Depuis plusieurs mois, les difficultés d’approvisionnement en ciment alimentent les inquiétudes des consommateurs et des professionnels du bâtiment. Cette situation a également favorisé l’apparition de pratiques illicites ayant contribué à la hausse artificielle des prix dans certaines zones du pays.
Plusieurs facteurs à l’origine de la crise
Selon Sanibè Faho, plusieurs facteurs expliquent les perturbations enregistrées sur le marché national du ciment.
Parmi les principales causes figurent les lenteurs observées dans les procédures douanières et de transit, les difficultés d’approvisionnement énergétique affectant les unités de production, ainsi que la réduction du nombre de camions disponibles pour le transport des marchandises, notamment à la suite du déclassement de certains véhicules ne répondant plus aux normes en vigueur.
À ces contraintes logistiques et industrielles s’ajoute une demande particulièrement élevée, qui exerce une forte pression sur les capacités de production nationales.
Le responsable de la BMCRF a également dénoncé certaines pratiques commerciales frauduleuses observées ces dernières semaines.
« Ces agissements qui contreviennent aux dispositions en vigueur en matière de commerce et de protection des consommateurs sont de nature à perturber le fonctionnement normal du marché, à fausser la concurrence et à porter préjudice aux populations », a-t-il déclaré.
Des concertations avec les cimenteries pour relancer la production
Afin de répondre à cette situation, le gouvernement burkinabè a engagé plusieurs concertations avec les sociétés productrices de ciment.
L’objectif était d’identifier les obstacles rencontrés par les industriels et de mettre en œuvre des solutions adaptées pour accroître la production nationale.
Parmi les actions engagées figurent l’amélioration de l’alimentation électrique des cimenteries ainsi que des mesures destinées à faciliter l’acheminement des matières premières indispensables à la fabrication du ciment.
Ces initiatives visent à renforcer les capacités de production locales afin de réduire progressivement les tensions sur le marché.
Une hausse encourageante de la production nationale
Selon les données communiquées par la BMCRF, les premières mesures adoptées commencent déjà à produire des résultats.
La production nationale de ciment est passée de 169 531 tonnes durant la première quinzaine de mars 2026 à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai, soit une progression de 9,65 %.
Cette évolution est jugée encourageante par les autorités même si elle demeure insuffisante pour satisfaire pleinement les besoins du marché national.
Le gouvernement estime toutefois que cette dynamique devrait se poursuivre dans les prochains mois grâce aux mesures de soutien mises en œuvre.
Tolérance zéro contre la fraude et la spéculation
Pour protéger les consommateurs, les autorités annoncent un renforcement significatif des opérations de contrôle sur toute la chaîne de distribution.
La BMCRF a rappelé que les prix officiels du ciment restent inchangés malgré les tensions observées sur le marché.
Ainsi :
la tonne de ciment CPJ 35 demeure fixée à 100 000 F CFA ;
la tonne de ciment CPA 45 reste fixée à 115 000 F CFA.
Les autorités mettent en garde contre toute tentative de spéculation ou de vente à des prix supérieurs aux tarifs réglementaires.
Saisie des camions en infraction
L’une des mesures les plus fermes annoncées concerne le transport du ciment.
À compter du 11 juin 2026, tout camion transportant du ciment sans les documents réglementaires requis sera immédiatement saisi et confisqué.
Les opérateurs impliqués dans ces infractions s’exposeront également à des sanctions administratives et judiciaires conformément à la réglementation en vigueur.
Cette décision vise à assainir le circuit de distribution et à empêcher les détournements de marchandises qui alimentent les pénuries artificielles.
Un appel à la vigilance citoyenne
Le Coordonnateur général de la BMCRF a enfin invité les populations à participer activement à la lutte contre la fraude.
Les citoyens sont encouragés à signaler toute pratique suspecte ou toute spéculation constatée auprès des services compétents à travers les numéros verts mis à leur disposition.
