AEE Power EPC ne veut plus répondre aux enquêteurs à Dakar
Le dossier ASER / AEE Power EPC connaît un nouveau tournant judiciaire. Selon les informations rapportées par L’Observateur, la défense d’AEE Power EPC aurait décidé de ne plus donner suite à de nouvelles convocations des enquêteurs sénégalais concernant des faits qui font parallèlement l’objet d’une instruction en Espagne.
Cette position concerne notamment Fernando Pablo, Fernando Sanchez et José González, dont l’audition aurait été sollicitée dans le cadre de l’enquête menée au Sénégal.
Dans une correspondance adressée aux enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, l’avocat de la société, Me Patrick Kabou, aurait exposé les raisons juridiques qui conduisent la défense à adopter cette nouvelle ligne.
La défense invoque le secret de l’instruction espagnole
L’argument central développé par Me Patrick Kabou repose sur l’existence d’une procédure judiciaire en Espagne. Selon la défense, la plainte déposée à Madrid contre AEE Power EPC porterait sur des faits identiques ou étroitement liés à ceux évoqués dans la plainte contre X déposée au Sénégal par le député Thierno Alassane Sall.
Pour l’avocat, cette situation aurait une conséquence directe sur la possibilité d’entendre à nouveau les dirigeants de l’entreprise au Sénégal.
La défense considère en effet que ses clients sont désormais concernés par une procédure judiciaire en Espagne et qu’ils doivent, à ce titre, respecter le secret de l’instruction.
« On ne peut pas être visé et être témoin sur les mêmes faits »
La position de la défense est résumée par une formule particulièrement forte : « On ne peut pas être visé et être témoin sur les mêmes faits. »
À travers cet argument, Me Patrick Kabou estime qu'une nouvelle audition au Sénégal pourrait placer les dirigeants concernés dans une situation juridiquement délicate, dans la mesure où les questions posées par les enquêteurs sénégalais pourraient porter sur des éléments déjà examinés par la justice espagnole.
La défense entend ainsi éviter tout risque d’interférence entre les deux procédures et privilégier, pour les faits concernés par l'instruction espagnole, le cadre judiciaire de Madrid.
Une procédure espagnole au cœur du dossier
Selon les éléments rapportés, plusieurs personnes et structures citées dans la procédure présentent un lien avec l’Espagne. La défense mentionne notamment Santander, Antonio Sala, Saidou Kane, ainsi que plusieurs dirigeants d’AEE Power EPC.
Elle souligne également que certaines des personnes concernées seraient résidentes ou établies en Espagne, ce qui renforcerait, selon elle, l’ancrage espagnol d’une partie du dossier.
Dans ce contexte, la défense estime que les investigations portant sur les faits déjà soumis à la justice espagnole doivent être conduites dans le respect de la procédure ouverte à Madrid.
Dakar ouvre une information judiciaire
Cette nouvelle position de la défense intervient alors que la procédure sénégalaise aurait elle-même franchi une nouvelle étape.
Après la clôture de l’enquête préliminaire, le Parquet financier aurait ouvert une information judiciaire et une commission rogatoire aurait été délivrée à destination de l’Espagne.
Cette commission rogatoire constitue un élément important dans le dossier. Elle permettrait aux autorités judiciaires sénégalaises de solliciter officiellement leurs homologues espagnols afin d’obtenir des informations et des pièces utiles à l’instruction.
Les dirigeants avaient déjà été entendus au Sénégal
La défense ne conteste toutefois pas le fait que certains responsables d’AEE Power EPC ont déjà répondu aux enquêteurs sénégalais.
Selon L’Observateur, le président du Conseil d’administration de la société aurait notamment été entendu les 4 et 12 août 2026, en qualité de témoin.
Des documents susceptibles d'intéresser les enquêteurs auraient également été remis à cette occasion.
Mais pour la défense, l’ouverture formelle de l’instruction en Espagne aurait changé la situation juridique. Elle considère désormais que les auditions portant sur les mêmes faits doivent être traitées dans le cadre de la procédure espagnole.
La commission rogatoire comme moyen de coopération judiciaire
Pour Me Patrick Kabou, la commission rogatoire adressée à l’Espagne constitue précisément le mécanisme permettant aux deux systèmes judiciaires de coopérer.
