Une initiative portée avec le Danemark
D'après Giorgia Meloni, l'Italie a porté ce texte conjointement avec le Danemark, réclamant une action commune pour renforcer les frontières extérieures de l'Union, lutter contre l'immigration irrégulière et les réseaux de passeurs, rendre les retours plus efficaces et supprimer tout facteur susceptible d'encourager de nouvelles entrées illégales. La dirigeante italienne a estimé que la ligne défendue de longue date par son pays était désormais partagée par un nombre croissant de nations européennes, rappelant que la défense des frontières extérieures de l'Union relevait selon elle d'une responsabilité collective plutôt que du seul intérêt d'un État.
Le texte, adressé au président du Conseil européen Antonio Costa, à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen ainsi qu'à la présidence irlandaise du Conseil de l'UE, réclame la convocation en urgence d'une vidéoconférence extraordinaire des ministres de l'Intérieur afin d'évaluer la situation et de définir une réponse coordonnée.
Vingt-deux signataires, mais ni l'Espagne ni la France
Portée à l'initiative de Giorgia Meloni et de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, la lettre a été signée par 22 des 27 États membres de l'UE, parmi lesquels l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique, la Grèce, la Pologne, la Suède ou la Finlande. L'Espagne, directement concernée par la crise, n'y figure pas, pas plus que la France, le Portugal ou le Luxembourg.
Le texte met en garde contre le risque de voir se répandre l'idée qu'une entrée illégale sur le territoire de l'Union pourrait déboucher sur un séjour légal, une perception qui, selon ses signataires, encouragerait de nouvelles tentatives et fragiliserait la confiance dans la politique migratoire commune.
Une initiative qui tend un peu plus les relations avec Madrid
Cette démarche multilatérale s'ajoute à une décision bilatérale plus tranchée de Rome : l'Italie avait déjà suspendu temporairement l'accord de libre circulation Schengen avec l'Espagne, ce qui avait conduit Madrid à convoquer l'ambassadeur italien en signe de protestation.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a pour sa part dénoncé samedi, dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, une réaction asymétrique de la part de certains États membres. Il a reconnu que la plupart des pays européens avaient exprimé leur soutien et proposé leur aide, mais a reproché à d'autres d'avoir choisi d'attaquer l'Espagne et de réclamer son exclusion temporaire de l'espace Schengen, une allusion à peine voilée à l'initiative italienne.
Ce qu'il faut retenir
Vingt-deux pays de l'UE, à l'initiative de l'Italie et du Danemark, demandent une réponse commune et une réunion d'urgence des ministres de l'Intérieur après la crise de Ceuta. L'Espagne et la France ne font pas partie des signataires. Le Premier ministre espagnol dénonce de son côté une réaction jugée asymétrique de certains partenaires européens, dans un contexte déjà tendu par la suspension par l'Italie de l'accord Schengen avec l'Espagne.
D'après Giorgia Meloni, l'Italie a porté ce texte conjointement avec le Danemark, réclamant une action commune pour renforcer les frontières extérieures de l'Union, lutter contre l'immigration irrégulière et les réseaux de passeurs, rendre les retours plus efficaces et supprimer tout facteur susceptible d'encourager de nouvelles entrées illégales. La dirigeante italienne a estimé que la ligne défendue de longue date par son pays était désormais partagée par un nombre croissant de nations européennes, rappelant que la défense des frontières extérieures de l'Union relevait selon elle d'une responsabilité collective plutôt que du seul intérêt d'un État.
Le texte, adressé au président du Conseil européen Antonio Costa, à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen ainsi qu'à la présidence irlandaise du Conseil de l'UE, réclame la convocation en urgence d'une vidéoconférence extraordinaire des ministres de l'Intérieur afin d'évaluer la situation et de définir une réponse coordonnée.
Vingt-deux signataires, mais ni l'Espagne ni la France
Portée à l'initiative de Giorgia Meloni et de la Première ministre danoise Mette Frederiksen, la lettre a été signée par 22 des 27 États membres de l'UE, parmi lesquels l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche, la Belgique, la Grèce, la Pologne, la Suède ou la Finlande. L'Espagne, directement concernée par la crise, n'y figure pas, pas plus que la France, le Portugal ou le Luxembourg.
Le texte met en garde contre le risque de voir se répandre l'idée qu'une entrée illégale sur le territoire de l'Union pourrait déboucher sur un séjour légal, une perception qui, selon ses signataires, encouragerait de nouvelles tentatives et fragiliserait la confiance dans la politique migratoire commune.
Une initiative qui tend un peu plus les relations avec Madrid
Cette démarche multilatérale s'ajoute à une décision bilatérale plus tranchée de Rome : l'Italie avait déjà suspendu temporairement l'accord de libre circulation Schengen avec l'Espagne, ce qui avait conduit Madrid à convoquer l'ambassadeur italien en signe de protestation.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a pour sa part dénoncé samedi, dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, une réaction asymétrique de la part de certains États membres. Il a reconnu que la plupart des pays européens avaient exprimé leur soutien et proposé leur aide, mais a reproché à d'autres d'avoir choisi d'attaquer l'Espagne et de réclamer son exclusion temporaire de l'espace Schengen, une allusion à peine voilée à l'initiative italienne.
Ce qu'il faut retenir
Vingt-deux pays de l'UE, à l'initiative de l'Italie et du Danemark, demandent une réponse commune et une réunion d'urgence des ministres de l'Intérieur après la crise de Ceuta. L'Espagne et la France ne font pas partie des signataires. Le Premier ministre espagnol dénonce de son côté une réaction jugée asymétrique de certains partenaires européens, dans un contexte déjà tendu par la suspension par l'Italie de l'accord Schengen avec l'Espagne.

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