L'analyse de l'expert Séga Fall Mbodji met en lumière le piège du « roulement de la dette » qui se referme sur les finances publiques. Le pays se voit contraint de contracter de nouveaux emprunts à des taux d'intérêt prohibitifs, oscillant entre 9 % et 12 %, pour rembourser de vieilles créances contractées à des taux beaucoup plus avantageux. Ce mécanisme crée une trappe financière où le service de la dette absorbe l'essentiel des recettes fiscales et douanières, privant ainsi l'État de sa capacité à subventionner les produits de première nécessité ou à investir dans les infrastructures sociales.
Les conséquences de ce surendettement se font déjà sentir sur le secteur privé national via un « effet d’éviction bancaire ». En captant la quasi-totalité des liquidités disponibles auprès des banques locales pour combler son déficit, l’État assèche le crédit destiné aux PME sénégalaises, freinant ainsi la croissance économique réelle. Cette situation fait peser un risque systémique sur la solidité du secteur bancaire et exerce une pression inquiétante sur les réserves de change de la zone UEMOA, limitant par ricochet la capacité d’importation de l’ensemble de la région.
Pour sortir de cette impasse, les solutions de sortie de crise semblent limitées à deux leviers majeurs. Le Sénégal devra soit générer une croissance du PIB exceptionnellement rapide pour diluer le poids de sa dette, soit entamer des négociations rigoureuses avec ses créanciers pour un rééchelonnement des paiements. En l'absence de ces mesures, la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement restera extrêmement réduite, plaçant le pays sous une surveillance étroite des marchés internationaux et des institutions de Bretton Woods.
Les conséquences de ce surendettement se font déjà sentir sur le secteur privé national via un « effet d’éviction bancaire ». En captant la quasi-totalité des liquidités disponibles auprès des banques locales pour combler son déficit, l’État assèche le crédit destiné aux PME sénégalaises, freinant ainsi la croissance économique réelle. Cette situation fait peser un risque systémique sur la solidité du secteur bancaire et exerce une pression inquiétante sur les réserves de change de la zone UEMOA, limitant par ricochet la capacité d’importation de l’ensemble de la région.
Pour sortir de cette impasse, les solutions de sortie de crise semblent limitées à deux leviers majeurs. Le Sénégal devra soit générer une croissance du PIB exceptionnellement rapide pour diluer le poids de sa dette, soit entamer des négociations rigoureuses avec ses créanciers pour un rééchelonnement des paiements. En l'absence de ces mesures, la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement restera extrêmement réduite, plaçant le pays sous une surveillance étroite des marchés internationaux et des institutions de Bretton Woods.


