Des chiffres alarmants : 85 % de la population exposée au virus B
Dans un entretien accordé à l'APS, le Professeur Bamba Kane a révélé des données statistiques préoccupantes qui illustrent l'ampleur de la circulation virale dans le pays :
Hépatite B (VHB) : 85 % des Sénégalais présentent des marqueurs indiquant un contact antérieur avec le virus. Entre 5,7 % et 10 % de la population sont des porteurs chroniques.
Hépatite C (VHC) : Près de 2 % de la population vivent avec une forme chronique.
Le spécialiste rappelle que l'hépatite B constitue la première cause de cancer primitif du foie chez l’homme au Sénégal. En l'absence de traitement précoce, elle évolue fréquemment vers des lésions hépatiques irréversibles, une cirrhose ou un carcinome.
Modes de transmission et symptômes d'une maladie « silencieuse »
Parmi les différents virus identifiés (de A à E) :
Les hépatites A et E se transmettent par l'eau ou les aliments contaminés et guérissent généralement sans chronicité.
Les hépatites B, C et D (cette dernière n'affectant que les porteurs du VHB) présentent les risques les plus graves. Elles se transmettent de la mère à l'enfant à l'accouchement, par voie sanguine (matériel médical souillé, transfusions) ou sexuelle.
La principale difficulté réside dans le caractère asymptomatique de la maladie, qui peut couver pendant plusieurs années. Lorsque les symptômes surviennent (fatigue intense, perte d'appétit, nausées, jaunisse/ictère), les lésions du foie sont souvent déjà avancées.
Un appel urgent au dépistage et à la vaccination
Face à ce constat, le PNLH plaide pour une prise de conscience nationale et une intégration renforcée de la lutte contre l'hépatite dans les politiques prioritaires de santé publique. Les autorités sanitaires insistent sur l'urgence d'intensifier :
La vaccination systématique et les campagnes de sensibilisation.
Le dépistage précoce, seul moyen d'identifier les porteurs sains et d'engager un suivi médical avant la survenue de complications mortelles.
L'accès équitable aux traitements antiviraux.
Dans un entretien accordé à l'APS, le Professeur Bamba Kane a révélé des données statistiques préoccupantes qui illustrent l'ampleur de la circulation virale dans le pays :
Hépatite B (VHB) : 85 % des Sénégalais présentent des marqueurs indiquant un contact antérieur avec le virus. Entre 5,7 % et 10 % de la population sont des porteurs chroniques.
Hépatite C (VHC) : Près de 2 % de la population vivent avec une forme chronique.
Le spécialiste rappelle que l'hépatite B constitue la première cause de cancer primitif du foie chez l’homme au Sénégal. En l'absence de traitement précoce, elle évolue fréquemment vers des lésions hépatiques irréversibles, une cirrhose ou un carcinome.
Modes de transmission et symptômes d'une maladie « silencieuse »
Parmi les différents virus identifiés (de A à E) :
Les hépatites A et E se transmettent par l'eau ou les aliments contaminés et guérissent généralement sans chronicité.
Les hépatites B, C et D (cette dernière n'affectant que les porteurs du VHB) présentent les risques les plus graves. Elles se transmettent de la mère à l'enfant à l'accouchement, par voie sanguine (matériel médical souillé, transfusions) ou sexuelle.
La principale difficulté réside dans le caractère asymptomatique de la maladie, qui peut couver pendant plusieurs années. Lorsque les symptômes surviennent (fatigue intense, perte d'appétit, nausées, jaunisse/ictère), les lésions du foie sont souvent déjà avancées.
Un appel urgent au dépistage et à la vaccination
Face à ce constat, le PNLH plaide pour une prise de conscience nationale et une intégration renforcée de la lutte contre l'hépatite dans les politiques prioritaires de santé publique. Les autorités sanitaires insistent sur l'urgence d'intensifier :
La vaccination systématique et les campagnes de sensibilisation.
Le dépistage précoce, seul moyen d'identifier les porteurs sains et d'engager un suivi médical avant la survenue de complications mortelles.
L'accès équitable aux traitements antiviraux.

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