Le discours du Premier ministre fait écho, de manière presque symétrique, aux sorties musclées de l'ancien président Sall entre 2016 et 2019. Ousmane Sonko a fustigé ce qu'il appelle les « revendications émergentes », rappelant que l'État ne peut partager une richesse qu'il n'a pas encore créée. Cette rhétorique rappelle celle de 2019, lorsque Macky Sall tranchait de manière catégorique en affirmant qu'il n'était plus question d'augmenter les salaires. Les deux dirigeants partagent un argumentaire commun : l'idée qu'une minorité de fonctionnaires et d'étudiants ne peut pas accaparer l'essentiel des revenus de l'État au détriment de la masse évoluant dans le secteur informel.
La question des ponctions sur les salaires pour fait de grève constitue le nouveau point de friction. Alors que les enseignants dénoncent des retenues massives pouvant dépasser les 200 000 FCFA, l'histoire semble se répéter. Sous le régime précédent, ces prélèvements étaient souvent utilisés comme levier de négociation avant d'être restitués à la suite d'accords. Cependant, dès 2023, Macky Sall avait durci le ton en prônant l'application stricte de la loi : « un jour de grève, un jour sans salaire ». Ousmane Sonko, en tant que « gardien de la révolution », semble aujourd'hui prêt à assumer cette même ligne de rigueur budgétaire pour éviter une explosion de la masse salariale.
L'enjeu pour le Premier ministre sera de tenir cette position face à des syndicats historiquement résilients. Si Macky Sall avait fini par céder en 2022 avec des augmentations historiques pour les enseignants, Ousmane Sonko se trouve dans un contexte de surveillance accrue des finances publiques. Entre la volonté de rupture prônée par le nouveau régime et les réalités économiques qui imposent des arbitrages douloureux, le bras de fer engagé avec le front social déterminera la stabilité du pays pour les mois à venir. L'avenir dira si cette fermeté est un prélude à de nouvelles négociations ou le début d'une confrontation durable entre l'État et ses agents.
La question des ponctions sur les salaires pour fait de grève constitue le nouveau point de friction. Alors que les enseignants dénoncent des retenues massives pouvant dépasser les 200 000 FCFA, l'histoire semble se répéter. Sous le régime précédent, ces prélèvements étaient souvent utilisés comme levier de négociation avant d'être restitués à la suite d'accords. Cependant, dès 2023, Macky Sall avait durci le ton en prônant l'application stricte de la loi : « un jour de grève, un jour sans salaire ». Ousmane Sonko, en tant que « gardien de la révolution », semble aujourd'hui prêt à assumer cette même ligne de rigueur budgétaire pour éviter une explosion de la masse salariale.
L'enjeu pour le Premier ministre sera de tenir cette position face à des syndicats historiquement résilients. Si Macky Sall avait fini par céder en 2022 avec des augmentations historiques pour les enseignants, Ousmane Sonko se trouve dans un contexte de surveillance accrue des finances publiques. Entre la volonté de rupture prônée par le nouveau régime et les réalités économiques qui imposent des arbitrages douloureux, le bras de fer engagé avec le front social déterminera la stabilité du pays pour les mois à venir. L'avenir dira si cette fermeté est un prélude à de nouvelles négociations ou le début d'une confrontation durable entre l'État et ses agents.


