Une île stratégique tombe aux mains des Houthis
Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont pris le contrôle de l'île de Mayyun, également connue sous le nom de Perim, après le retrait des forces gouvernementales yéménites la veille. Cette île rocheuse, qui divise la partie la plus étroite du détroit de Bab al-Mandeb en deux voies de navigation distinctes, constitue une position stratégique majeure pour le contrôle de cette route maritime cruciale.
Selon un responsable gouvernemental local cité par plusieurs agences de presse, les Houthis ont ainsi achevé leur prise de contrôle de l'ensemble de la zone de Bab al-Mandeb, un jour seulement après avoir déjà capturé la ville portuaire de Mokha, sur la côte de la mer Rouge.
Un embargo maritime visant les navires saoudiens
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a précisé que la navigation maritime restait sûre pour l'ensemble des compagnies, à l'exception des navires liés à l'Arabie saoudite, déjà visés par un embargo du groupe. Cette annonce confirme la volonté des Houthis d'utiliser leur nouvelle position pour exercer une pression ciblée sur le royaume saoudien, sans pour autant bloquer totalement le trafic maritime international.
Un trafic maritime déjà divisé par deux
Les conséquences de cette prise de contrôle se font sentir presque immédiatement sur le terrain. Selon des données préliminaires de la société Kpler, le nombre total de traversées de navires dans le détroit est tombé à 15 le vendredi, contre 30 la veille, soit une baisse de moitié. Parmi ces navires, transportant notamment du pétrole brut, des céréales et de l'acier, six ont quitté la mer Rouge tandis que neuf y sont entrés.
Un chokepoint qui concentre environ un tiers du commerce mondial
Le détroit de Bab al-Mandeb figure parmi les points de passage maritimes les plus stratégiques au monde, avec environ 8,1 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers transitant chaque jour par cette voie au deuxième trimestre 2026, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Combinée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, cette nouvelle prise de contrôle place désormais environ un tiers du trafic pétrolier maritime mondial sous une forme de pression directe des forces iraniennes et de leurs alliés.
Des alternatives de transport coûteuses pour les armateurs
Selon Caroline Rose, directrice principale au Soufan Center, cette mainmise des Houthis sur l'île de Mayyun et sur le littoral yéménite crée un véritable verrou, susceptible de contraindre les opérateurs maritimes à envisager des alternatives bien plus onéreuses. Plutôt que de transiter par la mer Rouge et le canal de Suez pour rejoindre l'Europe, certains navires pourraient désormais devoir emprunter un itinéraire beaucoup plus long, passant par le cap de Bonne-Espérance et l'océan Atlantique.
Une offensive qui s'inscrit dans une avancée plus large
Cette prise de contrôle du détroit s'inscrit dans une offensive plus vaste menée par les Houthis le long de la côte occidentale du Yémen depuis plusieurs mois, avec la capture successive de plusieurs villes et îles, dont Hodeïda, Hays, Al-Khawkhah et plus récemment Mokha. Cette progression aurait été menée avec l'appui direct des Gardiens de la révolution iraniens, selon plusieurs sources gouvernementales et régionales, dans le cadre d'une stratégie visant à ouvrir un nouveau front dans le conflit opposant Téhéran aux États-Unis.
Avec la prise de l'île de Mayyun, les Houthis complètent leur contrôle sur le détroit de Bab al-Mandeb, l'un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. Cette évolution, qui s'ajoute aux tensions déjà existantes autour du détroit d'Ormuz, fait peser une pression supplémentaire sur le commerce maritime mondial et sur les prix de l'énergie, dans un contexte régional déjà marqué par plusieurs conflits imbriqués.
Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont pris le contrôle de l'île de Mayyun, également connue sous le nom de Perim, après le retrait des forces gouvernementales yéménites la veille. Cette île rocheuse, qui divise la partie la plus étroite du détroit de Bab al-Mandeb en deux voies de navigation distinctes, constitue une position stratégique majeure pour le contrôle de cette route maritime cruciale.
Selon un responsable gouvernemental local cité par plusieurs agences de presse, les Houthis ont ainsi achevé leur prise de contrôle de l'ensemble de la zone de Bab al-Mandeb, un jour seulement après avoir déjà capturé la ville portuaire de Mokha, sur la côte de la mer Rouge.
Un embargo maritime visant les navires saoudiens
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a précisé que la navigation maritime restait sûre pour l'ensemble des compagnies, à l'exception des navires liés à l'Arabie saoudite, déjà visés par un embargo du groupe. Cette annonce confirme la volonté des Houthis d'utiliser leur nouvelle position pour exercer une pression ciblée sur le royaume saoudien, sans pour autant bloquer totalement le trafic maritime international.
Un trafic maritime déjà divisé par deux
Les conséquences de cette prise de contrôle se font sentir presque immédiatement sur le terrain. Selon des données préliminaires de la société Kpler, le nombre total de traversées de navires dans le détroit est tombé à 15 le vendredi, contre 30 la veille, soit une baisse de moitié. Parmi ces navires, transportant notamment du pétrole brut, des céréales et de l'acier, six ont quitté la mer Rouge tandis que neuf y sont entrés.
Un chokepoint qui concentre environ un tiers du commerce mondial
Le détroit de Bab al-Mandeb figure parmi les points de passage maritimes les plus stratégiques au monde, avec environ 8,1 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers transitant chaque jour par cette voie au deuxième trimestre 2026, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Combinée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran, cette nouvelle prise de contrôle place désormais environ un tiers du trafic pétrolier maritime mondial sous une forme de pression directe des forces iraniennes et de leurs alliés.
Des alternatives de transport coûteuses pour les armateurs
Selon Caroline Rose, directrice principale au Soufan Center, cette mainmise des Houthis sur l'île de Mayyun et sur le littoral yéménite crée un véritable verrou, susceptible de contraindre les opérateurs maritimes à envisager des alternatives bien plus onéreuses. Plutôt que de transiter par la mer Rouge et le canal de Suez pour rejoindre l'Europe, certains navires pourraient désormais devoir emprunter un itinéraire beaucoup plus long, passant par le cap de Bonne-Espérance et l'océan Atlantique.
Une offensive qui s'inscrit dans une avancée plus large
Cette prise de contrôle du détroit s'inscrit dans une offensive plus vaste menée par les Houthis le long de la côte occidentale du Yémen depuis plusieurs mois, avec la capture successive de plusieurs villes et îles, dont Hodeïda, Hays, Al-Khawkhah et plus récemment Mokha. Cette progression aurait été menée avec l'appui direct des Gardiens de la révolution iraniens, selon plusieurs sources gouvernementales et régionales, dans le cadre d'une stratégie visant à ouvrir un nouveau front dans le conflit opposant Téhéran aux États-Unis.
Avec la prise de l'île de Mayyun, les Houthis complètent leur contrôle sur le détroit de Bab al-Mandeb, l'un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. Cette évolution, qui s'ajoute aux tensions déjà existantes autour du détroit d'Ormuz, fait peser une pression supplémentaire sur le commerce maritime mondial et sur les prix de l'énergie, dans un contexte régional déjà marqué par plusieurs conflits imbriqués.
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