Le drame survenu à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) le 9 février 2026 a plongé le Sénégal dans une vive émotion. Pour rappel, des affrontements violents avaient éclaté entre forces de l’ordre et étudiants réclamant le paiement de leurs bourses. Face à l'indignation soulevée par le décès d'Abdoulaye Ba, le gouvernement avait réagi dès le lendemain en organisant un point de presse. Le ministre de l’Intérieur y avait diffusé des images montrant un individu lançant un cocktail Molotov depuis le pavillon A, affirmant que ces scènes justifiaient la riposte policière ce jour-là.
Cependant, la chronologie officielle est aujourd'hui remise en question par des éléments architecturaux irréfutables. Des journalistes et des enquêteurs d'Africa Check se sont rendus sur le campus les 11 et 12 février pour confronter les images ministérielles à la réalité du terrain. Si le lieu est authentifié sans doute possible — la fresque de Cheikh Anta Diop et l'entrée de la salle Soweto étant visibles —, l'absence de grilles métalliques sur les balcons du pavillon A dans la vidéo gouvernementale constitue une anomalie majeure.
En effet, le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a confirmé que des grilles de protection avaient été installées sur la façade du pavillon A dès le 26 janvier 2026. Cette mesure préventive visait spécifiquement à éviter que des grenades lacrymogènes ne pénètrent dans les chambres lors de manifestations. Or, sur la vidéo présentée par le ministre comme ayant été filmée le 9 février, ces grilles sont inexistantes. Cette preuve matérielle démontre que les images datent nécessairement d'avant la fin du mois de janvier.
Face à ces révélations, le silence des autorités inquiète. Sollicités pour fournir la vidéo originale afin d'en analyser les métadonnées (date et heure de création), le ministère de l'Intérieur et la police n'ont pas encore donné suite. Cette absence de transparence alimente les accusations de manipulation de l'opinion publique et de "mise en scène" pour masquer une possible bavure policière. La défense des étudiants et la famille de la victime exigent désormais une enquête indépendante sur l'origine exacte de ces preuves audiovisuelles.
Cette polémique fragilise la position du gouvernement alors que la tension reste vive sur le campus. Au-delà du drame humain, c'est la crédibilité de la parole officielle et l'usage des preuves numériques dans le maintien de l'ordre qui sont aujourd'hui au cœur d'un débat national électrique. La vérité sur les circonstances exactes de la mort d'Abdoulaye Ba semble encore loin d'être établie.
Cependant, la chronologie officielle est aujourd'hui remise en question par des éléments architecturaux irréfutables. Des journalistes et des enquêteurs d'Africa Check se sont rendus sur le campus les 11 et 12 février pour confronter les images ministérielles à la réalité du terrain. Si le lieu est authentifié sans doute possible — la fresque de Cheikh Anta Diop et l'entrée de la salle Soweto étant visibles —, l'absence de grilles métalliques sur les balcons du pavillon A dans la vidéo gouvernementale constitue une anomalie majeure.
En effet, le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a confirmé que des grilles de protection avaient été installées sur la façade du pavillon A dès le 26 janvier 2026. Cette mesure préventive visait spécifiquement à éviter que des grenades lacrymogènes ne pénètrent dans les chambres lors de manifestations. Or, sur la vidéo présentée par le ministre comme ayant été filmée le 9 février, ces grilles sont inexistantes. Cette preuve matérielle démontre que les images datent nécessairement d'avant la fin du mois de janvier.
Face à ces révélations, le silence des autorités inquiète. Sollicités pour fournir la vidéo originale afin d'en analyser les métadonnées (date et heure de création), le ministère de l'Intérieur et la police n'ont pas encore donné suite. Cette absence de transparence alimente les accusations de manipulation de l'opinion publique et de "mise en scène" pour masquer une possible bavure policière. La défense des étudiants et la famille de la victime exigent désormais une enquête indépendante sur l'origine exacte de ces preuves audiovisuelles.
Cette polémique fragilise la position du gouvernement alors que la tension reste vive sur le campus. Au-delà du drame humain, c'est la crédibilité de la parole officielle et l'usage des preuves numériques dans le maintien de l'ordre qui sont aujourd'hui au cœur d'un débat national électrique. La vérité sur les circonstances exactes de la mort d'Abdoulaye Ba semble encore loin d'être établie.