La défense estime que le juge sénégalais peut ainsi solliciter son homologue espagnol pour obtenir les pièces nécessaires à l’avancement de l’enquête, sans nécessairement procéder à de nouvelles auditions des dirigeants concernés à Dakar.
Des documents bancaires, notamment en lien avec Santander, auraient déjà été versés dans la procédure espagnole, selon les éléments rapportés.
Cette coopération judiciaire pourrait donc devenir déterminante pour permettre aux magistrats sénégalais d’accéder aux informations susceptibles d’éclairer les différents volets du dossier.
AEE Power EPC maintient ses démarches au Sénégal
Le refus de nouvelles auditions ne signifierait toutefois pas, selon la défense, qu’AEE Power EPC entend se désengager de la procédure sénégalaise.
La société maintiendrait notamment les démarches qu’elle entend engager contre Thierno Alassane Sall et continuerait à agir au Sénégal par l’intermédiaire de ses conseils.
Me Patrick Kabou travaillerait notamment en coordination avec Me Ousseynou Gaye, avocat domiciliataire de la société au Sénégal.
La défense opère ainsi une distinction entre les faits qu’elle estime relever de la procédure espagnole et ceux qu’elle considère comme relevant de la compétence des juridictions sénégalaises.
Une bataille judiciaire désormais entre Dakar et Madrid
La question de la compétence territoriale apparaît désormais comme l’un des enjeux majeurs du dossier.
Selon la position défendue par AEE Power EPC, les faits qui auraient été commis au Sénégal et qui impliqueraient Thierno Alassane Sall doivent pouvoir être examinés par les juridictions sénégalaises.
En revanche, pour les faits déjà concernés par l’instruction ouverte en Espagne, la société réclame le respect de la procédure judiciaire madrilène.
L’affaire ASER / AEE Power EPC se retrouve ainsi au croisement de deux procédures judiciaires et d’un mécanisme de coopération internationale. L’utilisation de la commission rogatoire pourrait permettre aux magistrats des deux pays de coordonner leurs démarches et d’éviter que les mêmes faits ne soient examinés de manière contradictoire.
Le dossier ASER / AEE Power EPC connaît un nouveau tournant judiciaire. Selon les informations rapportées par L’Observateur, la défense d’AEE Power EPC aurait décidé de ne plus donner suite à de nouvelles convocations des enquêteurs sénégalais concernant des faits qui font parallèlement l’objet d’une instruction en Espagne.
Cette position concerne notamment Fernando Pablo, Fernando Sanchez et José González, dont l’audition aurait été sollicitée dans le cadre de l’enquête menée au Sénégal.
Dans une correspondance adressée aux enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane, l’avocat de la société, Me Patrick Kabou, aurait exposé les raisons juridiques qui conduisent la défense à adopter cette nouvelle ligne.
La défense invoque le secret de l’instruction espagnole
L’argument central développé par Me Patrick Kabou repose sur l’existence d’une procédure judiciaire en Espagne. Selon la défense, la plainte déposée à Madrid contre AEE Power EPC porterait sur des faits identiques ou étroitement liés à ceux évoqués dans la plainte contre X déposée au Sénégal par le député Thierno Alassane Sall.
Pour l’avocat, cette situation aurait une conséquence directe sur la possibilité d’entendre à nouveau les dirigeants de l’entreprise au Sénégal.
La défense considère en effet que ses clients sont désormais concernés par une procédure judiciaire en Espagne et qu’ils doivent, à ce titre, respecter le secret de l’instruction.
« On ne peut pas être visé et être témoin sur les mêmes faits »
La position de la défense est résumée par une formule particulièrement forte : « On ne peut pas être visé et être témoin sur les mêmes faits. »
À travers cet argument, Me Patrick Kabou estime qu'une nouvelle audition au Sénégal pourrait placer les dirigeants concernés dans une situation juridiquement délicate, dans la mesure où les questions posées par les enquêteurs sénégalais pourraient porter sur des éléments déjà examinés par la justice espagnole.
La défense entend ainsi éviter tout risque d’interférence entre les deux procédures et privilégier, pour les faits concernés par l'instruction espagnole, le cadre judiciaire de Madrid.
