L'affaire, qui remonte à janvier 2022 dans le quartier Médine, a éclaté lorsque la mère de la victime a découvert la grossesse de sept mois de sa fille lors d'une consultation médicale pour une simple fatigue. L'enquête a révélé un mode opératoire atroce : le sexagénaire profitait du moment où l'adolescente lui apportait son repas quotidien pour l'enfermer et abuser d'elle sous la menace d'un couteau. Pour garantir son silence, l'agresseur lui remettait systématiquement la somme dérisoire de 500 FCFA après chaque acte.
À la barre, l'accusé a adopté une posture qui a révolté l'assistance. S'il reconnaît être le père de l'enfant né de ces viols, il a tenté de plaider des rapports « consentis », allant jusqu'à insulter la moralité de la victime malgré son jeune âge. Ces allégations ont été fermement démenties par le certificat médical et le témoignage constant de la jeune fille, qui a réitéré avoir agi sous la contrainte d'une arme blanche. La mère de la victime, brisée, a rappelé qu'elle considérait l'accusé comme un membre de sa famille, lui offrant le couvert chaque jour par pure solidarité.
Le Procureur de la République a fustigé dans son réquisitoire la « noirceur d'âme » d'un homme qui a transformé un acte de générosité en un piège traumatique pour une enfant. Outre les 20 ans de prison ferme demandés par le parquet, la partie civile réclame 2 millions de FCFA de dommages et intérêts pour couvrir les soins et l'éducation de l'enfant issu de ce crime. Le délibéré, très attendu par les organisations de protection de l'enfance, a été fixé au 20 mars prochain.
À la barre, l'accusé a adopté une posture qui a révolté l'assistance. S'il reconnaît être le père de l'enfant né de ces viols, il a tenté de plaider des rapports « consentis », allant jusqu'à insulter la moralité de la victime malgré son jeune âge. Ces allégations ont été fermement démenties par le certificat médical et le témoignage constant de la jeune fille, qui a réitéré avoir agi sous la contrainte d'une arme blanche. La mère de la victime, brisée, a rappelé qu'elle considérait l'accusé comme un membre de sa famille, lui offrant le couvert chaque jour par pure solidarité.
Le Procureur de la République a fustigé dans son réquisitoire la « noirceur d'âme » d'un homme qui a transformé un acte de générosité en un piège traumatique pour une enfant. Outre les 20 ans de prison ferme demandés par le parquet, la partie civile réclame 2 millions de FCFA de dommages et intérêts pour couvrir les soins et l'éducation de l'enfant issu de ce crime. Le délibéré, très attendu par les organisations de protection de l'enfance, a été fixé au 20 mars prochain.


