Le dossier Intermaq, qui alimente depuis plusieurs semaines les débats autour de la gestion des marchés publics dans le secteur agricole sénégalais, connaît un nouveau développement. Le ministre de l'Agriculture, Dr Cheikh Oumar Bâ, a confirmé que l'affaire relevait désormais de l'Agent judiciaire de l'État, ouvrant ainsi la voie à d'éventuelles poursuites si les éléments du dossier le justifient.
Une confirmation ministérielle qui relance le dossier
Interrogé sur les soupçons de surfacturation ou d'autres irrégularités susceptibles d'avoir affecté son département, le ministre a indiqué que les marchés antérieurs liés à la mécanisation agricole avaient fait l'objet d'audits. Il a précisé qu'à ce jour, le dossier Intermaq était placé sous l'autorité de l'Agent judiciaire de l'État. Cette déclaration marque une étape importante, puisqu'elle confirme officiellement la dimension désormais judiciaire de cette affaire, jusque-là essentiellement traitée sur le plan administratif et comptable.
L'origine du dossier : un marché de 85,5 milliards de FCFA
L'affaire trouve son origine dans un accord relatif à la fourniture de matériels agricoles et à la construction d'entrepôts, dans le cadre du programme Intermaq. Selon le rapport 2025 de la Cour des comptes, le marché référencé T0520/22, d'un montant de 85,5 milliards de FCFA, avait été conclu entre le gouvernement du Sénégal et la société espagnole Intermaq 2012 S.L.
Les investigations menées par les magistrats financiers auraient mis en évidence d'importants écarts entre la valeur initiale des contrats enregistrés et les volumes de capitaux effectivement retracés sur les comptes bancaires de la filiale sénégalaise du groupe.
Des mouvements financiers sous la loupe des enquêteurs
L'examen des relevés bancaires d'Intermaq Sénégal SA aurait permis d'établir que le compte de la société avait été crédité d'un montant total de 16,425 milliards de FCFA. Sur cette somme, 7,2 milliards de FCFA auraient été formellement mis à la disposition de Ferdinand Coly, qui occupait alors les fonctions de coordonnateur de la structure au Sénégal.
Entendu par les enquêteurs de la Cour des comptes, l'ancien international sénégalais aurait expliqué avoir intégralement reversé cette somme à l'homme d'affaires Saïdou Amadou Kane.
Aucune procédure judiciaire engagée entre les deux hommes
Une précision importante mérite d'être relevée : contrairement à certaines informations ayant circulé ces dernières semaines évoquant l'intention de Ferdinand Coly de porter plainte contre Saïdou Kane, aucune procédure judiciaire n'avait été engagée entre les deux hommes jusqu'au vendredi 24 juillet 2026. Ce point vient nuancer les rumeurs d'un contentieux judiciaire direct entre l'ancien coordonnateur du programme et l'homme d'affaires.
Des flux financiers retracés jusqu'au cercle familial
Les investigations comptables seraient allées plus loin, permettant de retracer une partie des capitaux jusqu'au cercle familial de Saïdou Amadou Kane. Les magistrats financiers auraient ainsi identifié un flux de 1,3 milliard de FCFA crédité sur le compte bancaire de son épouse, ainsi que deux virements distincts de 500 millions de FCFA chacun au profit de ses deux enfants mineurs. Ces éléments figurent parmi les points les plus sensibles du dossier tel qu'il a été présenté jusqu'ici.
La défense de Saïdou Kane conteste le montage du dossier
L'affaire avait déjà suscité une réaction du collectif d'avocats de Saïdou Kane au mois de mai, composé notamment du bâtonnier Papa Laïty Ndiaye, de Me Boubacar Koïta et de Me Amadou Sall. Les conseils avaient dénoncé une confusion entre deux entités qu'ils considèrent comme juridiquement distinctes : Intermaq 2012 SL, société espagnole attributaire du marché, et Intermaq Sénégal, présentée par la défense comme un simple prestataire local.
Pour les avocats, cette assimilation entre les deux structures brouillerait la compréhension du montage contractuel. Ils soutiennent par ailleurs que Saïdou Kane n'était ni signataire du contrat ni bénéficiaire direct des paiements effectués par l'État, affirmant que les flux financiers avaient été versés directement à la société espagnole, conformément aux procédures administratives en vigueur et après validation par les instances compétentes.
