Dans une déclaration officielle, la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, a exprimé sa satisfaction face à cette évolution institutionnelle. Après avoir occupé la fonction de deuxième vice-président, le Sénégal bénéficie désormais d'une influence accrue. Selon la ministre, cette promotion reflète la confiance renouvelée des États membres et vient conforter l’engagement du pays en faveur d’une gouvernance maritime africaine plus intégrée, plus solidaire et résolument ambitieuse.
La rencontre de Banjul a également été le théâtre d'une transition majeure à la tête de l’organisation. La République démocratique du Congo, qui achevait un mandat de deux ans, a officiellement passé le relais à la Gambie. Ce passage de témoin entre Kinshasa et Banjul s'est déroulé dans un esprit de continuité institutionnelle, le Sénégal se positionnant désormais comme le principal appui de la nouvelle présidence gambienne au sein du bureau exécutif.
Au-delà des remaniements du bureau, l'événement a servi de tribune pour saluer l'excellence des relations régionales. La ministre sénégalaise a tenu à remercier chaleureusement les autorités gambiennes pour la qualité de l’accueil ainsi que le secrétariat général de l’OMAOC pour la tenue exemplaire des travaux. Cette dynamique de coopération est jugée essentielle pour relever les défis complexes liés à la gestion des eaux territoriales africaines.
Une autre annonce majeure a retenu l’attention des délégations : le Sénégal accueillera la prochaine Assemblée générale de l’organisation dans deux ans. Conformément aux textes de l’OMAOC, Dakar deviendra le centre névralgique de la diplomatie maritime du continent. Le gouvernement sénégalais entend transformer ce futur rendez-vous en un levier diplomatique et économique puissant, capable d'orienter durablement la reconfiguration des enjeux maritimes en Afrique.
Pour Dr Fatou Diouf, cette impulsion collective doit servir un dessein plus large, celui de bâtir un espace maritime moderne, sécurisé et durable. Elle a insisté sur le rôle structurant des mers dans le processus d’intégration régionale, rappelant que l’économie bleue possède un potentiel immense pour la création d’opportunités en faveur de la jeunesse et pour la prospérité partagée à l’échelle du continent africain.


