Transformer la communication institutionnelle pour contrer les rumeurs
-« Quand l’information officielle est difficile à trouver, arrive trop tard ou est difficile à comprendre, elle ouvre la voie aux rumeurs et à la confusion », a averti Hiroyuki Saito, directeur du Centre d’information des Nations Unies (CINU) à Dakar, devant une cinquantaine de membres de la CEN.
À Sao Tomé-et-Principe, où la Commission électorale est constituée de manière ad hoc pour chaque cycle, le défi de la permanence informationnelle est crucial. Alors que le scrutin présidentiel a été jugé calme et bien conduit – une observation partagée par l'Union européenne —, l'abstention record qui a frôlé les 59 % a dominé les préoccupations.
Pour y remédier, les discussions ont mis l'accent sur le passage d'une posture défensive à une communication proactive. Les participants ont identifié plusieurs leviers d'action d'ici septembre :
La mise à jour rigoureuse du fichier électoral et un accompagnement ciblé pour les primo-votants ;
L'utilisation accrue des radios communautaires, des services téléphoniques et des points d'information physiques pour toucher les populations non connectées ;
La mise en place d'une veille permanente 24h/24 pour contrer en temps réel les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux.
Journalisme et intégrité de l'information face aux défis du numérique
Dans l'après-midi, le dialogue s'est poursuivi avec les professionnels des médias et la société civile, centrée sur les pièges de la couverture électorale à l'ère numérique.
Ndeye Fatou Diery Diagne, analyste de l'intégrité de l'information au CINU Dakar, a rappelé l'impératif déontologique face à la vitesse des réseaux sociaux : « La vitesse, aujourd'hui, est une menace contre la bonne information. La première personne à publier une fausse information est la première responsable. » Elle a également insisté sur la lutte contre la désinformation genrée et le harcèlement en ligne, soulignant que ces campagnes constituent une menace directe contre la participation des femmes à la vie publique.
De son côté, Jorge do Ó, président du syndicat des journalistes santoméens, a réaffirmé l'engagement de la profession : « En période électorale, il y a des informations de toutes sortes. Mais elles doivent être tournées vers l'objectif propre du pays : le bonheur, la stabilité et la paix. » Un constat partagé par le journaliste Edmilson Numbe, qui a plaidé pour la création d'espaces de débat inclusifs afin d'endiguer la vague d'abstention.
Un appui multiforme à travers le Projet d'assistance électorale
Ces sessions s'inscrivent dans le cadre global du Projet d'assistance électorale, financé par le Gouvernement du Japon et mis en œuvre par le PNUD, en étroite collaboration avec le Gouvernement santoméen et le CINU Dakar. Lancé le 6 mai 2026, ce projet accompagne l'ensemble du cycle électoral à travers des actions concrètes :
L'accessibilité des bureaux de vote (rampes et isoloirs adaptés aux personnes handicapées) ;
Le renforcement de la sécurité et de l'éclairage des centres de vote pour les femmes ;
Des caravanes civiques et des kits destinés aux jeunes et aux primo-votants en zones rurales ;
Le déploiement et la formation d'une coalition de 200 observateurs citoyens (composée d'au moins 40 % de femmes) dotée d'une salle de situation en temps réel.
En cette année marquant le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Japon et Sao Tomé-et-Principe, cette dynamique réaffirme l'engagement des partenaires pour des institutions inclusives, transparentes et solidement ancrées dans les Objectifs de développement durable (ODD 16 et ODD 10).
-« Quand l’information officielle est difficile à trouver, arrive trop tard ou est difficile à comprendre, elle ouvre la voie aux rumeurs et à la confusion », a averti Hiroyuki Saito, directeur du Centre d’information des Nations Unies (CINU) à Dakar, devant une cinquantaine de membres de la CEN.
À Sao Tomé-et-Principe, où la Commission électorale est constituée de manière ad hoc pour chaque cycle, le défi de la permanence informationnelle est crucial. Alors que le scrutin présidentiel a été jugé calme et bien conduit – une observation partagée par l'Union européenne —, l'abstention record qui a frôlé les 59 % a dominé les préoccupations.
Pour y remédier, les discussions ont mis l'accent sur le passage d'une posture défensive à une communication proactive. Les participants ont identifié plusieurs leviers d'action d'ici septembre :
La mise à jour rigoureuse du fichier électoral et un accompagnement ciblé pour les primo-votants ;
L'utilisation accrue des radios communautaires, des services téléphoniques et des points d'information physiques pour toucher les populations non connectées ;
La mise en place d'une veille permanente 24h/24 pour contrer en temps réel les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux.
Journalisme et intégrité de l'information face aux défis du numérique
Dans l'après-midi, le dialogue s'est poursuivi avec les professionnels des médias et la société civile, centrée sur les pièges de la couverture électorale à l'ère numérique.
Ndeye Fatou Diery Diagne, analyste de l'intégrité de l'information au CINU Dakar, a rappelé l'impératif déontologique face à la vitesse des réseaux sociaux : « La vitesse, aujourd'hui, est une menace contre la bonne information. La première personne à publier une fausse information est la première responsable. » Elle a également insisté sur la lutte contre la désinformation genrée et le harcèlement en ligne, soulignant que ces campagnes constituent une menace directe contre la participation des femmes à la vie publique.
De son côté, Jorge do Ó, président du syndicat des journalistes santoméens, a réaffirmé l'engagement de la profession : « En période électorale, il y a des informations de toutes sortes. Mais elles doivent être tournées vers l'objectif propre du pays : le bonheur, la stabilité et la paix. » Un constat partagé par le journaliste Edmilson Numbe, qui a plaidé pour la création d'espaces de débat inclusifs afin d'endiguer la vague d'abstention.
Un appui multiforme à travers le Projet d'assistance électorale
Ces sessions s'inscrivent dans le cadre global du Projet d'assistance électorale, financé par le Gouvernement du Japon et mis en œuvre par le PNUD, en étroite collaboration avec le Gouvernement santoméen et le CINU Dakar. Lancé le 6 mai 2026, ce projet accompagne l'ensemble du cycle électoral à travers des actions concrètes :
L'accessibilité des bureaux de vote (rampes et isoloirs adaptés aux personnes handicapées) ;
Le renforcement de la sécurité et de l'éclairage des centres de vote pour les femmes ;
Des caravanes civiques et des kits destinés aux jeunes et aux primo-votants en zones rurales ;
Le déploiement et la formation d'une coalition de 200 observateurs citoyens (composée d'au moins 40 % de femmes) dotée d'une salle de situation en temps réel.
En cette année marquant le cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Japon et Sao Tomé-et-Principe, cette dynamique réaffirme l'engagement des partenaires pour des institutions inclusives, transparentes et solidement ancrées dans les Objectifs de développement durable (ODD 16 et ODD 10).

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