Une opération militaire aérienne menée dans le nord-est du Nigeria a viré au drame samedi 11 avril, lorsqu’un marché local a été touché dans le village de Jilli, dans l’État de Yobe. Les frappes, menées par l’armée de l’air nigériane dans le cadre d’une opération contre des groupes djihadistes, ont causé la mort de dizaines de personnes, dont de nombreux civils.
Selon un rapport de sécurité consulté par l’AFP et préparé pour les Nations unies, au moins 56 personnes ont été tuées et 14 autres blessées lors de l’attaque, qui aurait impliqué plusieurs avions de chasse. D’autres sources font toutefois état de bilans bien plus lourds : Amnesty International évoque plus de 100 morts, tandis que des responsables locaux parlent jusqu’à environ 200 victimes entre morts et blessés.
Les habitants et des organisations de défense des droits humains décrivent une scène de chaos, alors que des personnes faisaient leurs courses au marché au moment des frappes. Plusieurs blessés ont été transférés vers des hôpitaux des villes de Geidam et Maiduguri pour y être pris en charge.
Dans un communiqué publié dimanche, l’armée de l’air nigériane a confirmé avoir mené une frappe dans la zone de Jilli, sans toutefois communiquer de bilan humain. Elle affirme avoir ciblé une enclave terroriste et un centre logistique utilisés par des combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), dans une zone qu’elle considère comme un corridor de déplacement des groupes armés.
Les autorités militaires ont annoncé l’ouverture d’une enquête et l’envoi d’une équipe sur place afin de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque. Ce type d’incident n’est pas inédit dans le pays : les opérations militaires contre les groupes djihadistes et les bandes criminelles ont déjà causé par le passé des pertes civiles, suivies d’enquêtes aux conclusions souvent limitées.
Le nord-est du Nigeria est le théâtre depuis 2009 d’une insurrection djihadiste qui a fait plus de 40 000 morts et déplacé environ deux millions de personnes, alimentée notamment par Boko Haram et des factions dissidentes comme ISWAP.
Selon un rapport de sécurité consulté par l’AFP et préparé pour les Nations unies, au moins 56 personnes ont été tuées et 14 autres blessées lors de l’attaque, qui aurait impliqué plusieurs avions de chasse. D’autres sources font toutefois état de bilans bien plus lourds : Amnesty International évoque plus de 100 morts, tandis que des responsables locaux parlent jusqu’à environ 200 victimes entre morts et blessés.
Les habitants et des organisations de défense des droits humains décrivent une scène de chaos, alors que des personnes faisaient leurs courses au marché au moment des frappes. Plusieurs blessés ont été transférés vers des hôpitaux des villes de Geidam et Maiduguri pour y être pris en charge.
Dans un communiqué publié dimanche, l’armée de l’air nigériane a confirmé avoir mené une frappe dans la zone de Jilli, sans toutefois communiquer de bilan humain. Elle affirme avoir ciblé une enclave terroriste et un centre logistique utilisés par des combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), dans une zone qu’elle considère comme un corridor de déplacement des groupes armés.
Les autorités militaires ont annoncé l’ouverture d’une enquête et l’envoi d’une équipe sur place afin de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque. Ce type d’incident n’est pas inédit dans le pays : les opérations militaires contre les groupes djihadistes et les bandes criminelles ont déjà causé par le passé des pertes civiles, suivies d’enquêtes aux conclusions souvent limitées.
Le nord-est du Nigeria est le théâtre depuis 2009 d’une insurrection djihadiste qui a fait plus de 40 000 morts et déplacé environ deux millions de personnes, alimentée notamment par Boko Haram et des factions dissidentes comme ISWAP.


