Begoña Gómez renvoyée devant la justice
Un juge espagnol a décidé de renvoyer Begoña Gómez, épouse du Premier ministre Pedro Sánchez, devant un tribunal dans le cadre d'une enquête portant sur des faits présumés de corruption.
Le magistrat Juan Carlos Peinado lui a ordonné de remettre son passeport, lui a interdit de quitter l'Espagne et l'a contrainte à se présenter au tribunal deux fois par mois, dans l'attente de son procès.
Plusieurs accusations portées contre l'épouse du Premier ministre
L'enquête judiciaire vise notamment des soupçons :
de trafic d'influence ;
de détournement de fonds ;
de corruption dans des activités commerciales ;
de mauvaise gestion de fonds publics.
Les enquêteurs soupçonnent Begoña Gómez d'avoir utilisé son statut d'épouse du chef du gouvernement pour favoriser sa carrière universitaire à Madrid.
Elle rejette l'ensemble de ces accusations, tout comme Pedro Sánchez, qui affirme depuis le début que cette procédure est motivée par des considérations politiques.
Une affaire née en 2024
L'enquête a été ouverte en 2024 après une plainte déposée par Manos Limpias (« Mains propres »), une organisation se présentant comme un groupe de lutte contre la corruption et souvent associée à l'extrême droite espagnole.
À l'époque, Pedro Sánchez avait suspendu ses activités publiques pendant plusieurs jours afin de réfléchir à son maintien à la tête du gouvernement.
D'autres proches également visés
Cette affaire s'ajoute à plusieurs enquêtes qui touchent l'entourage politique et familial du Premier ministre espagnol.
Parmi les dossiers en cours figurent notamment :
une enquête visant l'ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, qui nie toute irrégularité ;
des poursuites contre l'ancien ministre José Luis Ábalos, accusé d'avoir perçu des commissions illicites lors de l'achat de masques pendant la pandémie de Covid-19 ;
le procès de David Sánchez, frère du Premier ministre, poursuivi pour un présumé trafic d'influence lié à une nomination.
Par ailleurs, le siège du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a récemment fait l'objet d'une perquisition dans le cadre d'une enquête sur un éventuel détournement de fonds.
Pedro Sánchez sous pression politique
Si Pedro Sánchez n'est personnellement mis en cause dans aucune de ces procédures, leur accumulation fragilise sa coalition gouvernementale.
Le chef de l'opposition conservatrice, Alberto Núñez Feijóo, estime que le gouvernement est « à l'agonie » et réclame la démission du Premier ministre.
Les prochaines élections législatives doivent se tenir au plus tard en août 2027, mais plusieurs observateurs jugent qu'un scrutin anticipé reste possible si la coalition venait à perdre son soutien parlementaire.
Malgré ce contexte difficile, Pedro Sánchez continue d'affirmer qu'il mènera son mandat jusqu'à son terme.
Un juge espagnol a décidé de renvoyer Begoña Gómez, épouse du Premier ministre Pedro Sánchez, devant un tribunal dans le cadre d'une enquête portant sur des faits présumés de corruption.
Le magistrat Juan Carlos Peinado lui a ordonné de remettre son passeport, lui a interdit de quitter l'Espagne et l'a contrainte à se présenter au tribunal deux fois par mois, dans l'attente de son procès.
Plusieurs accusations portées contre l'épouse du Premier ministre
L'enquête judiciaire vise notamment des soupçons :
de trafic d'influence ;
de détournement de fonds ;
de corruption dans des activités commerciales ;
de mauvaise gestion de fonds publics.
Les enquêteurs soupçonnent Begoña Gómez d'avoir utilisé son statut d'épouse du chef du gouvernement pour favoriser sa carrière universitaire à Madrid.
Elle rejette l'ensemble de ces accusations, tout comme Pedro Sánchez, qui affirme depuis le début que cette procédure est motivée par des considérations politiques.
Une affaire née en 2024
L'enquête a été ouverte en 2024 après une plainte déposée par Manos Limpias (« Mains propres »), une organisation se présentant comme un groupe de lutte contre la corruption et souvent associée à l'extrême droite espagnole.
À l'époque, Pedro Sánchez avait suspendu ses activités publiques pendant plusieurs jours afin de réfléchir à son maintien à la tête du gouvernement.
D'autres proches également visés
Cette affaire s'ajoute à plusieurs enquêtes qui touchent l'entourage politique et familial du Premier ministre espagnol.
Parmi les dossiers en cours figurent notamment :
une enquête visant l'ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, qui nie toute irrégularité ;
des poursuites contre l'ancien ministre José Luis Ábalos, accusé d'avoir perçu des commissions illicites lors de l'achat de masques pendant la pandémie de Covid-19 ;
le procès de David Sánchez, frère du Premier ministre, poursuivi pour un présumé trafic d'influence lié à une nomination.
Par ailleurs, le siège du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a récemment fait l'objet d'une perquisition dans le cadre d'une enquête sur un éventuel détournement de fonds.
Pedro Sánchez sous pression politique
Si Pedro Sánchez n'est personnellement mis en cause dans aucune de ces procédures, leur accumulation fragilise sa coalition gouvernementale.
Le chef de l'opposition conservatrice, Alberto Núñez Feijóo, estime que le gouvernement est « à l'agonie » et réclame la démission du Premier ministre.
Les prochaines élections législatives doivent se tenir au plus tard en août 2027, mais plusieurs observateurs jugent qu'un scrutin anticipé reste possible si la coalition venait à perdre son soutien parlementaire.
Malgré ce contexte difficile, Pedro Sánchez continue d'affirmer qu'il mènera son mandat jusqu'à son terme.

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