« Ce serait une erreur de penser qu'on n'en a pas assez fait »
Le chef de l'État a vigoureusement repoussé les critiques selon lesquelles le gouvernement sénégalais n'aurait pas suffisamment agi pour la libération de ses ressortissants. Il a détaillé l'ensemble des leviers activés : volet judiciaire avec la désignation d'un avocat pour assurer leur défense, volet diplomatique via l'ambassade du Sénégal au Maroc, et même volet religieux, dans le cadre d'une médiation impliquant toutes les parties prenantes.
« Ce serait une erreur de penser qu'on n'en a pas assez fait pour nos supporters détenus au Maroc. Ils ont tout mon soutien », a déclaré le Président Faye, tout en reconnaissant les limites de l'action souveraine d'un État sur le territoire d'un autre.
Une condamnation jugée « sévère et injuste »
Le Président n'a pas mâché ses mots sur le fond de l'affaire. Il a qualifié la condamnation des supporters de sévère et d'injuste, estimant qu'elle dépasse le cadre habituel de ce type d'incidents sportifs, qui se soldent généralement par des amendes, des interdictions de stade ou de séjour, voire des peines avec sursis.
Fait aggravant selon lui : le Sénégal avait délibérément renoncé à interjeter appel afin de ne pas prolonger la procédure et de ménager les autorités marocaines. C'est finalement le Maroc lui-même qui a fait appel, relançant ainsi une procédure que Dakar souhaitait clore rapidement.
Une lettre au roi Mohammed VI et une demande de grâce
Le Président Faye a révélé avoir écrit personnellement au roi du Maroc Mohammed VI. Dans ce courrier, il a félicité le souverain pour la qualité de l'organisation de la CAN et pour l'accueil réservé aux délégations, tout en formulant une demande explicite de grâce en faveur des supporters sénégalais condamnés.
« Le Sénégal et le Maroc sont liés par des relations fortes et il faut les préserver », a-t-il souligné, rappelant l'importance des liens historiques, religieux et économiques qui unissent les deux pays.
Un appel à la communauté internationale
En conclusion de son intervention, le chef de l'État a lancé un appel implicite à ceux qui critiquent l'inaction du gouvernement, les invitant à proposer des solutions concrètes si d'autres voies n'ont pas encore été explorées.
« On a activé le volet judiciaire, le volet diplomatique et le volet religieux. Mais si tout ça ne change rien, qu'est-ce qui reste à faire ? Qu'est-ce que nous n'avons pas fait pour la libération de nos supporters ? S'il reste autre chose à faire, qu'ils nous le disent », a-t-il conclu avec une franchise teintée d'impuissance face à la souveraineté judiciaire du royaume chérifien.
Le chef de l'État a vigoureusement repoussé les critiques selon lesquelles le gouvernement sénégalais n'aurait pas suffisamment agi pour la libération de ses ressortissants. Il a détaillé l'ensemble des leviers activés : volet judiciaire avec la désignation d'un avocat pour assurer leur défense, volet diplomatique via l'ambassade du Sénégal au Maroc, et même volet religieux, dans le cadre d'une médiation impliquant toutes les parties prenantes.
« Ce serait une erreur de penser qu'on n'en a pas assez fait pour nos supporters détenus au Maroc. Ils ont tout mon soutien », a déclaré le Président Faye, tout en reconnaissant les limites de l'action souveraine d'un État sur le territoire d'un autre.
Une condamnation jugée « sévère et injuste »
Le Président n'a pas mâché ses mots sur le fond de l'affaire. Il a qualifié la condamnation des supporters de sévère et d'injuste, estimant qu'elle dépasse le cadre habituel de ce type d'incidents sportifs, qui se soldent généralement par des amendes, des interdictions de stade ou de séjour, voire des peines avec sursis.
Fait aggravant selon lui : le Sénégal avait délibérément renoncé à interjeter appel afin de ne pas prolonger la procédure et de ménager les autorités marocaines. C'est finalement le Maroc lui-même qui a fait appel, relançant ainsi une procédure que Dakar souhaitait clore rapidement.
Une lettre au roi Mohammed VI et une demande de grâce
Le Président Faye a révélé avoir écrit personnellement au roi du Maroc Mohammed VI. Dans ce courrier, il a félicité le souverain pour la qualité de l'organisation de la CAN et pour l'accueil réservé aux délégations, tout en formulant une demande explicite de grâce en faveur des supporters sénégalais condamnés.
« Le Sénégal et le Maroc sont liés par des relations fortes et il faut les préserver », a-t-il souligné, rappelant l'importance des liens historiques, religieux et économiques qui unissent les deux pays.
Un appel à la communauté internationale
En conclusion de son intervention, le chef de l'État a lancé un appel implicite à ceux qui critiquent l'inaction du gouvernement, les invitant à proposer des solutions concrètes si d'autres voies n'ont pas encore été explorées.
« On a activé le volet judiciaire, le volet diplomatique et le volet religieux. Mais si tout ça ne change rien, qu'est-ce qui reste à faire ? Qu'est-ce que nous n'avons pas fait pour la libération de nos supporters ? S'il reste autre chose à faire, qu'ils nous le disent », a-t-il conclu avec une franchise teintée d'impuissance face à la souveraineté judiciaire du royaume chérifien.


