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 <title>Actualité Sénégal | TerangaTimes</title>
 <subtitle><![CDATA[Suivez toute l’actualité du Sénégal en 1 clic : politique, économie, sport et société sur TerangaTimes.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-02T16:26:47+02:00</updated>
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   <title>Réarmement européen: les États-Unis ne facilitent pas l'autonomie de la défense du Vieux Continent</title>
   <updated>2026-06-27T15:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.terangatimesn.com/Rearmement-europeen-les-Etats-Unis-ne-facilitent-pas-l-autonomie-de-la-defense-du-Vieux-Continent_a5724.html</id>
   <category term="International" />
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   <published>2026-06-27T15:13:00+02:00</published>
   <author><name>terangatimesn</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que la guerre en Ukraine accélère les plans de réarmement européens, l'OTAN reste dépendante de l'architecture de commandement et d'intégration américaine. Les positions changeantes de Washington constituent un défi constant pour les responsables de la défense européenne, à l'approche du sommet de l'OTAN prévu le 7 juillet à Ankara.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.terangatimesn.com/photo/art/default/97148172-67683057.jpg?v=1782566089" alt="Réarmement européen: les États-Unis ne facilitent pas l'autonomie de la défense du Vieux Continent" title="Réarmement européen: les États-Unis ne facilitent pas l'autonomie de la défense du Vieux Continent" />
     </div>
     <div>
      Quelques heures après que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a accusé les membres européens de l'OTAN de profiter du système sans contribuer suffisamment, et averti que les États-Unis allaient retirer des troupes, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, affichait pourtant un large sourire, après avoir vu des images d'une raffinerie pétrolière moscovite en flammes suite à une frappe ukrainienne.       <br />
              <br />
       La réunion des ministres de la Défense de l'OTAN à Bruxelles n'était que le dernier épisode d'une série d'événements redéfinissant les relations entre l'Europe et Washington. Un an et demi après le retour de Donald Trump à la présidence américaine, les planificateurs et stratèges européens de l'Alliance doivent composer avec des annonces fréquentes et imprévisibles réduisant l'engagement américain en Europe.       <br />
              <br />
       <b>Des retraits d'effectifs en cascade       <br />
       </b>       <br />
       Les annonces et décisions américaines se sont multipliées depuis le début de 2026. Selon une fuite parvenue au quotidien allemand Die Welt, Washington aurait déjà informé ses alliés de son intention de réduire de 150 à 100 le nombre d'avions de chasse alloués à l'OTAN, de retirer huit avions ravitailleurs, de réduire de 26 à 15 les avions de patrouille maritime, et de retirer un groupe aéronaval ainsi qu'au moins un sous-marin lance-missiles de croisière.       <br />
              <br />
       Des incertitudes demeurent également sur l'avenir du V Corps de l'armée américaine, présent en Pologne depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022. Les autorités polonaises s'étaient inquiétées de rapports évoquant l'annulation du déploiement rotatif de 4 000 soldats américains, avant que Trump n'annonce en mai l'envoi de 5 000 troupes supplémentaires, sans qu'il soit établi un lien avec le retrait annoncé début mai de 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne.       <br />
              <br />
       <b>Washington avait par ailleurs discrètement envoyé un détachement de 15 chars Abrams en Estonie, un signal adressé à Moscou.       <br />
       </b>       <br />
       S'exprimant en mai au Naval War College, le responsable des questions de politique de défense au Pentagone, Elbridge Colby, a affirmé que Washington restait engagé dans une stratégie de « dissuasion par le déni », s'appuyant sur des forces avancées limitées, des systèmes de haute technologie et le soutien des alliés, ainsi que sur la dissuasion nucléaire américaine.       <br />
              <br />
       **Washington se recentre sur ses intérêts prioritaires**       <br />
              <br />
       Colby a toutefois averti que les États-Unis devaient adapter leurs stratégies actuelles et futures pour maintenir les coûts et les risques d'un conflit en cohérence avec les intérêts réels du pays.       <br />
