Ce montant représente 19,4 % de l’objectif annuel global de 5 932,2 milliards FCFA fixé par la loi de finances initiale (LFI) 2026. Si les recettes affichent une progression de 11,9 % en glissement annuel (soit 121,8 milliards FCFA de plus qu'au T1 2025), cette performance globale cache d'importantes fragilités structurelles.
Les recettes fiscales portées par l’IS pétrolier
À fin mars 2026, les recettes fiscales ont atteint 1 095,7 milliards FCFA, soit 96,2 % de la cible trimestrielle et une hausse de 14,1 % sur un an. Cette dynamique positive est essentiellement soutenue par l’Impôt sur les Sociétés (IS).
IS Total : 154,5 milliards FCFA (111,3 % de réalisation).
L'effet Pétrole : L'IS pétrolier a généré 14,0 milliards FCFA grâce à des paiements anticipés d’opérateurs du secteur extractif. Hors hydrocarbures, l’IS se maintient à 140,5 milliards FCFA.
Impôt sur le revenu (IR) : La déception du secteur extractif
À l'inverse, l’IR affiche une baisse de 12,6 % sur un an, plafonnant à 177,0 milliards FCFA (82,7 % de l'objectif). En cause : le très faible recouvrement de la retenue à la source sur les revenus pétroliers (RAS pétrole), avec seulement 5,8 milliards FCFA collectés sur un objectif de 67,8 milliards FCFA.
Taxes intérieures dynamiques versus fiscalité pétrolière en repli
Le secteur des taxes sur les biens et services (TBS) intérieures s’établit à 303,9 milliards FCFA (+20,7 % sur un an).
Points forts : La TVA intérieure hors pétrole est en hausse de 28,3 % (149,6 milliards FCFA), signe d'une consommation intérieure robuste. La taxe sur la consommation hors pétrole surprend aussi positivement à 36,5 milliards FCFA, boostée par les produits cosmétiques.
Points faibles : La TVA intérieure sur les produits pétroliers stagne à 9,9 milliards FCFA (37,8 % de la cible) à cause du régime de détaxation partielle. La taxe spécifique sur les produits pétroliers souffre également de la contraction des volumes taxables et de la régulation des prix à la pompe.
Le FSIPP (Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers) crée la surprise avec une performance exceptionnelle de 25,4 milliards FCFA (193,9 % de sa cible), bien que le rapport alerte sur les risques d'impact négatif liés à l'escalade de la crise au Moyen-Orient.
Les points noirs du trimestre : Le PRES, les dividendes et les douanes
1. Le Plan de redressement économique et social (PRES) à la traîne
Les nouvelles mesures fiscales du PRES constituent l’alerte majeure du rapport : elles n'ont rapporté que 54,2 milliards FCFA sur une cible de 94,8 milliards FCFA (soit un taux de réalisation de seulement 57,2 %).
Les blocages sont d’ordre opérationnel et douanier (absence de plateforme de contrôle IMEI pour les téléphones, résistance des opérateurs sur les taxes de véhicules, non-application des taxes à l’exportation sur les minerais et l’arachide).
2. Droits de douane sous pression
Les droits de porte s'élèvent à 99,9 milliards FCFA (93,3 % de la cible), plombés par un repli de 14,3 % de la valeur en douane des importations en début d'année.
3. Effondrement des dividendes publics
Les recettes non fiscales ont chuté de 23,6 % sur un an pour s’établir à 41,0 milliards FCFA. Ce recul est principalement imputable à l'effondrement des dividendes et produits financiers des entreprises à participations publiques, passés de 9,3 milliards au T1 2025 à seulement 0,2 milliard FCFA au T1 2026 (une chute abyssale de 97,8 %).
4. Démarrage ralenti pour les dons
Avec seulement 13,0 milliards FCFA mobilisés, les dons ne représentent que 6,8 % de l’objectif annuel, en raison d'un démarrage tardif des décaissements extérieurs à la mi-février.
Conclusion : Une trajectoire sous surveillance
Le budget du premier trimestre 2026 livre une double lecture. Si l’économie classique et la TVA intérieure affichent une belle santé, l'arbre fiscal ne doit pas cacher la forêt des réformes en suspens. L’apport exceptionnel du secteur pétrolier a permis de sauver les meubles, mais face aux tensions géopolitiques mondiales et au choc énergétique, le ministère des Finances appelle à une « vigilance accrue » et à l'accélération indispensable des mécanismes de collecte du PRES.
