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Des hackers liés à la Chine usurpent l’identité d’experts pour cibler des spécialistes de l’IA

Le groupe TA419, que la société de cybersécurité Proofpoint attribue à la Chine, aurait utilisé de fausses identités d'experts américains pour tenter de récupérer les identifiants de spécialistes de la politique et de la recherche en intelligence artificielle.



Des hackers que la société américaine de cybersécurité Proofpoint attribue à un groupe lié à la Chine ont mené une campagne visant des spécialistes de l'intelligence artificielle aux États-Unis et au Japon.

Le groupe, baptisé TA419 par Proofpoint, chercherait notamment à récupérer des mots de passe et des identifiants en utilisant de faux courriels provenant prétendument d'experts reconnus dans le domaine de l'IA.

Des fausses invitations à des projets sur l’IA

Selon Proofpoint, les attaquants se sont notamment fait passer pour Lynne Parker, ancienne responsable adjointe du Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison-Blanche.

Les courriels proposaient généralement aux destinataires de participer à des initiatives ou collaborations liées à l'intelligence artificielle avant de les rediriger vers des sites conçus pour récupérer leurs mots de passe.

Reuters a par ailleurs identifié Alex Engler, ancien responsable de la Maison-Blanche aujourd'hui à la tête du Penn Center on Media, Technology and Democracy, parmi les personnes ciblées.

Moins de dix personnes ciblées

Proofpoint indique que moins de dix personnes travaillant pour plusieurs organisations auraient été ciblées dans cette campagne récente.

Les victimes potentielles comprenaient notamment des spécialistes de la réglementation de l'IA, des contrôles à l'exportation et de la stratégie nationale en matière d'intelligence artificielle.

Proofpoint affirme avoir attribué cette campagne à un groupe chinois en se fondant notamment sur les logiciels malveillants utilisés, l'infrastructure technique et le profil des cibles. L'ambassade de Chine à Washington n'avait pas répondu aux sollicitations de Reuters au moment de la publication. Pékin nie depuis longtemps mener des opérations de cyberespionnage.

Rédigé par le Jeudi 1 Octobre 2026 à 20:07


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