Le séjour du président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye en Égypte a été marqué, samedi 3 octobre 2026 à El-Alamein, par une double séquence : la recherche de nouveaux partenariats économiques pour le Sénégal et la participation aux échanges consacrés à l’avenir de l’intégration et du développement africains.
Cette journée s’est déroulée en marge du sommet des cinq États fondateurs de la NEPAD, consacré notamment au rôle de l’AUDA-NEPAD dans la mise en œuvre des priorités de développement du continent. L’Union africaine confirme que l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud font partie des cinq États fondateurs réunis à El-Alamein.
Trois rencontres économiques pour le Sénégal
Au cours de la matinée, le chef de l’État a reçu plusieurs dirigeants du secteur privé et financier égyptien. Les discussions ont porté sur des domaines considérés comme stratégiques pour l’économie sénégalaise : le transport aérien, les énergies renouvelables et la finance.
La première audience a été consacrée à Hussein Sherif Fahmi, dirigeant d’Air Cairo. Selon les informations communiquées par la Présidence sénégalaise, la compagnie égyptienne prépare la reprise d’une liaison directe entre Le Caire et Dakar.
Air Cairo se serait également déclarée disposée à accompagner Air Sénégal dans la formation de ses ingénieurs, mécaniciens et personnels navigants. La possibilité d’une liaison cargo destinée à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays a également été évoquée.
Pour Dakar, l’objectif est de renforcer la connectivité aérienne et de consolider la position du Sénégal comme plateforme de transport et d’échanges dans la sous-région.
Un projet d’un gigawatt dans les énergies renouvelables
La deuxième rencontre a porté sur le secteur énergétique avec Mohamed Ismail Mansour, fondateur du groupe Infinity.
Déjà présent au Sénégal à travers Infinity Power, coentreprise avec Masdar, le groupe est notamment impliqué dans le parc éolien de Taïba Ndiaye.
Selon la Présidence, le groupe a fait part de sa volonté de développer de nouveaux projets éoliens et solaires représentant une capacité potentielle d’environ un gigawatt.
Cette perspective s’inscrit dans les ambitions affichées par le Sénégal en matière de souveraineté énergétique et dans les objectifs de transformation économique portés par Sénégal 2050.
Le développement des énergies renouvelables constitue également un enjeu majeur pour accroître la capacité de production électrique et accompagner les besoins des ménages et des entreprises.
La finance au cœur des discussions
La troisième audience a concerné le secteur bancaire. Le président Bassirou Diomaye Faye a reçu Mohamed Mahmoud El Etreby, président de la Banque nationale d’Égypte et de l’Association des banques égyptiennes.
D’après la Présidence sénégalaise, l’établissement bancaire souhaite établir un partenariat avec le Sénégal dans les domaines bancaire et commercial.
L’implantation éventuelle d’un établissement financier égyptien à Dakar pourrait notamment faciliter les transactions entre opérateurs économiques des deux pays et contribuer au développement des échanges bilatéraux.
Ces trois rencontres illustrent la volonté affichée par Dakar d’élargir son réseau de partenaires économiques et d’attirer davantage d’investissements dans des secteurs stratégiques.
Le Sénégal réaffirme son rôle dans l’histoire de la NEPAD
Dans l’après-midi, la séquence économique a laissé place aux discussions sur le développement du continent.
Le Sénégal figure, avec l’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria, parmi les cinq États fondateurs de la NEPAD. L’Union africaine confirme que ces cinq pays constituent toujours les États fondateurs de référence de l’AUDA-NEPAD.
À El-Alamein, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage aux dirigeants africains à l’origine de cette initiative et défendu une accélération des efforts en matière d’infrastructures, de commerce intra-africain, de financement et de développement du capital humain.
Le chef de l’État a notamment insisté sur la nécessité pour l’Afrique de mieux exploiter ses propres ressources et de renforcer la mobilisation de l’épargne et du secteur privé africains.
Faire de l’AUDA-NEPAD un outil opérationnel
Les discussions du sommet ont porté sur le renforcement du rôle de l’AUDA-NEPAD dans la réalisation des priorités de développement de l’Afrique et sur la mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à la mise en œuvre des projets transformateurs.
L’Union africaine souligne également que l’AUDA-NEPAD doit jouer un rôle central dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063, notamment dans les secteurs prioritaires du développement et de l’intégration du continent.
Cette orientation rejoint les appels formulés lors du Forum africain d’El-Alamein à passer des ambitions et engagements politiques à des projets effectivement financés et réalisés.
Une déclaration d’Alamein adoptée
Les travaux des États fondateurs ont abouti à l’adoption d’une Déclaration d’Alamein, consacrée notamment au renforcement du rôle de la NEPAD et à la mobilisation de ressources en faveur du développement africain.
Cette dynamique intervient à la veille de la 8e Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine, des Communautés économiques régionales et des mécanismes régionaux, prévue le 4 octobre à El-Alamein. Cette rencontre doit notamment porter sur l’intégration continentale et la mise en œuvre des priorités de l’Agenda 2063.
