'Énergie, Chris Wright, a évoqué la possibilité d'utiliser l'Export-Import Bank des États-Unis pour financer les grands projets. Cette aide publique pourrait limiter les risques financiers face à une instabilité politique toujours latente, alors que l'opposition dénonce une forme d'« extorsion » sur les ressources souveraines du Venezuela.

L'enjeu est colossal : le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées au monde, mais sa production a chuté de 3,5 millions de barils par jour dans les années 70 à moins d'un million aujourd'hui.

Rédigé par Kamalenba le Samedi 10 Janvier 2026 à 00:54


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