Selon les données de la société de suivi maritime TankerTrackers.com, le géant pétrolier saoudien Aramco a chargé dimanche environ 14 millions de barils de brut à bord de sept superpétroliers dans le Golfe arabo-persique, alors que le royaume intensifie ses chargements depuis ses terminaux d'exportation du Golfe. Les sept navires concernés sont des VLCC (Very Large Crude Carriers), la catégorie de pétroliers la plus imposante utilisée pour le transport de brut. Des images satellite consultées par Reuters semblent d'ailleurs montrer sept pétroliers positionnés dimanche à proximité du port saoudien de Ras Tanura. Sollicité, un porte-parole d'Aramco a refusé de commenter ces informations.
Ce chargement simultané de sept navires suggère une augmentation notable des volumes d'approvisionnement saoudiens. Dans une note publiée le 18 septembre, des analystes de JP Morgan indiquaient déjà que les données satellitaires montraient un flux moyen de pétrole saoudien transitant par le détroit d'Ormuz de 2,9 millions de barils par jour au cours des six jours précédents, contre seulement 700 000 barils par jour en août.
Un basculement des chargements de la mer Rouge vers le Golfe
Cette réorganisation logistique fait suite à des attaques de drones ayant contraint l'Arabie saoudite à fermer, le 13 septembre, son oléoduc Est-Ouest, provoquant l'arrêt des chargements de brut au port pétrolier de Yanbu, sur la mer Rouge. Dans la foulée de cette interruption, Aramco a dû annuler certaines ventes de cargaisons destinées à des clients européens, tout en renforçant ses ventes vers l'Asie pour le brut chargé depuis ses ports orientaux, situés à l'intérieur du détroit d'Ormuz.
Au cours de la semaine écoulée, les chargements de brut saoudien se sont ainsi clairement déplacés de la mer Rouge vers le Golfe arabo-persique. Selon la société Vortexa, autre spécialiste du suivi des flux pétroliers, les chargements saoudiens depuis le Golfe ont atteint en moyenne environ 3,7 millions de barils par jour depuis le 12 septembre, contre 2,9 millions de barils par jour plus tôt dans le mois. À titre de comparaison, les chargements saoudiens via la mer Rouge s'établissaient en moyenne à 3,9 millions de barils par jour sur la période du 1er au 11 septembre, avant l'attaque de l'oléoduc.
Selon des sources commerciales citées la semaine dernière par Reuters, l'Arabie saoudite a par ailleurs vendu environ 60 millions de barils de brut depuis son port de Ras Tanura, à l'intérieur du détroit d'Ormuz, pour un chargement via transfert de navire à navire au port omanais de Sohar, ce mois-ci et le mois prochain — une manœuvre logistique permettant de contourner les risques liés à la navigation directe dans une zone de conflit tout en poursuivant l'acheminement du brut vers ses clients internationaux.
Ce chargement simultané de sept navires suggère une augmentation notable des volumes d'approvisionnement saoudiens. Dans une note publiée le 18 septembre, des analystes de JP Morgan indiquaient déjà que les données satellitaires montraient un flux moyen de pétrole saoudien transitant par le détroit d'Ormuz de 2,9 millions de barils par jour au cours des six jours précédents, contre seulement 700 000 barils par jour en août.
Un basculement des chargements de la mer Rouge vers le Golfe
Cette réorganisation logistique fait suite à des attaques de drones ayant contraint l'Arabie saoudite à fermer, le 13 septembre, son oléoduc Est-Ouest, provoquant l'arrêt des chargements de brut au port pétrolier de Yanbu, sur la mer Rouge. Dans la foulée de cette interruption, Aramco a dû annuler certaines ventes de cargaisons destinées à des clients européens, tout en renforçant ses ventes vers l'Asie pour le brut chargé depuis ses ports orientaux, situés à l'intérieur du détroit d'Ormuz.
Au cours de la semaine écoulée, les chargements de brut saoudien se sont ainsi clairement déplacés de la mer Rouge vers le Golfe arabo-persique. Selon la société Vortexa, autre spécialiste du suivi des flux pétroliers, les chargements saoudiens depuis le Golfe ont atteint en moyenne environ 3,7 millions de barils par jour depuis le 12 septembre, contre 2,9 millions de barils par jour plus tôt dans le mois. À titre de comparaison, les chargements saoudiens via la mer Rouge s'établissaient en moyenne à 3,9 millions de barils par jour sur la période du 1er au 11 septembre, avant l'attaque de l'oléoduc.
Selon des sources commerciales citées la semaine dernière par Reuters, l'Arabie saoudite a par ailleurs vendu environ 60 millions de barils de brut depuis son port de Ras Tanura, à l'intérieur du détroit d'Ormuz, pour un chargement via transfert de navire à navire au port omanais de Sohar, ce mois-ci et le mois prochain — une manœuvre logistique permettant de contourner les risques liés à la navigation directe dans une zone de conflit tout en poursuivant l'acheminement du brut vers ses clients internationaux.
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