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Encadrement des fonds spéciaux au Sénégal: Amadou Ba dénonce les « subterfuges » de l'Exécutif et le feu vert du Conseil constitutionnel



Dakar, Sénégal – La bataille politique et institutionnelle autour de l'encadrement des fonds spéciaux franchit un nouveau cap à l'Assemblée nationale. Dans un communiqué incisif, le député de l'opposition Amadou Ba est revenu sur la décision récente du Conseil constitutionnel, estimant que le refus de réglementer ces ressources financières porte un coup fatal aux promesses de gouvernance vertueuse et au concept de « Jub, Jubal, Jubanti » prôné par le pouvoir en place.

Le parlementaire a rappelé la trajectoire procédurale de ce dossier hautement sensible. Après une première injonction du Conseil constitutionnel exigeant une modification de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) pour encadrer les fonds réservés de la Présidence, la représentation nationale s'était exécutée. Selon le député, cette initiative parlementaire visait à mettre l'Exécutif face à ses engagements de transparence budgétaire et de redevabilité envers le peuple sénégalais.

Pour faire échec à cette tentative d'encadrement, le député Amadou Ba accuse le Chef de l'État d'avoir recouru au mécanisme de l'article constitutionnel relatif au « vote bloqué ». En déposant des amendements gouvernementaux pour contourner la volonté des députés, le pouvoir exécutif aurait, selon lui, utilisé un artifice juridique validé à tort par le Conseil constitutionnel, au détriment de l'autonomie et des prérogatives du Pouvoir législatif.

Abordant la portée politique de cet arbitrage, le parlementaire qualifie cette décision judiciaire de « victoire à la Pyrrhus ». Pour l'honorable Amadou Ba, si le gouvernement obtient gain de cause sur le terrain strictement juridique et procédural, il subit en réalité un revers politique majeur aux yeux de l'opinion publique, en actant le refus d'assujettir les fonds secrets aux règles habituelles de contrôle de la dépense publique.

Enfin, l'élu met en garde les citoyens contre la désinformation et la rhétorique des « vacarmistes » médiatiques. Il affirme que l'Assemblée nationale a pleinement rempli sa mission d'alerte et de contrôle, tout en regrettant que le Conseil constitutionnel se soit prêté, selon ses termes, à la validation de subterfuges juridiques qui fragilisent l'équilibre des pouvoirs et les principes d'un État de droit exemplaire.

Rédigé par le Jeudi 15 Octobre 2026 à 21:06


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