Le mouvement de vente sur les marchés obligataires mondiaux s'est encore intensifié ce mardi. Au Royaume-Uni, les gilts à 10 ans ont grimpé jusqu'à 5,25 %, tandis que les échéances à 30 ans ont atteint 5,89 %, un plus haut depuis 1998. Aux États-Unis, le rendement du Trésor à 10 ans a dépassé 4,77 %, et au Japon, celui à 10 ans a frôlé les 3 %, un niveau plus vu depuis près de trente ans.
Plusieurs facteurs se combinent : la remontée des prix du pétrole liée aux tensions en Iran, la persistance de l'inflation aux États-Unis évoquée par le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh, et une probabilité désormais estimée à près de 70 % d'un relèvement des taux directeurs américains le 16 septembre. Les investisseurs s'inquiètent aussi de niveaux d'endettement public jugés difficilement soutenables en Europe, au Japon et outre-Atlantique.
Conséquence directe : les indices boursiers américains ont ouvert en baisse, le Dow Jones perdant plusieurs centaines de points, tandis que le Nasdaq, plus sensible à la remontée des taux, reculait d'environ 1 %. Le secteur technologique, très dépendant du crédit bon marché, a particulièrement souffert. Le Trésor américain aurait même dû intervenir pour tenter de calmer la nervosité des marchés selon plusieurs analystes.
Tags : obligations, taux d'intérêt, marchés financiers, inflation, Réserve fédérale, dette publique, Wall Street, économie mondiale
Plusieurs facteurs se combinent : la remontée des prix du pétrole liée aux tensions en Iran, la persistance de l'inflation aux États-Unis évoquée par le président de la Réserve fédérale Kevin Warsh, et une probabilité désormais estimée à près de 70 % d'un relèvement des taux directeurs américains le 16 septembre. Les investisseurs s'inquiètent aussi de niveaux d'endettement public jugés difficilement soutenables en Europe, au Japon et outre-Atlantique.
Conséquence directe : les indices boursiers américains ont ouvert en baisse, le Dow Jones perdant plusieurs centaines de points, tandis que le Nasdaq, plus sensible à la remontée des taux, reculait d'environ 1 %. Le secteur technologique, très dépendant du crédit bon marché, a particulièrement souffert. Le Trésor américain aurait même dû intervenir pour tenter de calmer la nervosité des marchés selon plusieurs analystes.
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