Chaque matin, avant même que la chaleur ne s'installe, des femmes s'activent dans les vallées du Centre de recherches agricoles (Cra) de Djibélor, dans le département de Ziguinchor. Elles repiquent, une à une, de jeunes pousses de riz dans des parcelles soigneusement délimitées. Non loin d'elles, des techniciens surveillent le niveau de l'eau et inspectent les plants à la recherche du moindre signe de stress lié au sel.
Ce site de 25 hectares, appuyé financièrement par le Programme de compétitivité de l'agriculture et de l'élevage au Sénégal, constitue le premier maillon de la chaîne de production semencière du riz casamançais. Les chercheurs y multiplient les variétés sur plusieurs générations, des petites parcelles de 100 m² où sont conservées les caractéristiques originelles des variétés, jusqu'à des surfaces pouvant atteindre 5 hectares pour les stades de multiplication les plus avancés.
Contrairement à la vallée du fleuve Sénégal où l'irrigation domine, la riziculture de Djibélor dépend entièrement de la pluie. La campagne, démarrée il y a environ deux semaines, doit être bouclée avant la mi-septembre afin que les différentes variétés, à cycle court ou long, aient le temps d'arriver à maturité. Cette année, la pluviométrie se maintient dans des niveaux jugés normaux par les équipes sur le terrain.
Mais la vraie bataille se joue contre l'intrusion du sel, qui a déjà causé la perte de plusieurs plants dans certaines parcelles. Pour y faire face, les chercheurs combinent plusieurs leviers : des ouvrages anti-sel, des amendements comme le TerraCalco ou le phosphogypse, l'apport de matière organique à base de feuilles de manguier, une gestion précise du niveau d'eau, et surtout la sélection de variétés tolérantes à la salinité, telles que la Roc 5 ou la War 1. Un travail patient, où chaque génération de semences rapproche un peu plus les producteurs casamançais d'un riz capable de résister aux dérèglements de leur environnement.
Ce site de 25 hectares, appuyé financièrement par le Programme de compétitivité de l'agriculture et de l'élevage au Sénégal, constitue le premier maillon de la chaîne de production semencière du riz casamançais. Les chercheurs y multiplient les variétés sur plusieurs générations, des petites parcelles de 100 m² où sont conservées les caractéristiques originelles des variétés, jusqu'à des surfaces pouvant atteindre 5 hectares pour les stades de multiplication les plus avancés.
Contrairement à la vallée du fleuve Sénégal où l'irrigation domine, la riziculture de Djibélor dépend entièrement de la pluie. La campagne, démarrée il y a environ deux semaines, doit être bouclée avant la mi-septembre afin que les différentes variétés, à cycle court ou long, aient le temps d'arriver à maturité. Cette année, la pluviométrie se maintient dans des niveaux jugés normaux par les équipes sur le terrain.
Mais la vraie bataille se joue contre l'intrusion du sel, qui a déjà causé la perte de plusieurs plants dans certaines parcelles. Pour y faire face, les chercheurs combinent plusieurs leviers : des ouvrages anti-sel, des amendements comme le TerraCalco ou le phosphogypse, l'apport de matière organique à base de feuilles de manguier, une gestion précise du niveau d'eau, et surtout la sélection de variétés tolérantes à la salinité, telles que la Roc 5 ou la War 1. Un travail patient, où chaque génération de semences rapproche un peu plus les producteurs casamançais d'un riz capable de résister aux dérèglements de leur environnement.

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