L'enquête décrit un engrenage meurtrier en trois vagues. La première, menée par l'armée régulière syrienne épaulée par des combattants bédouins, a été marquée par des violations massives des droits humains : tortures, exécutions de rue et massacres de familles entières à l'intérieur de leurs foyers. Les jours suivants ont vu une escalade de représailles entre groupes armés druzes et combattants tribaux, menant à la destruction totale de 35 villages. Le bilan humain est lourd : parmi les druzes, on dénombre 1 190 hommes, 99 femmes et 53 enfants tués.
Sur le terrain, la situation reste critique et marquée par une insécurité persistante. Environ 200 000 personnes sont toujours déplacées, vivant sous la menace constante de bombardements au mortier, de drones et de roquettes. L’activiste féministe Nour Salam, qui a fui vers Damas, déplore l'absence totale de protection efficace de l'État. Elle souligne que les groupes armés bédouins continuent de mener des attaques, des enlèvements et des pillages dans les villages périphériques de Soueïda, sans intervention claire des autorités.
Enfin, le rapport souligne l'inertie, voire la complicité passive, des autorités de Damas. Si une commission nationale d’enquête a été créée par le gouvernement, elle n'a débouché sur aucune mesure concrète et ne s'est jamais rendue sur les lieux du drame. En refusant de reconnaître la qualification de « massacres » pour ces événements, le régime syrien est accusé de fuir ses responsabilités et d'entraver toute tentative de justice pour les victimes. Pour les habitants de Soueïda, le sentiment de siège est quotidien, aggravé par des pénuries de biens de première nécessité et des coupures de courant chroniques.
Sur le terrain, la situation reste critique et marquée par une insécurité persistante. Environ 200 000 personnes sont toujours déplacées, vivant sous la menace constante de bombardements au mortier, de drones et de roquettes. L’activiste féministe Nour Salam, qui a fui vers Damas, déplore l'absence totale de protection efficace de l'État. Elle souligne que les groupes armés bédouins continuent de mener des attaques, des enlèvements et des pillages dans les villages périphériques de Soueïda, sans intervention claire des autorités.
Enfin, le rapport souligne l'inertie, voire la complicité passive, des autorités de Damas. Si une commission nationale d’enquête a été créée par le gouvernement, elle n'a débouché sur aucune mesure concrète et ne s'est jamais rendue sur les lieux du drame. En refusant de reconnaître la qualification de « massacres » pour ces événements, le régime syrien est accusé de fuir ses responsabilités et d'entraver toute tentative de justice pour les victimes. Pour les habitants de Soueïda, le sentiment de siège est quotidien, aggravé par des pénuries de biens de première nécessité et des coupures de courant chroniques.


