Le programme d'aide alimentaire SNAP, qui bénéficie à plus de 38 millions d'Américains, traverse une période de profonde incertitude à l'approche du mois d'octobre. En cause : la loi budgétaire républicaine surnommée « One Big Beautiful Bill », qui a durci les conditions d'éligibilité et prévoit un transfert progressif du financement du programme depuis le gouvernement fédéral vers les États.
Selon le Center on Budget and Policy Priorities, environ 5 millions de personnes, dont plus de 1,5 million d'enfants, ont déjà perdu l'accès à ces prestations depuis l'entrée en vigueur de la loi, notamment en raison du relèvement de l'âge limite pour les obligations de travail, désormais fixé à 64 ans contre 54 auparavant, et d'un durcissement des démarches administratives.
La situation devrait encore se complexifier à partir du 1er octobre, lorsque les États devront prendre en charge 75 % des coûts administratifs du programme, contre 50 % actuellement. À partir de 2027, ils devront également assumer une part croissante du coût des prestations elles-mêmes, calculée en fonction de leur taux d'erreur de versement, une charge supplémentaire pouvant représenter plusieurs centaines de millions de dollars pour certains États. Plusieurs organisations d'aide alimentaire appellent le Congrès à adopter une résolution permettant de repousser l'entrée en vigueur de ces nouvelles règles, le temps de laisser aux États davantage de marge pour s'y préparer.
Face à cette incertitude grandissante, les banques alimentaires du pays se retrouvent en première ligne pour combler les besoins non couverts, dans un contexte déjà marqué par la hausse du coût de la vie et des prix alimentaires aux États-Unis.
TAGS : États-Unis, SNAP, aide alimentaire, pauvreté, budget fédéral, politique sociale, Congrès américain
Selon le Center on Budget and Policy Priorities, environ 5 millions de personnes, dont plus de 1,5 million d'enfants, ont déjà perdu l'accès à ces prestations depuis l'entrée en vigueur de la loi, notamment en raison du relèvement de l'âge limite pour les obligations de travail, désormais fixé à 64 ans contre 54 auparavant, et d'un durcissement des démarches administratives.
La situation devrait encore se complexifier à partir du 1er octobre, lorsque les États devront prendre en charge 75 % des coûts administratifs du programme, contre 50 % actuellement. À partir de 2027, ils devront également assumer une part croissante du coût des prestations elles-mêmes, calculée en fonction de leur taux d'erreur de versement, une charge supplémentaire pouvant représenter plusieurs centaines de millions de dollars pour certains États. Plusieurs organisations d'aide alimentaire appellent le Congrès à adopter une résolution permettant de repousser l'entrée en vigueur de ces nouvelles règles, le temps de laisser aux États davantage de marge pour s'y préparer.
Face à cette incertitude grandissante, les banques alimentaires du pays se retrouvent en première ligne pour combler les besoins non couverts, dans un contexte déjà marqué par la hausse du coût de la vie et des prix alimentaires aux États-Unis.
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