Avec la confirmation de la saisine de l'Agent judiciaire de l'État, l'affaire Intermaq entre dans une nouvelle phase. Entre soupçons de détournement de fonds publics et contestation des éléments à charge par la défense, le dossier devrait continuer à alimenter les débats sur la gestion des marchés publics agricoles au Sénégal dans les prochaines semaines.
Une confirmation ministérielle qui relance le dossier
Interrogé sur les soupçons de surfacturation ou d'autres irrégularités susceptibles d'avoir affecté son département, le ministre a indiqué que les marchés antérieurs liés à la mécanisation agricole avaient fait l'objet d'audits. Il a précisé qu'à ce jour, le dossier Intermaq était placé sous l'autorité de l'Agent judiciaire de l'État. Cette déclaration marque une étape importante, puisqu'elle confirme officiellement la dimension désormais judiciaire de cette affaire, jusque-là essentiellement traitée sur le plan administratif et comptable.
L'origine du dossier : un marché de 85,5 milliards de FCFA
L'affaire trouve son origine dans un accord relatif à la fourniture de matériels agricoles et à la construction d'entrepôts, dans le cadre du programme Intermaq. Selon le rapport 2025 de la Cour des comptes, le marché référencé T0520/22, d'un montant de 85,5 milliards de FCFA, avait été conclu entre le gouvernement du Sénégal et la société espagnole Intermaq 2012 S.L.
Les investigations menées par les magistrats financiers auraient mis en évidence d'importants écarts entre la valeur initiale des contrats enregistrés et les volumes de capitaux effectivement retracés sur les comptes bancaires de la filiale sénégalaise du groupe.
Des mouvements financiers sous la loupe des enquêteurs
L'examen des relevés bancaires d'Intermaq Sénégal SA aurait permis d'établir que le compte de la société avait été crédité d'un montant total de 16,425 milliards de FCFA. Sur cette somme, 7,2 milliards de FCFA auraient été formellement mis à la disposition de Ferdinand Coly, qui occupait alors les fonctions de coordonnateur de la structure au Sénégal.
Entendu par les enquêteurs de la Cour des comptes, l'ancien international sénégalais aurait expliqué avoir intégralement reversé cette somme à l'homme d'affaires Saïdou Amadou Kane.
Aucune procédure judiciaire engagée entre les deux hommes
Une précision importante mérite d'être relevée : contrairement à certaines informations ayant circulé ces dernières semaines évoquant l'intention de Ferdinand Coly de porter plainte contre Saïdou Kane, aucune procédure judiciaire n'avait été engagée entre les deux hommes jusqu'au vendredi 24 juillet 2026. Ce point vient nuancer les rumeurs d'un contentieux judiciaire direct entre l'ancien coordonnateur du programme et l'homme d'affaires.
Des flux financiers retracés jusqu'au cercle familial
Les investigations comptables seraient allées plus loin, permettant de retracer une partie des capitaux jusqu'au cercle familial de Saïdou Amadou Kane. Les magistrats financiers auraient ainsi identifié un flux de 1,3 milliard de FCFA crédité sur le compte bancaire de son épouse, ainsi que deux virements distincts de 500 millions de FCFA chacun au profit de ses deux enfants mineurs. Ces éléments figurent parmi les points les plus sensibles du dossier tel qu'il a été présenté jusqu'ici.
La défense de Saïdou Kane conteste le montage du dossier
L'affaire avait déjà suscité une réaction du collectif d'avocats de Saïdou Kane au mois de mai, composé notamment du bâtonnier Papa Laïty Ndiaye, de Me Boubacar Koïta et de Me Amadou Sall. Les conseils avaient dénoncé une confusion entre deux entités qu'ils considèrent comme juridiquement distinctes : Intermaq 2012 SL, société espagnole attributaire du marché, et Intermaq Sénégal, présentée par la défense comme un simple prestataire local.
Pour les avocats, cette assimilation entre les deux structures brouillerait la compréhension du montage contractuel. Ils soutiennent par ailleurs que Saïdou Kane n'était ni signataire du contrat ni bénéficiaire direct des paiements effectués par l'État, affirmant que les flux financiers avaient été versés directement à la société espagnole, conformément aux procédures administratives en vigueur et après validation par les instances compétentes.
Avec la confirmation de la saisine de l'Agent judiciaire de l'État, l'affaire Intermaq entre dans une nouvelle phase. Entre soupçons de détournement de fonds publics et contestation des éléments à charge par la défense, le dossier devrait continuer à alimenter les débats sur la gestion des marchés publics agricoles au Sénégal dans les prochaines semaines.

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