              <br />
       Les succès de l'Ukraine face à la Russie, obtenus principalement grâce au soutien européen — notamment britannique, français et allemand — renforcent la confiance des dirigeants européens dans leurs propres capacités de défense. Cette collaboration en temps réel avec Kiev influence directement la planification des arsenaux et infrastructures à l'horizon 2029, date à laquelle les planificateurs de l'OTAN estiment que la Russie pourrait être en mesure de mener une offensive vers l'est.       <br />
              <br />
       Les responsables français et allemands ont notamment insisté sur la nécessité de développer des solutions strictement européennes permettant de combattre sans soutien américain si nécessaire. L'Allemagne a fortement augmenté son budget de défense, tandis que d'autres pays, comme le Royaume-Uni, se montrent plus lents dans cette dynamique.       <br />
              <br />
       <b>La dépendance technologique, un problème non résolu       <br />
       </b>       <br />
       Selon Ruben Stewart, chercheur senior à l'International Institute for Strategic Studies, la planification de défense européenne a toujours reposé sur l'hypothèse implicite que les capacités américaines sous-tendaient le commandement, l'intégration et la portée opérationnelle de l'Alliance. Sans ce soutien, les forces européennes resteraient capables mais plus faiblement coordonnées entre elles.       <br />
              <br />
       Les responsables européens se plaignent également de plus en plus du manque de partage, par Washington, des flux d'informations alimentant le système Maven Smart System, développé par l'entreprise américaine Palantir, qui a constitué l'épine dorsale du ciblage américain lors de l'attaque contre l'Iran cette année.       <br />
              <br />
       Fait marquant : lors de la conférence sur la guerre terrestre organisée cette semaine à Londres par l'armée britannique, et qui a réuni des chefs d'état-major de toute l'Europe ainsi que du Canada, aucun responsable américain ne s'est présenté, une première depuis longtemps.       <br />
              <br />
       Le général Sir Roly Walker, chef de l'armée britannique, a souligné que les commandants britanniques avaient été spécifiquement chargés par le général américain Chris Donahue, commandant terrestre de l'OTAN, de contribuer à définir les règles du partage de données entre Washington et ses alliés. Cependant, dès le mercredi suivant, plusieurs médias américains ont rapporté que Hegseth avait procédé au limogeage du général Donahue.       <br />
              <br />
       Le même jour, Trump aurait déclaré aux journalistes que ce qu'il attendait des pays de l'OTAN était avant tout de la « loyauté », alors que le secrétaire général Mark Rutte se trouvait à ses côtés.       <br />
              <br />
       Ces contradictions ne devraient pas trouver de résolution lors du sommet d'Ankara, prévu le 7 juillet, et délibérément conçu pour limiter les désaccords publics, même si les discussions en coulisses devraient être nombreuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Coopération Sénégal-Türkiye : Vers un Partenariat Industriel et Équilibré</title>
   <updated>2025-12-09T16:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.terangatimesn.com/Cooperation-Senegal-Türkiye-Vers-un-Partenariat-Industriel-et-Equilibre_a2407.html</id>
   <category term="A LA UNE" />
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   <published>2025-12-09T15:53:00+01:00</published>
   <author><name>terangatimesn</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La relation économique entre Dakar et Ankara atteint un sommet stratégique. La visite à Dakar du Ministre turc du Commerce, Serigne Guèye Diop, et de 37 chefs d'entreprises turques confirme l'ambition de porter les échanges bilatéraux à plus d'un milliard de dollars.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.terangatimesn.com/photo/art/default/93103398-65122200.jpg?v=1765293769" alt="Coopération Sénégal-Türkiye : Vers un Partenariat Industriel et Équilibré" title="Coopération Sénégal-Türkiye : Vers un Partenariat Industriel et Équilibré" />
     </div>
     <div>
      La coopération économique entre le Sénégal et la Türkiye s’installe dans une dynamique ascendante. Portée par un agenda diplomatique soutenu et une volonté affichée de rééquilibrer les échanges, la relation bilatérale vient de franchir une nouvelle étape avec la visite à Dakar d’une importante délégation turque, conduite par le Ministre turc du Commerce.       <br />
