Dans une déclaration commune publiée jeudi 20 août 2026, les sept pays ont exprimé leur vive inquiétude face à ce projet, estimant qu’il pourrait compromettre davantage les perspectives d’une solution à deux États.
Sept pays européens et alliés dénoncent le projet E1
La déclaration est signée par quatre États membres de l’Union européenne — France, Allemagne, Italie et Pays-Bas — ainsi que par le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada.
Les signataires demandent à Israël de retirer les projets concernés et de mettre fin à l’expansion des colonies en Cisjordanie.
Ils justifient leur position par la situation particulièrement tendue dans le territoire palestinien occupé, marquée, selon eux, par une intensification des violences commises par des colons contre des civils ainsi que par de fortes restrictions affectant l’économie palestinienne.
Pourquoi le projet E1 est-il aussi sensible ?
Le secteur E1 se situe à l’est de Jérusalem, entre la ville et la colonie israélienne de Maale Adumim.
Le projet porte sur une zone d'environ 12 kilomètres carrés et prévoit à terme la construction d'environ 3 400 logements.
Ses détracteurs estiment que la réalisation de ces constructions pourrait créer une continuité territoriale entre certaines colonies israéliennes et Jérusalem-Est, tout en fragmentant davantage la Cisjordanie.
Les sept pays signataires considèrent ainsi que le projet pourrait rendre plus difficile la création d'un futur État palestinien territorialement viable.
L’ONU évoque une « menace existentielle »
Le projet E1 suscite également des inquiétudes au sein des Nations unies.
Le secrétaire général de l’ONU a qualifié le plan de « menace existentielle » pour la continuité territoriale d’un futur État palestinien.
La question des colonies israéliennes en Cisjordanie demeure depuis plusieurs années l’un des principaux points de tension du conflit israélo-palestinien et du processus diplomatique autour de la solution à deux États.
Londres durcit le ton face à Israël
Le Royaume-Uni a également adopté une position ferme.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a demandé l’abandon du projet et la fin de l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie.
Londres a par ailleurs convoqué le chargé d’affaires israélien afin de lui faire part de ses préoccupations.
Le gouvernement britannique affirme que le développement du secteur E1 risque de porter gravement atteinte aux perspectives d'une solution fondée sur deux États.
Gideon Sa’ar rejette les critiques britanniques
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a rejeté les critiques formulées par Londres.
Il a notamment dénoncé ce qu'il considère comme un « ton condescendant » et accusé le Royaume-Uni de concentrer ses critiques sur Israël tout en négligeant, selon lui, l'extrémisme palestinien.
Gideon Sa’ar a également affirmé qu’Israël entendait défendre ses droits, ses intérêts et sa population.
Cette réaction illustre le profond désaccord entre le gouvernement israélien et plusieurs partenaires occidentaux sur la politique de colonisation en Cisjordanie.
Plus de 1 200 logements au cœur de la nouvelle polémique
Selon l’ONG israélienne Peace Now, le ministère israélien du Logement a publié le 18 août un appel d’offres portant sur plus de 1 200 logements dans le cadre du projet E1.
Les candidatures doivent être déposées avant le 19 octobre, quelques jours avant les élections israéliennes prévues le 27 octobre.
L’organisation estime que ces logements représentent environ un tiers du projet global et accuse le gouvernement israélien de vouloir accélérer les procédures de construction avant le scrutin.
Une question au cœur de la solution à deux États
La Cisjordanie abrite environ trois millions de Palestiniens, ainsi qu'environ 500 000 colons israéliens, selon les chiffres cités dans le dossier.
Pour les pays opposés au projet E1, son développement risque d'accentuer la fragmentation du territoire palestinien et de rendre encore plus complexe la perspective d'un règlement politique fondé sur la création de deux États.
La nouvelle polémique autour de l'appel d'offres intervient ainsi dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par la poursuite des violences et par de profondes divergences internationales sur l'avenir des territoires palestiniens.
À retenir
7 pays demandent à Israël d'abandonner le projet E1.
Un appel d'offres porte sur plus de 1 200 logements.
Le projet global prévoit environ 3 400 logements.
La zone E1 se situe entre Jérusalem et Maale Adumim.
Plusieurs gouvernements occidentaux estiment que le projet menace la solution à deux États.
