De l'appel téléphonique à la rencontre en personne
La dynamique de rapprochement s'est enclenchée dès le samedi 2 mai avec un entretien téléphonique entre les deux dirigeants, suivi de cette rencontre à Erevan et d'une visite annoncée de Fico à Kiev. Robert Fico a confirmé lors de cet échange le soutien de la Slovaquie à l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. « Nous voulons que l'Ukraine, notre voisin, soit un pays stable et démocratique », a-t-il déclaré, exprimant sa volonté de « relations amicales entre la Slovaquie et l'Ukraine ».
De son côté, Zelensky a salué cette évolution et insisté sur la nécessité de liens solides entre les deux pays. « Nous avons besoin de relations solides entre nos pays et nous y sommes tous deux favorables », a-t-il affirmé, évoquant la possibilité d'une rencontre en personne dans un avenir proche, après avoir accepté une invitation à se rendre à Bratislava.
Un tournant après des mois de tensions
Ce rapprochement est d'autant plus remarquable que Robert Fico avait longtemps affiché des positions proches de Moscou et hostiles à Kiev. Il avait notamment bloqué, aux côtés de la Hongrie, un prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine, sur fond de différend autour de l'oléoduc Droujba, qui achemine du pétrole russe vers la Slovaquie et la Hongrie via le territoire ukrainien.
L'isolement de Fico après la chute d'Orban
L'évolution de sa position s'explique en partie par un contexte politique européen transformé. Son principal allié, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a été battu aux élections il y a trois semaines, laissant Fico plus isolé sur la scène européenne. Dans ce nouveau rapport de forces, le dirigeant slovaque semble adopter une approche plus pragmatique vis-à-vis de Kiev.
Fico à Moscou le 9 mai
Ce rapprochement avec l'Ukraine n'empêche pas Robert Fico de maintenir d'autres engagements diplomatiques. Il doit se rendre à Moscou le 9 mai prochain pour assister aux commémorations de la victoire soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale, une posture qui illustre l'ambiguïté persistante de sa diplomatie.
La dynamique de rapprochement s'est enclenchée dès le samedi 2 mai avec un entretien téléphonique entre les deux dirigeants, suivi de cette rencontre à Erevan et d'une visite annoncée de Fico à Kiev. Robert Fico a confirmé lors de cet échange le soutien de la Slovaquie à l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. « Nous voulons que l'Ukraine, notre voisin, soit un pays stable et démocratique », a-t-il déclaré, exprimant sa volonté de « relations amicales entre la Slovaquie et l'Ukraine ».
De son côté, Zelensky a salué cette évolution et insisté sur la nécessité de liens solides entre les deux pays. « Nous avons besoin de relations solides entre nos pays et nous y sommes tous deux favorables », a-t-il affirmé, évoquant la possibilité d'une rencontre en personne dans un avenir proche, après avoir accepté une invitation à se rendre à Bratislava.
Un tournant après des mois de tensions
Ce rapprochement est d'autant plus remarquable que Robert Fico avait longtemps affiché des positions proches de Moscou et hostiles à Kiev. Il avait notamment bloqué, aux côtés de la Hongrie, un prêt européen de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine, sur fond de différend autour de l'oléoduc Droujba, qui achemine du pétrole russe vers la Slovaquie et la Hongrie via le territoire ukrainien.
L'isolement de Fico après la chute d'Orban
L'évolution de sa position s'explique en partie par un contexte politique européen transformé. Son principal allié, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, a été battu aux élections il y a trois semaines, laissant Fico plus isolé sur la scène européenne. Dans ce nouveau rapport de forces, le dirigeant slovaque semble adopter une approche plus pragmatique vis-à-vis de Kiev.
Fico à Moscou le 9 mai
Ce rapprochement avec l'Ukraine n'empêche pas Robert Fico de maintenir d'autres engagements diplomatiques. Il doit se rendre à Moscou le 9 mai prochain pour assister aux commémorations de la victoire soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale, une posture qui illustre l'ambiguïté persistante de sa diplomatie.


