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Candidature de Macky Sall à l'ONU: L'Afrique face au défi de l'unité

Bien que soutenu par une majorité d'États africains, l'ancien président Macky Sall fait face au refus inattendu de son propre pays, le Sénégal, pour briguer le poste de Secrétaire général de l'ONU. Un désaveu qui fracture la diplomatie continentale à quelques mois de la succession d'António Guterres.



Un soutien continental massif mais contesté

La course vers le prestigieux 38e étage du siège des Nations unies s'annonce mouvementée pour Macky Sall. Portée officiellement par le Burundi, sa candidature a déjà reçu l'aval de 37 pays sur les 55 que compte l'Union africaine. Des renforts de poids comme le Rwanda, l'Éthiopie et l'Ouganda ont récemment rejoint ses rangs, consolidant son image de "candidat de l'Afrique".

Pourtant, cette ambition se heurte à un obstacle majeur : le silence, voire l'opposition, du nouveau régime sénégalais. Dans une note verbale adressée à l'Union africaine, Dakar a précisé n'avoir "à aucun stade endossé cette candidature". Ce rejet repose notamment sur le passif politique de l'ancien président, marqué par des épisodes de violences et des accusations de "dette cachée" sous son magistère, des points que les nouvelles autorités souhaitent voir éclaircis avant tout soutien diplomatique.

Macky Sall en tête des sondages malgré la fracture

Malgré ce désaveu national, le profil de Macky Sall continue de séduire à l'international. Un sondage réalisé par le cabinet britannique Holding Price Limited le place en tête des intentions de vote avec 38,6 %, devant des figures comme Michelle Bachelet ou Rafael Grossi. Ses partisans rappellent son rôle clé dans l'entrée de l'Afrique au G20, la résolution de la crise en Gambie et son plaidoyer constant pour l'annulation de la dette africaine pendant la pandémie.

L'enjeu dépasse la simple figure de l'homme d'État : il s'agit pour l'Afrique de saisir une opportunité rare de diriger l'organisation mondiale pour la troisième fois de son histoire. La division entre Dakar et Addis-Abeba pose cependant une question cruciale sur la capacité du continent à s'unir derrière un leader, au risque de laisser passer sa chance face à une compétition internationale intense.

Rédigé par le Jeudi 16 Avril 2026 à 20:09


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