Israël rejette les critiques et affirme vouloir défendre ses intérêts et sa population.
Sept pays européens et alliés dénoncent le projet E1
La déclaration est signée par quatre États membres de l’Union européenne — France, Allemagne, Italie et Pays-Bas — ainsi que par le Royaume-Uni, la Norvège et le Canada.
Les signataires demandent à Israël de retirer les projets concernés et de mettre fin à l’expansion des colonies en Cisjordanie.
Ils justifient leur position par la situation particulièrement tendue dans le territoire palestinien occupé, marquée, selon eux, par une intensification des violences commises par des colons contre des civils ainsi que par de fortes restrictions affectant l’économie palestinienne.
Pourquoi le projet E1 est-il aussi sensible ?
Le secteur E1 se situe à l’est de Jérusalem, entre la ville et la colonie israélienne de Maale Adumim.
Le projet porte sur une zone d'environ 12 kilomètres carrés et prévoit à terme la construction d'environ 3 400 logements.
Ses détracteurs estiment que la réalisation de ces constructions pourrait créer une continuité territoriale entre certaines colonies israéliennes et Jérusalem-Est, tout en fragmentant davantage la Cisjordanie.
Les sept pays signataires considèrent ainsi que le projet pourrait rendre plus difficile la création d'un futur État palestinien territorialement viable.
L’ONU évoque une « menace existentielle »
Le projet E1 suscite également des inquiétudes au sein des Nations unies.
Le secrétaire général de l’ONU a qualifié le plan de « menace existentielle » pour la continuité territoriale d’un futur État palestinien.
La question des colonies israéliennes en Cisjordanie demeure depuis plusieurs années l’un des principaux points de tension du conflit israélo-palestinien et du processus diplomatique autour de la solution à deux États.
Londres durcit le ton face à Israël
Le Royaume-Uni a également adopté une position ferme.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a demandé l’abandon du projet et la fin de l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie.
Londres a par ailleurs convoqué le chargé d’affaires israélien afin de lui faire part de ses préoccupations.
Le gouvernement britannique affirme que le développement du secteur E1 risque de porter gravement atteinte aux perspectives d'une solution fondée sur deux États.
Gideon Sa’ar rejette les critiques britanniques
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a rejeté les critiques formulées par Londres.
Il a notamment dénoncé ce qu'il considère comme un « ton condescendant » et accusé le Royaume-Uni de concentrer ses critiques sur Israël tout en négligeant, selon lui, l'extrémisme palestinien.
Gideon Sa’ar a également affirmé qu’Israël entendait défendre ses droits, ses intérêts et sa population.
Cette réaction illustre le profond désaccord entre le gouvernement israélien et plusieurs partenaires occidentaux sur la politique de colonisation en Cisjordanie.
Plus de 1 200 logements au cœur de la nouvelle polémique
Selon l’ONG israélienne Peace Now, le ministère israélien du Logement a publié le 18 août un appel d’offres portant sur plus de 1 200 logements dans le cadre du projet E1.
Les candidatures doivent être déposées avant le 19 octobre, quelques jours avant les élections israéliennes prévues le 27 octobre.
L’organisation estime que ces logements représentent environ un tiers du projet global et accuse le gouvernement israélien de vouloir accélérer les procédures de construction avant le scrutin.
Une question au cœur de la solution à deux États
La Cisjordanie abrite environ trois millions de Palestiniens, ainsi qu'environ 500 000 colons israéliens, selon les chiffres cités dans le dossier.
Pour les pays opposés au projet E1, son développement risque d'accentuer la fragmentation du territoire palestinien et de rendre encore plus complexe la perspective d'un règlement politique fondé sur la création de deux États.
La nouvelle polémique autour de l'appel d'offres intervient ainsi dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par la poursuite des violences et par de profondes divergences internationales sur l'avenir des territoires palestiniens.
À retenir
7 pays demandent à Israël d'abandonner le projet E1.
Un appel d'offres porte sur plus de 1 200 logements.
Le projet global prévoit environ 3 400 logements.
La zone E1 se situe entre Jérusalem et Maale Adumim.
Plusieurs gouvernements occidentaux estiment que le projet menace la solution à deux États.
Israël rejette les critiques et affirme vouloir défendre ses intérêts et sa population.

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