L'Operation Red Card 2.0 ne s'est pas contentée d'arrestations de surface. Elle a frappé au cœur du portefeuille des organisations criminelles. Au total, plus de 4,3 millions de dollars ont été saisis, tandis que les pertes globales liées à ces réseaux sont estimées à plus de 45 millions de dollars. En huit semaines, les enquêteurs ont neutralisé plus de 1 400 infrastructures malveillantes (sites web, serveurs) et saisi 2 300 appareils électroniques, outils de travail de ces "cols blancs" de la fraude.
Des modes opératoires de plus en plus sophistiqués
L'enquête révèle une professionnalisation inquiétante des arnaques. Les réseaux ciblés excellaient dans trois domaines particulièrement lucratifs :
Fraudes à l’investissement : Utilisation de faux témoignages et de tableaux de bord fictifs pour simuler des gains mirobolants.
Arnaques au Mobile Money : Détournements de fonds via les systèmes de paiement par téléphone, très populaires en Afrique.
Applications de prêt prédatrices : Plateformes collectant des données personnelles sous couvert de micro-crédits.
Focus sur la Côte d'Ivoire et le Nigeria
Deux pays ont été le théâtre de coups d'éclat majeurs durant cette opération :
En Côte d’Ivoire : Le démantèlement d'un vaste réseau de fausses applications de prêts mobiles. Ces plateformes, après avoir attiré les victimes avec des crédits rapides, pratiquaient le harcèlement et le vol de données financières.
Au Nigeria : L'interpellation de pirates ayant réussi à infiltrer le système d'un opérateur télécom majeur. En utilisant des identifiants volés, ils détournaient des forfaits internet et du crédit téléphonique pour les revendre sur le marché noir.
Pour INTERPOL, le succès de Red Card 2.0 démontre qu'aucune frontière ne peut protéger les cybercriminels face à une coalition policière structurée. Cependant, l'organisation prévient : la menace évolue vite. Si 1 247 victimes ont été formellement identifiées lors de cette phase, des milliers d'autres pourraient encore être dans l'ombre. Les enquêtes se poursuivent pour remonter jusqu'aux têtes pensantes de ces organisations qui exploitent la transition numérique du continent.
Des modes opératoires de plus en plus sophistiqués
L'enquête révèle une professionnalisation inquiétante des arnaques. Les réseaux ciblés excellaient dans trois domaines particulièrement lucratifs :
Fraudes à l’investissement : Utilisation de faux témoignages et de tableaux de bord fictifs pour simuler des gains mirobolants.
Arnaques au Mobile Money : Détournements de fonds via les systèmes de paiement par téléphone, très populaires en Afrique.
Applications de prêt prédatrices : Plateformes collectant des données personnelles sous couvert de micro-crédits.
Focus sur la Côte d'Ivoire et le Nigeria
Deux pays ont été le théâtre de coups d'éclat majeurs durant cette opération :
En Côte d’Ivoire : Le démantèlement d'un vaste réseau de fausses applications de prêts mobiles. Ces plateformes, après avoir attiré les victimes avec des crédits rapides, pratiquaient le harcèlement et le vol de données financières.
Au Nigeria : L'interpellation de pirates ayant réussi à infiltrer le système d'un opérateur télécom majeur. En utilisant des identifiants volés, ils détournaient des forfaits internet et du crédit téléphonique pour les revendre sur le marché noir.
Pour INTERPOL, le succès de Red Card 2.0 démontre qu'aucune frontière ne peut protéger les cybercriminels face à une coalition policière structurée. Cependant, l'organisation prévient : la menace évolue vite. Si 1 247 victimes ont été formellement identifiées lors de cette phase, des milliers d'autres pourraient encore être dans l'ombre. Les enquêtes se poursuivent pour remonter jusqu'aux têtes pensantes de ces organisations qui exploitent la transition numérique du continent.