Les recettes fiscales portées par l’IS pétrolier
À fin mars 2026, les recettes fiscales ont atteint 1 095,7 milliards FCFA, soit 96,2 % de la cible trimestrielle et une hausse de 14,1 % sur un an. Cette dynamique positive est essentiellement soutenue par l’Impôt sur les Sociétés (IS).
IS Total : 154,5 milliards FCFA (111,3 % de réalisation).
L'effet Pétrole : L'IS pétrolier a généré 14,0 milliards FCFA grâce à des paiements anticipés d’opérateurs du secteur extractif. Hors hydrocarbures, l’IS se maintient à 140,5 milliards FCFA.
Impôt sur le revenu (IR) : La déception du secteur extractif
À l'inverse, l’IR affiche une baisse de 12,6 % sur un an, plafonnant à 177,0 milliards FCFA (82,7 % de l'objectif). En cause : le très faible recouvrement de la retenue à la source sur les revenus pétroliers (RAS pétrole), avec seulement 5,8 milliards FCFA collectés sur un objectif de 67,8 milliards FCFA.
Taxes intérieures dynamiques versus fiscalité pétrolière en repli
Le secteur des taxes sur les biens et services (TBS) intérieures s’établit à 303,9 milliards FCFA (+20,7 % sur un an).
Points forts : La TVA intérieure hors pétrole est en hausse de 28,3 % (149,6 milliards FCFA), signe d'une consommation intérieure robuste. La taxe sur la consommation hors pétrole surprend aussi positivement à 36,5 milliards FCFA, boostée par les produits cosmétiques.
Points faibles : La TVA intérieure sur les produits pétroliers stagne à 9,9 milliards FCFA (37,8 % de la cible) à cause du régime de détaxation partielle. La taxe spécifique sur les produits pétroliers souffre également de la contraction des volumes taxables et de la régulation des prix à la pompe.
Le FSIPP (Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers) crée la surprise avec une performance exceptionnelle de 25,4 milliards FCFA (193,9 % de sa cible), bien que le rapport alerte sur les risques d'impact négatif liés à l'escalade de la crise au Moyen-Orient.
Les points noirs du trimestre : Le PRES, les dividendes et les douanes
1. Le Plan de redressement économique et social (PRES) à la traîne
Les nouvelles mesures fiscales du PRES constituent l’alerte majeure du rapport : elles n'ont rapporté que 54,2 milliards FCFA sur une cible de 94,8 milliards FCFA (soit un taux de réalisation de seulement 57,2 %).
Les blocages sont d’ordre opérationnel et douanier (absence de plateforme de contrôle IMEI pour les téléphones, résistance des opérateurs sur les taxes de véhicules, non-application des taxes à l’exportation sur les minerais et l’arachide).
2. Droits de douane sous pression
Les droits de porte s'élèvent à 99,9 milliards FCFA (93,3 % de la cible), plombés par un repli de 14,3 % de la valeur en douane des importations en début d'année.
3. Effondrement des dividendes publics
Les recettes non fiscales ont chuté de 23,6 % sur un an pour s’établir à 41,0 milliards FCFA. Ce recul est principalement imputable à l'effondrement des dividendes et produits financiers des entreprises à participations publiques, passés de 9,3 milliards au T1 2025 à seulement 0,2 milliard FCFA au T1 2026 (une chute abyssale de 97,8 %).
4. Démarrage ralenti pour les dons
Avec seulement 13,0 milliards FCFA mobilisés, les dons ne représentent que 6,8 % de l’objectif annuel, en raison d'un démarrage tardif des décaissements extérieurs à la mi-février.
Conclusion : Une trajectoire sous surveillance
Le budget du premier trimestre 2026 livre une double lecture. Si l’économie classique et la TVA intérieure affichent une belle santé, l'arbre fiscal ne doit pas cacher la forêt des réformes en suspens. L’apport exceptionnel du secteur pétrolier a permis de sauver les meubles, mais face aux tensions géopolitiques mondiales et au choc énergétique, le ministère des Finances appelle à une « vigilance accrue » et à l'accélération indispensable des mécanismes de collecte du PRES.

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