Après six mois de conflit, la République islamique d'Iran reste profondément divisée sur la conduite à tenir face aux États-Unis, alors que son arbitre suprême, le Guide Mojtaba Khamenei, demeure hors de vue depuis le début de la guerre.
D'un côté, des pragmatiques et technocrates emmenés par le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi plaident pour un accord définitif, invoquant une économie exsangue, un blocus naval américain épuisant et des infrastructures endommagées. Ce camp estime que la fenêtre pour négocier en position de force se referme progressivement.
De l'autre côté, une faction ultraconservatrice, proche du mouvement Paydari et d'une partie du commandement des Gardiens de la révolution, juge au contraire que l'Iran a démontré sa capacité à résister six mois de guerre sans effondrement de ses institutions, et qu'une prolongation du conflit pourrait accroître le coût politique et économique supporté par les États-Unis. Cette rivalité inhabituellement publique au sein du pouvoir théocratique reflète autant une lutte d'influence sur l'issue de la guerre qu'une compétition pour le contrôle de l'Iran de l'après-guerre, dans un contexte d'incertitude inédite autour de la succession du Guide suprême.
D'un côté, des pragmatiques et technocrates emmenés par le président Massoud Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi plaident pour un accord définitif, invoquant une économie exsangue, un blocus naval américain épuisant et des infrastructures endommagées. Ce camp estime que la fenêtre pour négocier en position de force se referme progressivement.
De l'autre côté, une faction ultraconservatrice, proche du mouvement Paydari et d'une partie du commandement des Gardiens de la révolution, juge au contraire que l'Iran a démontré sa capacité à résister six mois de guerre sans effondrement de ses institutions, et qu'une prolongation du conflit pourrait accroître le coût politique et économique supporté par les États-Unis. Cette rivalité inhabituellement publique au sein du pouvoir théocratique reflète autant une lutte d'influence sur l'issue de la guerre qu'une compétition pour le contrôle de l'Iran de l'après-guerre, dans un contexte d'incertitude inédite autour de la succession du Guide suprême.

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