Les géants du capital-investissement et des hedge funds dans le collimateur
Les assaillants ont tenté de pénétrer les systèmes informatiques de certains des plus grands fonds spéculatifs de la planète, parmi lesquels figurent Two Sigma Investments, Citadel et Point72 Asset Management. Plusieurs sociétés de capital-investissement ont également été visées dans le cadre de cette offensive d'envergure.
La méthode privilégiée par les cybercriminels repose sur le « vishing » (hameçonnage vocal). Cette technique consiste à exploiter des technologies d'intelligence artificielle pour cloner ou imiter des voix lors d'appels téléphoniques ou de messages, incitant ainsi les employés à divulguer des informations sensibles ou à accorder des accès privilégiés aux réseaux de l'entreprise.
Une parade réussie et une vigilance accrue
Du côté des institutions ciblées, la réaction a été immédiate. Two Sigma, qui gère 75 milliards de dollars d'actifs, a confirmé avoir contré la tentative d'intrusion :
« Notre équipe de sécurité a réagi rapidement à une campagne de vishing ciblant Two Sigma et d'autres gestionnaires d'investissements, et nous n'avons aucune indication d'impact sur nos données ou nos systèmes », a déclaré un porte-parole, précisant que la situation reste étroitement surveillée.
Les représentants de Point72 et de Citadel ont quant à eux refusé de commenter d'éventuelles brèches au sein de leurs infrastructures.
L'IA, catalyseur d'une industrialisation des cyberattaques
Les experts en cybersécurité soulignent que les incidents sur Wall Street se sont multipliés au cours de la dernière année. L'utilisation d'outils d'intelligence artificielle permet aux acteurs malveillants d'abaisser drastiquement les coûts tout en massifiant leurs opérations.
Selon Vinod Paul, président d'Align Managed Services :
« Avant, ils pouvaient cibler 50 entités dans une attaque spécifique, désormais ils peuvent en faire 1 000. Les pirates peuvent aussi écouter un appel téléphonique et imiter la voix, le ton et les tournures de phrase des interlocuteurs pour créer de faux appels. »
Face à cette menace croissante, la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) — l'autorité de régulation qui supervise les courtiers et professionnels des valeurs mobilières aux États-Unis — est entrée en contact avec ses sociétés membres pour faire le point sur ces tentatives d'intrusion. L'organisme a notamment mis en place en mars dernier le Financial Intelligence Fusion Center, un portail sécurisé d'échange d'informations pour anticiper les fraudes.
Les spécialistes rappellent que si le secteur financier a longtemps profité de pratiques informatiques parfois perfectibles en raison de la complexité technique initiale des attaques, l'essor de l'intelligence artificielle générative a totalement démocratisé la cybercriminalité à grande échelle, obligeant l'ensemble de la Place financière à renforcer d'urgence ses protocoles de défense.
Les assaillants ont tenté de pénétrer les systèmes informatiques de certains des plus grands fonds spéculatifs de la planète, parmi lesquels figurent Two Sigma Investments, Citadel et Point72 Asset Management. Plusieurs sociétés de capital-investissement ont également été visées dans le cadre de cette offensive d'envergure.
La méthode privilégiée par les cybercriminels repose sur le « vishing » (hameçonnage vocal). Cette technique consiste à exploiter des technologies d'intelligence artificielle pour cloner ou imiter des voix lors d'appels téléphoniques ou de messages, incitant ainsi les employés à divulguer des informations sensibles ou à accorder des accès privilégiés aux réseaux de l'entreprise.
Une parade réussie et une vigilance accrue
Du côté des institutions ciblées, la réaction a été immédiate. Two Sigma, qui gère 75 milliards de dollars d'actifs, a confirmé avoir contré la tentative d'intrusion :
« Notre équipe de sécurité a réagi rapidement à une campagne de vishing ciblant Two Sigma et d'autres gestionnaires d'investissements, et nous n'avons aucune indication d'impact sur nos données ou nos systèmes », a déclaré un porte-parole, précisant que la situation reste étroitement surveillée.
Les représentants de Point72 et de Citadel ont quant à eux refusé de commenter d'éventuelles brèches au sein de leurs infrastructures.
L'IA, catalyseur d'une industrialisation des cyberattaques
Les experts en cybersécurité soulignent que les incidents sur Wall Street se sont multipliés au cours de la dernière année. L'utilisation d'outils d'intelligence artificielle permet aux acteurs malveillants d'abaisser drastiquement les coûts tout en massifiant leurs opérations.
Selon Vinod Paul, président d'Align Managed Services :
« Avant, ils pouvaient cibler 50 entités dans une attaque spécifique, désormais ils peuvent en faire 1 000. Les pirates peuvent aussi écouter un appel téléphonique et imiter la voix, le ton et les tournures de phrase des interlocuteurs pour créer de faux appels. »
Face à cette menace croissante, la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) — l'autorité de régulation qui supervise les courtiers et professionnels des valeurs mobilières aux États-Unis — est entrée en contact avec ses sociétés membres pour faire le point sur ces tentatives d'intrusion. L'organisme a notamment mis en place en mars dernier le Financial Intelligence Fusion Center, un portail sécurisé d'échange d'informations pour anticiper les fraudes.
Les spécialistes rappellent que si le secteur financier a longtemps profité de pratiques informatiques parfois perfectibles en raison de la complexité technique initiale des attaques, l'essor de l'intelligence artificielle générative a totalement démocratisé la cybercriminalité à grande échelle, obligeant l'ensemble de la Place financière à renforcer d'urgence ses protocoles de défense.

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