Une réalité dénoncée de longue date
Dans une contribution écrite diffusée par la plateforme ASID TV, Mody Niang valide sans détour l'analyse d'Ousmane Sonko. Selon cet observateur rigoureux de la gouvernance publique sénégalaise, les ressources financières issues du détournement de deniers publics ont fréquemment trouvé refuge dans la ville sainte sous les magistratures précédentes.
Il estime qu'Ousmane Sonko a raison sur ce point, rappelant que de l'argent volé aurait, selon lui, toujours été versé à Touba, aussi bien sous la présidence d'Abdoulaye Wade que sous celle de Macky Sall, une pratique qui perdurerait probablement encore aujourd'hui.
Mody Niang précise que cette problématique n'est pas nouvelle sous sa plume. Il indique l'avoir largement documentée et dénoncée dans ses différents ouvrages et tribunes consacrés à la gestion des affaires publiques et à ce qu'il qualifie de « mal-gouvernance des libéraux ».
Le précédent historique de Serigne Cheikh Saliou Mbacké
Pour étayer son propos et démontrer que les dignitaires religieux ont parfois eux-mêmes refusé ce type de pratiques, l'écrivain évoque un épisode marquant impliquant le regretté cinquième Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Saliou Mbacké, qui a dirigé la confrérie de 1990 à 2007.
Selon les faits rapportés par Mody Niang, l'ancien président Abdoulaye Wade aurait fait envoyer une somme de 200 millions de francs CFA destinée au Khalife. Le porteur de cette enveloppe, l'ancien ministre Me Madické Niang, se serait alors vu opposer un refus catégorique de la part du saint homme, qui aurait purement et simplement ordonné le retour des fonds.
Un appel à la transparence sur les flux financiers
Pour Mody Niang, cet exemple historique prouve que la distinction entre ressources licites et argent d'origine douteuse a toujours constitué un sujet de préoccupation et de vigilance au plus haut sommet de la hiérarchie mouride. Il y voit une justification supplémentaire à la nécessité d'un débat transparent et sans tabou sur l'assainissement des flux financiers au Sénégal.
Cette prise de position intervient alors que les déclarations d'Ousmane Sonko continuent d'alimenter les discussions au sein de l'opinion publique sénégalaise, entre soutiens et critiques, sur la question sensible du financement des lieux de culte et de la traçabilité des fonds publics dans le pays.
Dans une contribution écrite diffusée par la plateforme ASID TV, Mody Niang valide sans détour l'analyse d'Ousmane Sonko. Selon cet observateur rigoureux de la gouvernance publique sénégalaise, les ressources financières issues du détournement de deniers publics ont fréquemment trouvé refuge dans la ville sainte sous les magistratures précédentes.
Il estime qu'Ousmane Sonko a raison sur ce point, rappelant que de l'argent volé aurait, selon lui, toujours été versé à Touba, aussi bien sous la présidence d'Abdoulaye Wade que sous celle de Macky Sall, une pratique qui perdurerait probablement encore aujourd'hui.
Mody Niang précise que cette problématique n'est pas nouvelle sous sa plume. Il indique l'avoir largement documentée et dénoncée dans ses différents ouvrages et tribunes consacrés à la gestion des affaires publiques et à ce qu'il qualifie de « mal-gouvernance des libéraux ».
Le précédent historique de Serigne Cheikh Saliou Mbacké
Pour étayer son propos et démontrer que les dignitaires religieux ont parfois eux-mêmes refusé ce type de pratiques, l'écrivain évoque un épisode marquant impliquant le regretté cinquième Khalife général des mourides, Serigne Cheikh Saliou Mbacké, qui a dirigé la confrérie de 1990 à 2007.
Selon les faits rapportés par Mody Niang, l'ancien président Abdoulaye Wade aurait fait envoyer une somme de 200 millions de francs CFA destinée au Khalife. Le porteur de cette enveloppe, l'ancien ministre Me Madické Niang, se serait alors vu opposer un refus catégorique de la part du saint homme, qui aurait purement et simplement ordonné le retour des fonds.
Un appel à la transparence sur les flux financiers
Pour Mody Niang, cet exemple historique prouve que la distinction entre ressources licites et argent d'origine douteuse a toujours constitué un sujet de préoccupation et de vigilance au plus haut sommet de la hiérarchie mouride. Il y voit une justification supplémentaire à la nécessité d'un débat transparent et sans tabou sur l'assainissement des flux financiers au Sénégal.
Cette prise de position intervient alors que les déclarations d'Ousmane Sonko continuent d'alimenter les discussions au sein de l'opinion publique sénégalaise, entre soutiens et critiques, sur la question sensible du financement des lieux de culte et de la traçabilité des fonds publics dans le pays.

Accueil