Pour les autorités burkinabè, la collaboration entre les consommateurs, les commerçants respectueux des règles et les services de contrôle constitue un élément essentiel pour rétablir durablement l’équilibre du marché et garantir l’accès au ciment à des prix réglementés.
Plusieurs facteurs à l’origine de la crise
Selon Sanibè Faho, plusieurs facteurs expliquent les perturbations enregistrées sur le marché national du ciment.
Parmi les principales causes figurent les lenteurs observées dans les procédures douanières et de transit, les difficultés d’approvisionnement énergétique affectant les unités de production, ainsi que la réduction du nombre de camions disponibles pour le transport des marchandises, notamment à la suite du déclassement de certains véhicules ne répondant plus aux normes en vigueur.
À ces contraintes logistiques et industrielles s’ajoute une demande particulièrement élevée, qui exerce une forte pression sur les capacités de production nationales.
Le responsable de la BMCRF a également dénoncé certaines pratiques commerciales frauduleuses observées ces dernières semaines.
« Ces agissements qui contreviennent aux dispositions en vigueur en matière de commerce et de protection des consommateurs sont de nature à perturber le fonctionnement normal du marché, à fausser la concurrence et à porter préjudice aux populations », a-t-il déclaré.
Des concertations avec les cimenteries pour relancer la production
Afin de répondre à cette situation, le gouvernement burkinabè a engagé plusieurs concertations avec les sociétés productrices de ciment.
L’objectif était d’identifier les obstacles rencontrés par les industriels et de mettre en œuvre des solutions adaptées pour accroître la production nationale.
Parmi les actions engagées figurent l’amélioration de l’alimentation électrique des cimenteries ainsi que des mesures destinées à faciliter l’acheminement des matières premières indispensables à la fabrication du ciment.
Ces initiatives visent à renforcer les capacités de production locales afin de réduire progressivement les tensions sur le marché.
Une hausse encourageante de la production nationale
Selon les données communiquées par la BMCRF, les premières mesures adoptées commencent déjà à produire des résultats.
La production nationale de ciment est passée de 169 531 tonnes durant la première quinzaine de mars 2026 à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai, soit une progression de 9,65 %.
Cette évolution est jugée encourageante par les autorités même si elle demeure insuffisante pour satisfaire pleinement les besoins du marché national.
Le gouvernement estime toutefois que cette dynamique devrait se poursuivre dans les prochains mois grâce aux mesures de soutien mises en œuvre.
Tolérance zéro contre la fraude et la spéculation
Pour protéger les consommateurs, les autorités annoncent un renforcement significatif des opérations de contrôle sur toute la chaîne de distribution.
La BMCRF a rappelé que les prix officiels du ciment restent inchangés malgré les tensions observées sur le marché.
Ainsi :
la tonne de ciment CPJ 35 demeure fixée à 100 000 F CFA ;
la tonne de ciment CPA 45 reste fixée à 115 000 F CFA.
Les autorités mettent en garde contre toute tentative de spéculation ou de vente à des prix supérieurs aux tarifs réglementaires.
Saisie des camions en infraction
L’une des mesures les plus fermes annoncées concerne le transport du ciment.
À compter du 11 juin 2026, tout camion transportant du ciment sans les documents réglementaires requis sera immédiatement saisi et confisqué.
Les opérateurs impliqués dans ces infractions s’exposeront également à des sanctions administratives et judiciaires conformément à la réglementation en vigueur.
Cette décision vise à assainir le circuit de distribution et à empêcher les détournements de marchandises qui alimentent les pénuries artificielles.
Un appel à la vigilance citoyenne
Le Coordonnateur général de la BMCRF a enfin invité les populations à participer activement à la lutte contre la fraude.
Les citoyens sont encouragés à signaler toute pratique suspecte ou toute spéculation constatée auprès des services compétents à travers les numéros verts mis à leur disposition.
Pour les autorités burkinabè, la collaboration entre les consommateurs, les commerçants respectueux des règles et les services de contrôle constitue un élément essentiel pour rétablir durablement l’équilibre du marché et garantir l’accès au ciment à des prix réglementés.

Accueil

