Un « cadeau » de 200 milliards pour l'ONU ?
Selon le parlementaire, la construction de cet édifice de 82 000 m², proposé gratuitement aux instances internationales, s'inscrit dans une stratégie de positionnement personnel. Pour Cheikh Bara Ndiaye, Macky Sall aurait bâti ce siège pour s'attirer les faveurs des décideurs mondiaux en vue de succéder à António Guterres au poste de Secrétaire général de l'ONU.
« Il a mobilisé près de 200 milliards de FCFA pour construire cet immeuble et l’a proposé gratuitement aux Nations unies. Ce geste pourrait jouer en sa faveur, car peu de ses concurrents ont posé un acte de cette envergure », soutient le député.
Le « New Deal » de l'ère Diomaye-Sonko
Si le projet a été porté par l'ancien régime, sa gestion actuelle a été radicalement revue par le tandem au pouvoir. À l'arrivée d'Ousmane Sonko à la Primature, le protocole initial, jugé trop lourd pour les finances publiques, a été renégocié.
Alors que le Sénégal devait initialement supporter seul les 400 millions de FCFA de frais d'entretien annuels, un nouvel accord de partage des charges a été trouvé :
- ONU : 200 millions de FCFA.
- État du Sénégal : 200 millions de FCFA.
Une ambition internationale qui divise
Cette lecture de Cheikh Bara Ndiaye renforce l'idée d'une diplomatie d'influence par les infrastructures. Cependant, l'investissement reste perçu par une partie de l'opinion comme une dépense de prestige, alors que les besoins sociaux du pays demeurent pressants. La question reste entière : le siège de Diamniadio sera-t-il le tremplin de Macky Sall vers le sommet de la diplomatie mondiale ou restera-t-il un "éléphant blanc" budgétaire ?
Selon le parlementaire, la construction de cet édifice de 82 000 m², proposé gratuitement aux instances internationales, s'inscrit dans une stratégie de positionnement personnel. Pour Cheikh Bara Ndiaye, Macky Sall aurait bâti ce siège pour s'attirer les faveurs des décideurs mondiaux en vue de succéder à António Guterres au poste de Secrétaire général de l'ONU.
« Il a mobilisé près de 200 milliards de FCFA pour construire cet immeuble et l’a proposé gratuitement aux Nations unies. Ce geste pourrait jouer en sa faveur, car peu de ses concurrents ont posé un acte de cette envergure », soutient le député.
Le « New Deal » de l'ère Diomaye-Sonko
Si le projet a été porté par l'ancien régime, sa gestion actuelle a été radicalement revue par le tandem au pouvoir. À l'arrivée d'Ousmane Sonko à la Primature, le protocole initial, jugé trop lourd pour les finances publiques, a été renégocié.
Alors que le Sénégal devait initialement supporter seul les 400 millions de FCFA de frais d'entretien annuels, un nouvel accord de partage des charges a été trouvé :
- ONU : 200 millions de FCFA.
- État du Sénégal : 200 millions de FCFA.
Une ambition internationale qui divise
Cette lecture de Cheikh Bara Ndiaye renforce l'idée d'une diplomatie d'influence par les infrastructures. Cependant, l'investissement reste perçu par une partie de l'opinion comme une dépense de prestige, alors que les besoins sociaux du pays demeurent pressants. La question reste entière : le siège de Diamniadio sera-t-il le tremplin de Macky Sall vers le sommet de la diplomatie mondiale ou restera-t-il un "éléphant blanc" budgétaire ?


