Le ministre de la Communication au micro de RFI
En exclusivité au micro de Polycarpe Essomba, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a annoncé le retour imminent de Paul Biya dans son pays, sans toutefois donner davantage de précisions. Il a affirmé que le président était en vie et qu'il n'existait aucune vacance du pouvoir.
Répondant aux spéculations de l'opposition qui réclame la constatation d'une vacance présidentielle, le ministre a estimé que ces figures politiques devraient adopter une lecture plus rigoureuse et plus objective de la Loi fondamentale, plutôt qu'une interprétation qu'il juge manifestement biaisée. Il a rappelé que le Conseil constitutionnel ne s'était pas prononcé pour déclarer une vacance du pouvoir, insistant sur le fait que le président Paul Biya était vivant et n'avait pas démissionné. Sans pouvoir préciser de date de retour, le ministre a assuré que celui-ci interviendrait très bientôt.
Un départ présenté comme un court séjour, prolongé pendant des semaines
Paul Biya, 93 ans, avait quitté Yaoundé le 7 juin 2026 avec son épouse pour ce qui avait été présenté comme un court séjour privé en Europe. Selon des informations de Jeune Afrique, le président se serait rendu en Suisse pour y recevoir des soins dans une clinique privée de Genève, après un malaise survenu lors de la fête nationale du 20 mai. Une partie de sa famille se trouverait également sur place.
Face à cette absence prolongée, l'opposition s'est mobilisée : le député Jean-Michel Nintcheu a appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir, une position partagée par plusieurs juristes camerounais. Le Social Democratic Front a de son côté estimé que le pays fonctionnait en pilotage automatique. La Constitution camerounaise ne fixe toutefois aucune limite de temps aux séjours du président à l'étranger : la vacance n'est ouverte qu'en cas de décès, de démission ou d'empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel.
Pour la première fois depuis le départ de Paul Biya il y a près de deux mois, le gouvernement camerounais s'est exprimé, annonçant un retour imminent du président et écartant toute vacance du pouvoir. L'opposition continue de réclamer une clarification institutionnelle, dans un contexte où la Constitution ne prévoit pas de délai limitant l'absence présidentielle.
En exclusivité au micro de Polycarpe Essomba, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a annoncé le retour imminent de Paul Biya dans son pays, sans toutefois donner davantage de précisions. Il a affirmé que le président était en vie et qu'il n'existait aucune vacance du pouvoir.
Répondant aux spéculations de l'opposition qui réclame la constatation d'une vacance présidentielle, le ministre a estimé que ces figures politiques devraient adopter une lecture plus rigoureuse et plus objective de la Loi fondamentale, plutôt qu'une interprétation qu'il juge manifestement biaisée. Il a rappelé que le Conseil constitutionnel ne s'était pas prononcé pour déclarer une vacance du pouvoir, insistant sur le fait que le président Paul Biya était vivant et n'avait pas démissionné. Sans pouvoir préciser de date de retour, le ministre a assuré que celui-ci interviendrait très bientôt.
Un départ présenté comme un court séjour, prolongé pendant des semaines
Paul Biya, 93 ans, avait quitté Yaoundé le 7 juin 2026 avec son épouse pour ce qui avait été présenté comme un court séjour privé en Europe. Selon des informations de Jeune Afrique, le président se serait rendu en Suisse pour y recevoir des soins dans une clinique privée de Genève, après un malaise survenu lors de la fête nationale du 20 mai. Une partie de sa famille se trouverait également sur place.
Face à cette absence prolongée, l'opposition s'est mobilisée : le député Jean-Michel Nintcheu a appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir, une position partagée par plusieurs juristes camerounais. Le Social Democratic Front a de son côté estimé que le pays fonctionnait en pilotage automatique. La Constitution camerounaise ne fixe toutefois aucune limite de temps aux séjours du président à l'étranger : la vacance n'est ouverte qu'en cas de décès, de démission ou d'empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel.
Pour la première fois depuis le départ de Paul Biya il y a près de deux mois, le gouvernement camerounais s'est exprimé, annonçant un retour imminent du président et écartant toute vacance du pouvoir. L'opposition continue de réclamer une clarification institutionnelle, dans un contexte où la Constitution ne prévoit pas de délai limitant l'absence présidentielle.

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