Emmanuel Macron s’est exprimé à l’issue d’un conseil de sécurité à l’Élysée, en présence du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et du garde des Sceaux, Gérald Darmanin. « La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestations dans les jours à venir », a déclaré le président, au nom du retour au calme dans le pays.
Cette annonce intervient moins d’une semaine après les violences du 17 octobre, marquées par des pillages et des affrontements dans plusieurs villes. Le gouvernement affiche désormais sa « détermination totale ». Selon la nouvelle ligne, les rassemblements demandés par des personnes « qui n’ont aucune légitimité pour le faire » seront interdits « partout où on le peut », en accord avec les préfets. Lycéens, étudiants et gilets jaunes ne pourront donc pas organiser de cortège samedi 24 octobre.
Les syndicats, eux, ne sont pas visés par l’interdiction. Leurs demandes seront examinées par les préfets, qui leur proposeront toutefois des « tracés alternatifs » afin de protéger les centres-villes, les commerces et les bâtiments publics. Seules les manifestations organisées à l’initiative des organisations syndicales sont autorisées ce samedi.
Les interdictions se multiplient déjà dans le pays. Des mesures partielles ou totales ont été prises à Paris, Marseille, Lyon, Nice, Orléans, Rouen et Toulon. À Paris, plusieurs secteurs sont soumis à une interdiction de tout rassemblement non autorisé. La justice a toutefois annulé la suspension d’un rassemblement prévu jeudi dans la capitale.
Ces mesures suscitent aussi des critiques. Un recours a été déposé devant le Conseil d’État contre les propos du président, ainsi que contre la suspension des transports à Marseille. À Orléans, des dizaines de milliers d’opposants au Rassemblement national sont attendus samedi, ce qui promet un test pour l’application de cette nouvelle doctrine.
Le gouvernement doit maintenant concilier le maintien de l’ordre avec le respect du droit de manifester, au moment où la contestation sociale, centrée sur le coût de la vie, reste très vive.
Cette annonce intervient moins d’une semaine après les violences du 17 octobre, marquées par des pillages et des affrontements dans plusieurs villes. Le gouvernement affiche désormais sa « détermination totale ». Selon la nouvelle ligne, les rassemblements demandés par des personnes « qui n’ont aucune légitimité pour le faire » seront interdits « partout où on le peut », en accord avec les préfets. Lycéens, étudiants et gilets jaunes ne pourront donc pas organiser de cortège samedi 24 octobre.
Les syndicats, eux, ne sont pas visés par l’interdiction. Leurs demandes seront examinées par les préfets, qui leur proposeront toutefois des « tracés alternatifs » afin de protéger les centres-villes, les commerces et les bâtiments publics. Seules les manifestations organisées à l’initiative des organisations syndicales sont autorisées ce samedi.
Les interdictions se multiplient déjà dans le pays. Des mesures partielles ou totales ont été prises à Paris, Marseille, Lyon, Nice, Orléans, Rouen et Toulon. À Paris, plusieurs secteurs sont soumis à une interdiction de tout rassemblement non autorisé. La justice a toutefois annulé la suspension d’un rassemblement prévu jeudi dans la capitale.
Ces mesures suscitent aussi des critiques. Un recours a été déposé devant le Conseil d’État contre les propos du président, ainsi que contre la suspension des transports à Marseille. À Orléans, des dizaines de milliers d’opposants au Rassemblement national sont attendus samedi, ce qui promet un test pour l’application de cette nouvelle doctrine.
Le gouvernement doit maintenant concilier le maintien de l’ordre avec le respect du droit de manifester, au moment où la contestation sociale, centrée sur le coût de la vie, reste très vive.
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