              <br />
       Le Ministre sénégalais du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a dévoilé les axes structurants de ce partenariat industriel en mutation.       <br />
              <br />
       <b>L'Accélération Diplomatique de 2025</b>       <br />
       Depuis le début de l’année 2025, les deux pays multiplient les signaux de rapprochement. Cette séquence a été initiée par le Chef de l’État, prolongée par la visite du Premier Ministre en septembre, puis réaffirmée sur le terrain par Serigne Guèye Diop.       <br />
              <br />
       « La Türkiye est fortement engagée à relever les défis économiques avec nous », a-t-il indiqué, saluant la mobilisation exceptionnelle des 37 chefs d’entreprises turques présents à Dakar. Cette affluence confirme la « vocation partenariale » d’Ankara vis-à-vis du Sénégal. L’APIX-SA a d'ailleurs mis en avant l’accompagnement des investisseurs, le guichet unique et les Zones Économiques Spéciales (ZES) dans un cadre juridique et fiscal attractif.       <br />
              <br />
       <b>De l'Échange Commercial à l'Investissement Industriel</b>       <br />
       Le défi central demeure la transformation de cet intérêt en investissements concrets dans l’industrie. Pour y parvenir, le Sénégal mise sur une batterie d’outils : promotion des 45 zones industrielles du pays, mise en place d’un cadre réglementaire rénové et introduction, dans la future loi sur l’industrialisation, d’un quota minimal de participation nationale dans tout investissement étranger, afin d’assurer l’enracinement local des projets.       <br />
              <br />
       La participation du Ministre turc du Commerce à l’ouverture de la 33ᵉ Foire internationale de Dakar (Fidak), une première, illustre l’évolution du partenariat. Lundi 8 décembre, le Premier Ministre Ousmane Sonko a également reçu le Vice-ministre turc du Commerce chargé des exportations, Özgür Volkan Ağar. Les deux parties ont réaffirmé l’objectif commun de porter le volume des échanges à plus d’un milliard de dollars.       <br />
              <br />
       <b>Un Déséquilibre Commercial à Réduire</b>       <br />
       Cette ambition intervient dans un contexte de forte reprise des échanges. Après un ralentissement en 2023, le commerce bilatéral a rebondi en 2024 pour atteindre 249,1 milliards FCFA.       <br />
              <br />
       La Türkiye a représenté 4,8 % des importations totales du Sénégal en 2024, se consolidant parmi ses principaux fournisseurs. Les importations sénégalaises ont bondi à 239 milliards FCFA en 2024, contre 176,1 milliards FCFA un an plus tôt. Les achats portent majoritairement sur des produits industriels (fer, acier, machines) et des intrants agroalimentaires.       <br />
              <br />
       Si cet accroissement démontre la vitalité du commerce, il révèle aussi un déséquilibre persistant au détriment du Sénégal. Pour Serigne Guèye Diop, réduire ce gap est indispensable et passe par une stratégie d’intégration industrielle fondée sur des joint-ventures. Le Sénégal compte capitaliser sur le tissu exceptionnellement dense des PME turques (près de quatre millions) pour attirer des investissements plus diversifiés et plus ancrés localement.       <br />
              <br />
       <b>Vers une Zone Industrielle Turque</b>       <br />
       Un cadre juridique révisé est en finalisation, avec une première étape de l’accord signée dès demain. L’accord global est attendu en mars à Ankara, en présence des patronats et institutions financières.       <br />
              <br />
       Dans cette logique, l’idée d’une zone industrielle dédiée aux entreprises turques est également sur la table. Elle permettrait de créer un « essaim d’abeilles » autour des zones industrielles sénégalaises et d’accélérer le développement de secteurs prioritaires comme l’agroalimentaire, le manufacturier ou l’extractif.       <br />
              <br />
       À mesure que Dakar et Ankara densifient leurs engagements, une nouvelle architecture de coopération se dessine : plus industrielle, plus stratégique et, surtout, plus équilibrée. Une trajectoire qui pourrait repositionner le Sénégal comme un hub industriel régional adossé à un partenaire turc en pleine expansion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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