iItalie: la mort d’un Marocain en garde à vue déclenche des manifestations à Bologne

La mort d'Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans décédé après son interpellation par la police à Bologne, en Italie, a provoqué une vague d'émotion et de manifestations. Alors que des vidéos de son arrestation circulent sur les réseaux sociaux, une enquête pour homicide involontaire a été ouverte contre deux policiers et quatre secouristes.



Une enquête ouverte après le décès d'Abderrahim Fakir

Les autorités italiennes ont ouvert une enquête après la mort d'Abderrahim Fakir, un ressortissant marocain de 42 ans décédé dimanche lors de son interpellation par la police à Bologne, dans le nord de l'Italie.

Selon le parquet, deux policiers et quatre secouristes font l'objet d'une enquête pour homicide involontaire afin de déterminer les circonstances exactes du décès.

La famille d'Abderrahim Fakir indique qu'il résidait légalement en Italie.

Une vidéo relance le débat sur les violences policières

Une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux montre plusieurs policiers immobilisant l'homme au sol alors qu'il est menotté.

Sur les images, Abderrahim Fakir est entendu appelant à l'aide tandis qu'au moins deux agents le maintiennent plaqué au sol.

Ces images ont suscité de nombreuses réactions et certains observateurs ont établi un parallèle avec la mort de George Floyd aux États-Unis en 2020.

Les autorités judiciaires ont ordonné une autopsie afin de déterminer les causes exactes du décès.

La police évoque une intervention après des appels de riverains

Selon la police italienne, les agents étaient intervenus après avoir reçu plusieurs appels signalant un homme criant dans la rue et donnant des coups dans des portes de garage.

Les forces de l'ordre affirment avoir demandé l'intervention d'une ambulance. Toutefois, la vidéo semble montrer les secouristes attendant que les policiers sécurisent la situation avant de pouvoir intervenir.

Abderrahim Fakir a été déclaré mort sur les lieux peu avant 10 heures.

Des manifestations parfois violentes

La mort du quadragénaire a provoqué d'importantes manifestations à Bologne dimanche et lundi.

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès.

Les rassemblements ont toutefois été marqués par des violences. Des voitures ont été incendiées, des vitrines de commerces brisées et des affrontements ont opposé certains manifestants aux forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser la foule.

Les autorités appellent au calme

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a demandé que les responsabilités soient établies avec rigueur et impartialité.

Elle a souligné que toute la vérité devait être recherchée, tout en condamnant les violences commises contre les forces de l'ordre.

De son côté, le maire de Bologne, Matteo Lepore, qui avait appelé à une mobilisation en faveur de la justice pour Abderrahim Fakir, a dénoncé les actes de vandalisme, les qualifiant de « violences aveugles, injustifiées et insensées ».

L'enquête judiciaire se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de cette affaire qui continue de susciter une vive émotion en Italie.

Rédigé par le Mercredi 22 Juillet 2026 à 22:10