Les Américains interrogés lors de leurs courses se disent largement préoccupés par le coût de la vie. Cela correspond à un sondage Reuters/Ipsos selon lequel c’est la question la plus pressante avant les élections du 3 novembre, qui détermineront le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
Cette inquiétude se voit dans les comportements d’achat. La confiance des consommateurs est tombée à son plus bas niveau en près de douze ans et demi. Pourtant, les ventes au détail des neuf premiers mois de l’année progressent de 4,7 % sur un an, d’après le Bureau du recensement. Les ménages réduisent leurs dépenses sur les produits essentiels, mais continuent de s’offrir des produits de luxe auxquels ils tiennent.
Le prix de l’essence aggrave les tensions : le gallon coûte en moyenne 4,29 dollars, soit 40 % de plus qu’il y a un an. Une retraitée de Pennsylvanie, démocrate conservatrice, dit avoir « failli s’évanouir » en voyant 4,65 dollars à une station. Un couple du Michigan, hébergé chez sa fille, a supprimé le bœuf de ses repas, et la femme envisage de reprendre un emploi.
Mais la colère ne se traduit pas toujours dans les bulletins. Sur dix électeurs qui avaient voté pour des républicains sortants au Congrès, huit disent y rester fidèles. Un habitant de Peekskill, dans l’État de New York, qui juge la hausse des prix alimentaires « stupéfiante », assure que cela « n’a rien changé » à son opinion. Un autre électeur reproche l’inflation à une cupidité généralisée des élites politiques plutôt qu’aux seuls républicains.
D’autres envisagent de changer. Une habitante du New Jersey, qui avait soutenu le républicain sortant Tom Kean Jr., votera pour la démocrate Rebecca Bennett. Plusieurs démocrates disent ressentir une urgence accrue, ce qui pourrait doper la participation.
Tags : inflation, vie chère, élections de mi-mandat, Reuters/Ipsos, essence, circonscriptions clés, États-Unis
Cette inquiétude se voit dans les comportements d’achat. La confiance des consommateurs est tombée à son plus bas niveau en près de douze ans et demi. Pourtant, les ventes au détail des neuf premiers mois de l’année progressent de 4,7 % sur un an, d’après le Bureau du recensement. Les ménages réduisent leurs dépenses sur les produits essentiels, mais continuent de s’offrir des produits de luxe auxquels ils tiennent.
Le prix de l’essence aggrave les tensions : le gallon coûte en moyenne 4,29 dollars, soit 40 % de plus qu’il y a un an. Une retraitée de Pennsylvanie, démocrate conservatrice, dit avoir « failli s’évanouir » en voyant 4,65 dollars à une station. Un couple du Michigan, hébergé chez sa fille, a supprimé le bœuf de ses repas, et la femme envisage de reprendre un emploi.
Mais la colère ne se traduit pas toujours dans les bulletins. Sur dix électeurs qui avaient voté pour des républicains sortants au Congrès, huit disent y rester fidèles. Un habitant de Peekskill, dans l’État de New York, qui juge la hausse des prix alimentaires « stupéfiante », assure que cela « n’a rien changé » à son opinion. Un autre électeur reproche l’inflation à une cupidité généralisée des élites politiques plutôt qu’aux seuls républicains.
D’autres envisagent de changer. Une habitante du New Jersey, qui avait soutenu le républicain sortant Tom Kean Jr., votera pour la démocrate Rebecca Bennett. Plusieurs démocrates disent ressentir une urgence accrue, ce qui pourrait doper la participation.
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