Pour le Sénégal, la séquence égyptienne permet ainsi de combiner diplomatie économique et engagement continental, avec une attention particulière portée aux investissements, aux infrastructures, à l'énergie, au financement et au commerce intra-africain.
Cette journée s’est déroulée en marge du sommet des cinq États fondateurs de la NEPAD, consacré notamment au rôle de l’AUDA-NEPAD dans la mise en œuvre des priorités de développement du continent. L’Union africaine confirme que l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud font partie des cinq États fondateurs réunis à El-Alamein.
Trois rencontres économiques pour le Sénégal
Au cours de la matinée, le chef de l’État a reçu plusieurs dirigeants du secteur privé et financier égyptien. Les discussions ont porté sur des domaines considérés comme stratégiques pour l’économie sénégalaise : le transport aérien, les énergies renouvelables et la finance.
La première audience a été consacrée à Hussein Sherif Fahmi, dirigeant d’Air Cairo. Selon les informations communiquées par la Présidence sénégalaise, la compagnie égyptienne prépare la reprise d’une liaison directe entre Le Caire et Dakar.
Air Cairo se serait également déclarée disposée à accompagner Air Sénégal dans la formation de ses ingénieurs, mécaniciens et personnels navigants. La possibilité d’une liaison cargo destinée à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays a également été évoquée.
Pour Dakar, l’objectif est de renforcer la connectivité aérienne et de consolider la position du Sénégal comme plateforme de transport et d’échanges dans la sous-région.
Un projet d’un gigawatt dans les énergies renouvelables
La deuxième rencontre a porté sur le secteur énergétique avec Mohamed Ismail Mansour, fondateur du groupe Infinity.
Déjà présent au Sénégal à travers Infinity Power, coentreprise avec Masdar, le groupe est notamment impliqué dans le parc éolien de Taïba Ndiaye.
Selon la Présidence, le groupe a fait part de sa volonté de développer de nouveaux projets éoliens et solaires représentant une capacité potentielle d’environ un gigawatt.
Cette perspective s’inscrit dans les ambitions affichées par le Sénégal en matière de souveraineté énergétique et dans les objectifs de transformation économique portés par Sénégal 2050.
Le développement des énergies renouvelables constitue également un enjeu majeur pour accroître la capacité de production électrique et accompagner les besoins des ménages et des entreprises.
La finance au cœur des discussions
La troisième audience a concerné le secteur bancaire. Le président Bassirou Diomaye Faye a reçu Mohamed Mahmoud El Etreby, président de la Banque nationale d’Égypte et de l’Association des banques égyptiennes.
D’après la Présidence sénégalaise, l’établissement bancaire souhaite établir un partenariat avec le Sénégal dans les domaines bancaire et commercial.
L’implantation éventuelle d’un établissement financier égyptien à Dakar pourrait notamment faciliter les transactions entre opérateurs économiques des deux pays et contribuer au développement des échanges bilatéraux.
Ces trois rencontres illustrent la volonté affichée par Dakar d’élargir son réseau de partenaires économiques et d’attirer davantage d’investissements dans des secteurs stratégiques.
Le Sénégal réaffirme son rôle dans l’histoire de la NEPAD
Dans l’après-midi, la séquence économique a laissé place aux discussions sur le développement du continent.
Le Sénégal figure, avec l’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria, parmi les cinq États fondateurs de la NEPAD. L’Union africaine confirme que ces cinq pays constituent toujours les États fondateurs de référence de l’AUDA-NEPAD.
À El-Alamein, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage aux dirigeants africains à l’origine de cette initiative et défendu une accélération des efforts en matière d’infrastructures, de commerce intra-africain, de financement et de développement du capital humain.
Le chef de l’État a notamment insisté sur la nécessité pour l’Afrique de mieux exploiter ses propres ressources et de renforcer la mobilisation de l’épargne et du secteur privé africains.
Faire de l’AUDA-NEPAD un outil opérationnel
Les discussions du sommet ont porté sur le renforcement du rôle de l’AUDA-NEPAD dans la réalisation des priorités de développement de l’Afrique et sur la mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à la mise en œuvre des projets transformateurs.
L’Union africaine souligne également que l’AUDA-NEPAD doit jouer un rôle central dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063, notamment dans les secteurs prioritaires du développement et de l’intégration du continent.
Cette orientation rejoint les appels formulés lors du Forum africain d’El-Alamein à passer des ambitions et engagements politiques à des projets effectivement financés et réalisés.
Une déclaration d’Alamein adoptée
Les travaux des États fondateurs ont abouti à l’adoption d’une Déclaration d’Alamein, consacrée notamment au renforcement du rôle de la NEPAD et à la mobilisation de ressources en faveur du développement africain.
Cette dynamique intervient à la veille de la 8e Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine, des Communautés économiques régionales et des mécanismes régionaux, prévue le 4 octobre à El-Alamein. Cette rencontre doit notamment porter sur l’intégration continentale et la mise en œuvre des priorités de l’Agenda 2063.
Pour le Sénégal, la séquence égyptienne permet ainsi de combiner diplomatie économique et engagement continental, avec une attention particulière portée aux investissements, aux infrastructures, à l'énergie, au financement et au commerce intra-africain.
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