Une demande officielle adressée à Dakar
Le 9 février 2026, Bassirou Diomaye Faye a reçu une lettre officielle de Macky Sall. Dans ce courrier, l’ancien chef de l’État conditionne sa candidature au soutien explicite du Sénégal. Cette démarche formelle met fin aux spéculations et oblige désormais Dakar à clarifier sa position.
Pour Madiambal Diagne, l’argument avancé précédemment par le président Diomaye Faye — selon lequel il n’avait pas été officiellement saisi — ne tient plus depuis la réception de cette correspondance.
Entre prudence politique et calcul stratégique
La réaction des autorités sénégalaises demeure prudente. Le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré, en marge du sommet de l’UA, n’avoir reçu aucune consigne sur le dossier. De son côté, le chef de l’État sénégalais n’a pas encore pris publiquement position.
Soutenir Macky Sall reviendrait, pour le pouvoir en place, à appuyer la candidature d’un ancien dirigeant avec lequel les relations ont été politiquement tendues. À l’inverse, un refus explicite pourrait être perçu comme la primauté de considérations partisanes sur l’intérêt national et continental.
L’Union africaine envisage une consultation électronique
Face à cette situation, l’Union africaine envisagerait une consultation par voie électronique afin de se prononcer sur la candidature. Une telle procédure pourrait contraindre le Sénégal à clarifier sa position officielle.
La candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU reste ainsi suspendue à la décision de Dakar. Entre calcul politique interne et enjeux diplomatiques, le Sénégal se retrouve au centre d’un délicat arbitrage continental.
Le 9 février 2026, Bassirou Diomaye Faye a reçu une lettre officielle de Macky Sall. Dans ce courrier, l’ancien chef de l’État conditionne sa candidature au soutien explicite du Sénégal. Cette démarche formelle met fin aux spéculations et oblige désormais Dakar à clarifier sa position.
Pour Madiambal Diagne, l’argument avancé précédemment par le président Diomaye Faye — selon lequel il n’avait pas été officiellement saisi — ne tient plus depuis la réception de cette correspondance.
Entre prudence politique et calcul stratégique
La réaction des autorités sénégalaises demeure prudente. Le Premier ministre Ousmane Sonko a déclaré, en marge du sommet de l’UA, n’avoir reçu aucune consigne sur le dossier. De son côté, le chef de l’État sénégalais n’a pas encore pris publiquement position.
Soutenir Macky Sall reviendrait, pour le pouvoir en place, à appuyer la candidature d’un ancien dirigeant avec lequel les relations ont été politiquement tendues. À l’inverse, un refus explicite pourrait être perçu comme la primauté de considérations partisanes sur l’intérêt national et continental.
L’Union africaine envisage une consultation électronique
Face à cette situation, l’Union africaine envisagerait une consultation par voie électronique afin de se prononcer sur la candidature. Une telle procédure pourrait contraindre le Sénégal à clarifier sa position officielle.
La candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU reste ainsi suspendue à la décision de Dakar. Entre calcul politique interne et enjeux diplomatiques, le Sénégal se retrouve au centre d’un délicat arbitrage continental.


