L'expert appelle à adapter la législation pour y intégrer l'ensemble des contenus produits sur les nouvelles plateformes digitales et les nouveaux médias.
Intégration des médias en ligne, podcasts et productions numériques natives
Pour Adama Aly Pam, l'actualisation du cadre juridique doit aller au-delà de la simple extension du dépôt légal aux chaînes de télévision et radios privées. Le nouveau dispositif d'archivage national doit capturer la diversité du paysage numérique contemporain.
Il suggère d'englober formellement plusieurs catégories de contenus aujourd'hui hors du champ traditionnel de la collecte institutionnelle :
Presse audiovisuelle en ligne et podcasts ;
Producteurs audiovisuels indépendants et plateformes sénégalaises de diffusion ;
Productions numériques natives et contenus audiovisuels institutionnels publiés exclusivement sur Internet.
Toutefois, l'archiviste paléographe précise que cette refonte doit reposer sur un tri rigoureux :
« L’objectif ne doit surtout pas être que chaque média remette tout ce qu’il produit, sous n’importe quelle forme. Il faut définir scientifiquement ce qui doit être conservé, sous quel format, avec quelles métadonnées et par quelle institution. »
Rupture dans les versements publics et clarification de la propriété intellectuelle
Revenant sur le cadre législatif actuel — qui s'appuie sur la loi sur le dépôt légal de 1976 et la loi archivistique de 2006 —, le Chef archiviste de l'UNESCO a mis en lumière un fossé persistant entre les obligations juridiques et la réalité pratique des administrations.
Adama Aly Pam a rappelé une situation critique pour la mémoire d'État : ni la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), ni la Direction de la Cinématographie n'ont effectué de versements réguliers d'archives auprès de la Direction des Archives du Sénégal (DAS). Il a appuyé son propos en citant le constat dressé par le Premier ministre lors de sa Déclaration de Politique Générale (DPG), rappelant que les Archives nationales n'ont plus reçu de versement systématique des administrations publiques depuis 1985.
Enfin, l'expert a alerté sur la dimension juridique et les droits d'auteur dans le processus de sauvegarde. Il invite le législateur à clarifier scrupuleusement les questions relatives aux droits patrimoniaux et moraux des œuvres conservées, soulignant qu’« on peut conserver des documents sans pour autant en détenir les droits d'exploitation ou d'usage public ».
Intégration des médias en ligne, podcasts et productions numériques natives
Pour Adama Aly Pam, l'actualisation du cadre juridique doit aller au-delà de la simple extension du dépôt légal aux chaînes de télévision et radios privées. Le nouveau dispositif d'archivage national doit capturer la diversité du paysage numérique contemporain.
Il suggère d'englober formellement plusieurs catégories de contenus aujourd'hui hors du champ traditionnel de la collecte institutionnelle :
Presse audiovisuelle en ligne et podcasts ;
Producteurs audiovisuels indépendants et plateformes sénégalaises de diffusion ;
Productions numériques natives et contenus audiovisuels institutionnels publiés exclusivement sur Internet.
Toutefois, l'archiviste paléographe précise que cette refonte doit reposer sur un tri rigoureux :
« L’objectif ne doit surtout pas être que chaque média remette tout ce qu’il produit, sous n’importe quelle forme. Il faut définir scientifiquement ce qui doit être conservé, sous quel format, avec quelles métadonnées et par quelle institution. »
Rupture dans les versements publics et clarification de la propriété intellectuelle
Revenant sur le cadre législatif actuel — qui s'appuie sur la loi sur le dépôt légal de 1976 et la loi archivistique de 2006 —, le Chef archiviste de l'UNESCO a mis en lumière un fossé persistant entre les obligations juridiques et la réalité pratique des administrations.
Adama Aly Pam a rappelé une situation critique pour la mémoire d'État : ni la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), ni la Direction de la Cinématographie n'ont effectué de versements réguliers d'archives auprès de la Direction des Archives du Sénégal (DAS). Il a appuyé son propos en citant le constat dressé par le Premier ministre lors de sa Déclaration de Politique Générale (DPG), rappelant que les Archives nationales n'ont plus reçu de versement systématique des administrations publiques depuis 1985.
Enfin, l'expert a alerté sur la dimension juridique et les droits d'auteur dans le processus de sauvegarde. Il invite le législateur à clarifier scrupuleusement les questions relatives aux droits patrimoniaux et moraux des œuvres conservées, soulignant qu’« on peut conserver des documents sans pour autant en détenir les droits d'exploitation ou d'usage public ».
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