Une procédure espagnole au cœur du dossier
Selon les éléments rapportés, plusieurs personnes et structures citées dans la procédure présentent un lien avec l’Espagne. La défense mentionne notamment Santander, Antonio Sala, Saidou Kane, ainsi que plusieurs dirigeants d’AEE Power EPC.
Elle souligne également que certaines des personnes concernées seraient résidentes ou établies en Espagne, ce qui renforcerait, selon elle, l’ancrage espagnol d’une partie du dossier.
Dans ce contexte, la défense estime que les investigations portant sur les faits déjà soumis à la justice espagnole doivent être conduites dans le respect de la procédure ouverte à Madrid.
Dakar ouvre une information judiciaire
Cette nouvelle position de la défense intervient alors que la procédure sénégalaise aurait elle-même franchi une nouvelle étape.
Après la clôture de l’enquête préliminaire, le Parquet financier aurait ouvert une information judiciaire et une commission rogatoire aurait été délivrée à destination de l’Espagne.
Cette commission rogatoire constitue un élément important dans le dossier. Elle permettrait aux autorités judiciaires sénégalaises de solliciter officiellement leurs homologues espagnols afin d’obtenir des informations et des pièces utiles à l’instruction.
Les dirigeants avaient déjà été entendus au Sénégal
La défense ne conteste toutefois pas le fait que certains responsables d’AEE Power EPC ont déjà répondu aux enquêteurs sénégalais.
Selon L’Observateur, le président du Conseil d’administration de la société aurait notamment été entendu les 4 et 12 août 2026, en qualité de témoin.
Des documents susceptibles d'intéresser les enquêteurs auraient également été remis à cette occasion.
Mais pour la défense, l’ouverture formelle de l’instruction en Espagne aurait changé la situation juridique. Elle considère désormais que les auditions portant sur les mêmes faits doivent être traitées dans le cadre de la procédure espagnole.
La commission rogatoire comme moyen de coopération judiciaire
Pour Me Patrick Kabou, la commission rogatoire adressée à l’Espagne constitue précisément le mécanisme permettant aux deux systèmes judiciaires de coopérer.
La défense estime que le juge sénégalais peut ainsi solliciter son homologue espagnol pour obtenir les pièces nécessaires à l’avancement de l’enquête, sans nécessairement procéder à de nouvelles auditions des dirigeants concernés à Dakar.
Des documents bancaires, notamment en lien avec Santander, auraient déjà été versés dans la procédure espagnole, selon les éléments rapportés.
Cette coopération judiciaire pourrait donc devenir déterminante pour permettre aux magistrats sénégalais d’accéder aux informations susceptibles d’éclairer les différents volets du dossier.
AEE Power EPC maintient ses démarches au Sénégal
Le refus de nouvelles auditions ne signifierait toutefois pas, selon la défense, qu’AEE Power EPC entend se désengager de la procédure sénégalaise.
La société maintiendrait notamment les démarches qu’elle entend engager contre Thierno Alassane Sall et continuerait à agir au Sénégal par l’intermédiaire de ses conseils.
Me Patrick Kabou travaillerait notamment en coordination avec Me Ousseynou Gaye, avocat domiciliataire de la société au Sénégal.
La défense opère ainsi une distinction entre les faits qu’elle estime relever de la procédure espagnole et ceux qu’elle considère comme relevant de la compétence des juridictions sénégalaises.
Une bataille judiciaire désormais entre Dakar et Madrid
La question de la compétence territoriale apparaît désormais comme l’un des enjeux majeurs du dossier.
Selon la position défendue par AEE Power EPC, les faits qui auraient été commis au Sénégal et qui impliqueraient Thierno Alassane Sall doivent pouvoir être examinés par les juridictions sénégalaises.
En revanche, pour les faits déjà concernés par l’instruction ouverte en Espagne, la société réclame le respect de la procédure judiciaire madrilène.
L’affaire ASER / AEE Power EPC se retrouve ainsi au croisement de deux procédures judiciaires et d’un mécanisme de coopération internationale. L’utilisation de la commission rogatoire pourrait permettre aux magistrats des deux pays de coordonner leurs démarches et d’éviter que les mêmes faits ne soient examinés de manière contradictoire.

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