Le Moyen-Orient sous le signe du compromis minimal
La guerre au Moyen-Orient a dominé les échanges, marqués par la présence remarquée mais brève du secrétaire d'État américain, Marco Rubio. Si ce dernier a profité de son passage pour prédire une fin des opérations militaires en Iran d'ici deux semaines, ses homologues n'ont pas emboîté le pas dans le texte officiel. La déclaration finale se borne à appeler à la protection des populations civiles et à exiger le rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.
Le ministre français Jean-Noël Barrot a tenté de positiver en soulignant une « mobilisation exceptionnelle », mais les faits sont là : aucune avancée concrète sur les négociations avec Téhéran n'a été actée. Seul un accord de principe pour une future rencontre avec les pays du Golfe permet de maintenir un semblant de dynamique diplomatique.
L'Ukraine, la grande oubliée du communiqué
Le silence le plus assourdissant concerne l'Ukraine. Alors que Kiev et ses soutiens européens s'inquiètent des velléités de Donald Trump d'imposer un plan de paix défavorable, le sujet a été évincé du document final. Ce choix, porté par la présidence française du G7, semble dicté par une volonté de ne pas froisser l'administration américaine actuelle à l'approche du sommet des chefs d'État prévu à Évian en juin prochain.
En évitant de graver dans le marbre des engagements que Washington pourrait désavouer, Paris et ses partenaires européens font le pari de la discrétion. Cependant, cette prudence laisse les alliés de l'Ukraine dans une incertitude totale, à un moment où la pression militaire russe ne faiblit pas. Le rendez-vous d'Évian s'annonce d'ores et déjà comme celui de la dernière chance pour accorder les violons des grandes puissances occidentales.
La guerre au Moyen-Orient a dominé les échanges, marqués par la présence remarquée mais brève du secrétaire d'État américain, Marco Rubio. Si ce dernier a profité de son passage pour prédire une fin des opérations militaires en Iran d'ici deux semaines, ses homologues n'ont pas emboîté le pas dans le texte officiel. La déclaration finale se borne à appeler à la protection des populations civiles et à exiger le rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.
Le ministre français Jean-Noël Barrot a tenté de positiver en soulignant une « mobilisation exceptionnelle », mais les faits sont là : aucune avancée concrète sur les négociations avec Téhéran n'a été actée. Seul un accord de principe pour une future rencontre avec les pays du Golfe permet de maintenir un semblant de dynamique diplomatique.
L'Ukraine, la grande oubliée du communiqué
Le silence le plus assourdissant concerne l'Ukraine. Alors que Kiev et ses soutiens européens s'inquiètent des velléités de Donald Trump d'imposer un plan de paix défavorable, le sujet a été évincé du document final. Ce choix, porté par la présidence française du G7, semble dicté par une volonté de ne pas froisser l'administration américaine actuelle à l'approche du sommet des chefs d'État prévu à Évian en juin prochain.
En évitant de graver dans le marbre des engagements que Washington pourrait désavouer, Paris et ses partenaires européens font le pari de la discrétion. Cependant, cette prudence laisse les alliés de l'Ukraine dans une incertitude totale, à un moment où la pression militaire russe ne faiblit pas. Le rendez-vous d'Évian s'annonce d'ores et déjà comme celui de la dernière chance pour accorder les violons des grandes puissances occidentales.


