Les leviers de l'autosuffisance : Eau, alimentation et santé animale
Pour transformer cette ambition en réalité, les acteurs du secteur recommandent d'articuler la stratégie nationale autour de plusieurs axes prioritaires, combinant soutien à l’élevage pastoral et accélération des coopératives agricoles communautaires :
L'accès à l'eau dans les zones clés : Il est jugé capital de construire des forages pastoraux dans plus de 25 à 30 communes stratégiquement situées le long des corridors de transhumance, afin de sécuriser l'abreuvement des troupeaux.
La sécurité alimentaire du cheptel : Les professionnels préconisent de réussir le programme de plus de 5 000 hectares d’ensilage de maïs pour garantir une alimentation animale continue, notamment lors des périodes de soudure difficiles.
Le renforcement de la couverture sanitaire : Une augmentation significative du taux de vaccination et de déparasitage des animaux est réclamée pour préserver la santé du cheptel et limiter les pertes économiques.
Financement des jeunes, amélioration génétique et fermes industrielles
La modernisation repose également sur l'intégration des jeunes, des femmes et des investisseurs privés dans des programmes à forte valeur ajoutée :
Le programme génétique du PRODAM : Les acteurs soutiennent le nouveau programme du PRODAM portant sur 6 000 géniteurs (en collaboration avec des structures comme la FENAPO pour la race Ladoum) et 120 000 brebis. Ce projet ambitionne de financer la production des jeunes et des femmes via des mécanismes comme le FONSTAB, le FADSR, le PNDIES ou le FSRP.
L'investissement privé et l'accès au foncier : Les autorités sont invitées à inciter le secteur privé à investir dans des fermes industrielles de 500 à 1 000 brebis, tout en facilitant l'accès au foncier agricole auprès des collectivités territoriales pour développer les cultures fourragères à moindre coût.
L'émergence de champions nationaux : La filière appelle de ses vœux la naissance de grands producteurs capables de générer des milliers de têtes de moutons par an, appuyés par un suivi vétérinaire rigoureux.
Sécurisation du cheptel : L'impératif de la lutte contre le vol de bétail
Enfin, la sécurisation des investissements reste le maillon faible à corriger pour instaurer une confiance durable. Face au fléau du vol de bétail, les éleveurs demandent le déploiement immédiat d’un programme national de sécurisation du cheptel afin de protéger leurs capitaux. Selon plusieurs porteurs de projets, les expériences pilotes déjà menées avec succès dans des fermes privées prouvent que l'autosuffisance reste un objectif parfaitement réalisable si l’État et le privé mobilisent les investissements nécessaires.
Pour transformer cette ambition en réalité, les acteurs du secteur recommandent d'articuler la stratégie nationale autour de plusieurs axes prioritaires, combinant soutien à l’élevage pastoral et accélération des coopératives agricoles communautaires :
L'accès à l'eau dans les zones clés : Il est jugé capital de construire des forages pastoraux dans plus de 25 à 30 communes stratégiquement situées le long des corridors de transhumance, afin de sécuriser l'abreuvement des troupeaux.
La sécurité alimentaire du cheptel : Les professionnels préconisent de réussir le programme de plus de 5 000 hectares d’ensilage de maïs pour garantir une alimentation animale continue, notamment lors des périodes de soudure difficiles.
Le renforcement de la couverture sanitaire : Une augmentation significative du taux de vaccination et de déparasitage des animaux est réclamée pour préserver la santé du cheptel et limiter les pertes économiques.
Financement des jeunes, amélioration génétique et fermes industrielles
La modernisation repose également sur l'intégration des jeunes, des femmes et des investisseurs privés dans des programmes à forte valeur ajoutée :
Le programme génétique du PRODAM : Les acteurs soutiennent le nouveau programme du PRODAM portant sur 6 000 géniteurs (en collaboration avec des structures comme la FENAPO pour la race Ladoum) et 120 000 brebis. Ce projet ambitionne de financer la production des jeunes et des femmes via des mécanismes comme le FONSTAB, le FADSR, le PNDIES ou le FSRP.
L'investissement privé et l'accès au foncier : Les autorités sont invitées à inciter le secteur privé à investir dans des fermes industrielles de 500 à 1 000 brebis, tout en facilitant l'accès au foncier agricole auprès des collectivités territoriales pour développer les cultures fourragères à moindre coût.
L'émergence de champions nationaux : La filière appelle de ses vœux la naissance de grands producteurs capables de générer des milliers de têtes de moutons par an, appuyés par un suivi vétérinaire rigoureux.
Sécurisation du cheptel : L'impératif de la lutte contre le vol de bétail
Enfin, la sécurisation des investissements reste le maillon faible à corriger pour instaurer une confiance durable. Face au fléau du vol de bétail, les éleveurs demandent le déploiement immédiat d’un programme national de sécurisation du cheptel afin de protéger leurs capitaux. Selon plusieurs porteurs de projets, les expériences pilotes déjà menées avec succès dans des fermes privées prouvent que l'autosuffisance reste un objectif parfaitement réalisable si l’État et le privé mobilisent les investissements nécessaires.

