Un "cirque" aéronautique dénoncé par les experts
L'histoire semblait trop belle pour être vraie. Mamadou Sow, un maçon de 57 ans sans formation aéronautique, prétendait avoir construit et piloté un hélicoptère artisanal capable d'atteindre 200 km/h. Pourtant, dépêchés sur les lieux, les inspecteurs de l'Armée de l'Air sénégalaise ont crié à l'imposture. L'engin, une structure métallique bricolée avec un moteur de Renault 9, n'a en réalité jamais quitté son enclos à moutons.
Les techniciens sont formels : l'absence de circuit hydraulique, élément vital pour le pilotage, rend tout décollage impossible. Ce que les spectateurs ont pris pour un exploit était en réalité un "cirque" visuel où seule la vibration de la ferraille simulait une activité. Le rapport adressé au Chef de l'État dénonce une mise en scène exagérée qui a failli tromper jusqu'à des experts internationaux de Renault et de l'école aéronautique de Toulouse.
Un montage vidéo venu de Hongrie
Le pot aux roses a été découvert en analysant les vidéos virales qui créditaient la ruse. Le Témoin révèle que les images de l'hélicoptère en plein vol ne sont pas celles de l'engin de Tambacounda, mais celles d'un véritable hélicoptère ultraléger, le HC-01, conçu par la société Hungaro Copter en Hongrie. Un montage vidéo grotesque a suffi à faire croire que la maquette jaune de Mamadou Sow effectuait des manœuvres complexes.
Si certains diplomates réclament aujourd'hui des sanctions pour cette farce de mauvais goût, l'affaire souligne surtout la vulnérabilité face aux "fake news". Même des chaînes de télévision sérieuses sont tombées dans le panneau, offrant une tribune inespérée à cet "ingénieur" autodidacte qui, s'il possède une passion réelle pour l'aviation, a surtout réussi l'exploit de tromper l'opinion internationale.
L'histoire semblait trop belle pour être vraie. Mamadou Sow, un maçon de 57 ans sans formation aéronautique, prétendait avoir construit et piloté un hélicoptère artisanal capable d'atteindre 200 km/h. Pourtant, dépêchés sur les lieux, les inspecteurs de l'Armée de l'Air sénégalaise ont crié à l'imposture. L'engin, une structure métallique bricolée avec un moteur de Renault 9, n'a en réalité jamais quitté son enclos à moutons.
Les techniciens sont formels : l'absence de circuit hydraulique, élément vital pour le pilotage, rend tout décollage impossible. Ce que les spectateurs ont pris pour un exploit était en réalité un "cirque" visuel où seule la vibration de la ferraille simulait une activité. Le rapport adressé au Chef de l'État dénonce une mise en scène exagérée qui a failli tromper jusqu'à des experts internationaux de Renault et de l'école aéronautique de Toulouse.
Un montage vidéo venu de Hongrie
Le pot aux roses a été découvert en analysant les vidéos virales qui créditaient la ruse. Le Témoin révèle que les images de l'hélicoptère en plein vol ne sont pas celles de l'engin de Tambacounda, mais celles d'un véritable hélicoptère ultraléger, le HC-01, conçu par la société Hungaro Copter en Hongrie. Un montage vidéo grotesque a suffi à faire croire que la maquette jaune de Mamadou Sow effectuait des manœuvres complexes.
Si certains diplomates réclament aujourd'hui des sanctions pour cette farce de mauvais goût, l'affaire souligne surtout la vulnérabilité face aux "fake news". Même des chaînes de télévision sérieuses sont tombées dans le panneau, offrant une tribune inespérée à cet "ingénieur" autodidacte qui, s'il possède une passion réelle pour l'aviation, a surtout réussi l'exploit de tromper l'opinion internationale.


