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Cisjordanie occupée : les nouvelles mesures foncières d’Israël suscitent une vague de condamnations

Le gouvernement israélien a validé dimanche 15 février un nouveau processus d’enregistrement des terres en Cisjordanie, permettant à l’État hébreu de revendiquer certaines parcelles comme propriétés publiques. Cette décision, perçue comme une étape supplémentaire vers une annexion de facto du territoire palestinien, a provoqué un tollé international.



Un tournant dans la dynamique post-Oslo

Les Accords d'Oslo prévoyaient un transfert progressif du contrôle de la Cisjordanie à l’Autorité palestinienne. Or, la dynamique actuelle est inverse : accélération des implantations, consolidation administrative et renforcement du contrôle israélien.

Plus de 500 000 Israéliens vivent aujourd’hui dans des colonies en Cisjordanie – hors Jérusalem-Est –, que l’ONU considère comme illégales au regard du droit international, au milieu d’environ trois millions de Palestiniens.

Condamnations régionales et européennes

Plusieurs pays arabes ont dénoncé ces nouvelles mesures :

L’Arabie saoudite évoque une « atteinte aux efforts de paix ».

L’Égypte parle d’« escalade dangereuse ».

La Jordanie dénonce une « violation flagrante » du droit international.

Le Qatar appelle la communauté internationale à faire pression sur Israël.

L’Union européenne a exhorté Israël à revenir sur une décision qu’elle qualifie de « nouvelle escalade », rappelant que l’annexion de la Cisjordanie est illégale en droit international.

De son côté, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a appelé Israël à « revenir immédiatement » sur ces mesures, estimant qu’elles compromettent la perspective d’une solution à deux États.

Silence américain

Aucune critique ouverte n’a été émise par les États-Unis. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu était d’ailleurs récemment en visite à la Maison Blanche.

Un processus administratif aux lourdes conséquences

Selon l’architecte et urbaniste Michal Braier, membre de l’ONG israélienne Bimkom, entre 60 et 70 % des terres en Cisjordanie ne sont pas officiellement enregistrées.

Le nouveau dispositif obligerait les habitants à prouver juridiquement leur propriété. Or, de nombreux Palestiniens rencontrent des difficultés à produire les documents exigés. Le risque, selon l’ONG, est que la majorité de ces terres soient requalifiées en « terres d’État », consolidant ainsi le contrôle israélien.

Ce processus, bien que bureaucratique en apparence, pourrait avoir un impact majeur sur le terrain et renforcer les craintes d’une annexion progressive, dans un contexte déjà marqué par une forte instabilité régionale.

Rédigé par Kamalenba le Lundi 16 Février 2026 à 21:16




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