Un rejet global des projets budgétaires soumis à l’examen
L’examen du budget de l’État pour l’exercice 2027 se poursuit dans un climat de fortes réserves à l’Assemblée nationale. Ce samedi 7 novembre, la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire a rejeté l’ensemble des projets soumis à son appréciation, notamment ceux relatifs aux recettes et à la dette publique ainsi que les budgets de plusieurs institutions de la République.
Les institutions concernées sont la Présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel, la Cour suprême et la Cour des comptes.
La réunion était présidée par Alphonse Sambou, président de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire. Elle s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et du Plan, Cheikh Diba, accompagné de Bassirou Sarr, chargé du Budget, et d’Allé Nar Diop, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
La Présidence de la République affiche la plus importante enveloppe
Parmi les dotations examinées, le budget de la Présidence de la République représente l’enveloppe la plus importante. Pour 2027, il est proposé à hauteur de 223,86 milliards de FCFA, contre 204,54 milliards de FCFA en 2026.
Cette évolution correspond à une augmentation de 19,32 milliards de FCFA, soit environ 9,45 % par rapport à l’exercice précédent.
À l’inverse, le budget de l’Assemblée nationale connaît une diminution. Il est arrêté à 21,11 milliards de FCFA pour 2027, contre 22,30 milliards de FCFA en 2026, soit une baisse de 1,19 milliard de FCFA.
Les autres institutions disposent des enveloppes suivantes dans le projet présenté aux députés :
Conseil constitutionnel : 1,50 milliard de FCFA ;
Cour suprême : 4,69 milliards de FCFA ;
Cour des comptes : 13,07 milliards de FCFA.
Ces dotations ont également été soumises à l’appréciation des membres de la Commission dans le cadre de l’examen des prévisions budgétaires de l’État pour 2027.
Des interrogations sur la sincérité budgétaire et les justificatifs
Les débats ont été marqués par plusieurs interpellations des commissaires, qui ont soulevé des préoccupations concernant la cohérence de certaines données financières présentées par le Gouvernement.
Les députés ont notamment relevé des incohérences dans certains chiffres et exprimé des réserves sur la sincérité des prévisions budgétaires. Ils ont également regretté l’absence de documents considérés comme indispensables pour permettre un examen approfondi des propositions gouvernementales.
Parmi les principales exigences formulées figure la transmission de la loi de règlement 2025, un document essentiel pour apprécier l’exécution effective des autorisations budgétaires précédentes et comparer les prévisions avec les réalisations.
Les parlementaires ont ainsi insisté sur la nécessité de disposer de pièces justificatives suffisantes pour exercer pleinement leur mission de contrôle des finances publiques.
Le Gouvernement face aux réserves des parlementaires
Face à ces préoccupations, les représentants du Gouvernement ont pris part aux échanges afin de répondre aux différentes interpellations des membres de la Commission.
Toutefois, les explications apportées n'ont pas permis de lever les réserves exprimées par les commissaires. Au terme des discussions, les députés ont voté contre l’ensemble des projets examinés.
Ce rejet intervient dans un contexte marqué par un examen particulièrement sensible du budget 2027, alors que les questions relatives à la transparence, à la gestion des ressources publiques et à la maîtrise de la dette occupent une place centrale dans les débats économiques et politiques au Sénégal.
Il constitue un signal politique important adressé à l’Exécutif sur les exigences de justification, de cohérence et de transparence dans la présentation des finances publiques.
Il convient toutefois de préciser que le rejet en commission constitue une étape de la procédure parlementaire et ne signifie pas, à lui seul, que les projets budgétaires concernés sont définitivement rejetés par l’Assemblée nationale.
L’examen du budget de l’État pour l’exercice 2027 se poursuit dans un climat de fortes réserves à l’Assemblée nationale. Ce samedi 7 novembre, la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire a rejeté l’ensemble des projets soumis à son appréciation, notamment ceux relatifs aux recettes et à la dette publique ainsi que les budgets de plusieurs institutions de la République.
Les institutions concernées sont la Présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel, la Cour suprême et la Cour des comptes.
La réunion était présidée par Alphonse Sambou, président de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire. Elle s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie, des Finances, du Budget et du Plan, Cheikh Diba, accompagné de Bassirou Sarr, chargé du Budget, et d’Allé Nar Diop, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
La Présidence de la République affiche la plus importante enveloppe
Parmi les dotations examinées, le budget de la Présidence de la République représente l’enveloppe la plus importante. Pour 2027, il est proposé à hauteur de 223,86 milliards de FCFA, contre 204,54 milliards de FCFA en 2026.
Cette évolution correspond à une augmentation de 19,32 milliards de FCFA, soit environ 9,45 % par rapport à l’exercice précédent.
À l’inverse, le budget de l’Assemblée nationale connaît une diminution. Il est arrêté à 21,11 milliards de FCFA pour 2027, contre 22,30 milliards de FCFA en 2026, soit une baisse de 1,19 milliard de FCFA.
Les autres institutions disposent des enveloppes suivantes dans le projet présenté aux députés :
Conseil constitutionnel : 1,50 milliard de FCFA ;
Cour suprême : 4,69 milliards de FCFA ;
Cour des comptes : 13,07 milliards de FCFA.
Ces dotations ont également été soumises à l’appréciation des membres de la Commission dans le cadre de l’examen des prévisions budgétaires de l’État pour 2027.
Des interrogations sur la sincérité budgétaire et les justificatifs
Les débats ont été marqués par plusieurs interpellations des commissaires, qui ont soulevé des préoccupations concernant la cohérence de certaines données financières présentées par le Gouvernement.
Les députés ont notamment relevé des incohérences dans certains chiffres et exprimé des réserves sur la sincérité des prévisions budgétaires. Ils ont également regretté l’absence de documents considérés comme indispensables pour permettre un examen approfondi des propositions gouvernementales.
Parmi les principales exigences formulées figure la transmission de la loi de règlement 2025, un document essentiel pour apprécier l’exécution effective des autorisations budgétaires précédentes et comparer les prévisions avec les réalisations.
Les parlementaires ont ainsi insisté sur la nécessité de disposer de pièces justificatives suffisantes pour exercer pleinement leur mission de contrôle des finances publiques.
Le Gouvernement face aux réserves des parlementaires
Face à ces préoccupations, les représentants du Gouvernement ont pris part aux échanges afin de répondre aux différentes interpellations des membres de la Commission.
Toutefois, les explications apportées n'ont pas permis de lever les réserves exprimées par les commissaires. Au terme des discussions, les députés ont voté contre l’ensemble des projets examinés.
Ce rejet intervient dans un contexte marqué par un examen particulièrement sensible du budget 2027, alors que les questions relatives à la transparence, à la gestion des ressources publiques et à la maîtrise de la dette occupent une place centrale dans les débats économiques et politiques au Sénégal.
Il constitue un signal politique important adressé à l’Exécutif sur les exigences de justification, de cohérence et de transparence dans la présentation des finances publiques.
Il convient toutefois de préciser que le rejet en commission constitue une étape de la procédure parlementaire et ne signifie pas, à lui seul, que les projets budgétaires concernés sont définitivement rejetés par l’Assemblée nationale.
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