Yeumbeul Sud : Cheikh Tidiane Dièye mise sur la prévention pour lutter contre les inondations

À Yeumbeul Sud, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a appelé à renforcer la prévention et la mobilisation communautaire face aux risques d’inondation. Une démarche inscrite dans la Stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation (SNGIRI).



Une visite consacrée à la prévention

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, s’est rendu samedi 22 août 2026 à Yeumbeul Sud, à la frontière avec Yeumbeul Nord, dans le cadre du suivi des actions engagées pour prévenir et gérer les inondations.

Cette visite a notamment permis au ministre de saluer l’implication des volontaires, associations et organisations communautaires mobilisés aux côtés des services de l’État.

Ces acteurs participent notamment aux opérations de curage, de sensibilisation et de veille citoyenne, considérées comme essentielles pour réduire les conséquences des fortes pluies.

La prévention au cœur de la stratégie nationale

Selon le ministère, la lutte contre les inondations ne peut pas se limiter aux interventions réalisées après les épisodes pluvieux.

Elle doit s’inscrire dans une démarche préventive et globale, conformément à la Stratégie nationale de gestion intégrée du risque d’inondation (SNGIRI).

Cette approche repose notamment sur une meilleure connaissance des zones exposées, la mise en place de solutions adaptées, le renforcement des dispositifs d’intervention et la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés.

Une responsabilité partagée

À Yeumbeul Sud, Cheikh Tidiane Dièye a également insisté sur le caractère collectif de la lutte contre les inondations.

L’État, les collectivités territoriales, les services techniques, les organisations communautaires mais aussi les citoyens sont appelés à jouer leur rôle dans la prévention des risques.

Le ministre a notamment rappelé que les comportements des populations peuvent avoir un impact direct sur l’efficacité des ouvrages d’assainissement.

Déchets et ensablement : des obstacles à l’évacuation des eaux

Le ministère attire particulièrement l’attention sur la nécessité de préserver les réseaux et ouvrages d’assainissement.

Les déchets solides, l’ensablement et les obstructions peuvent ralentir l’évacuation des eaux pluviales et réduire les performances des infrastructures.

Les opérations de curage et de nettoyage constituent donc un volet important de la stratégie de prévention.

Le « temps de latence » des ouvrages expliqué

Le ministre a également rappelé la notion de temps de latence, qui correspond au délai nécessaire aux ouvrages d’assainissement pour évacuer progressivement les eaux après d'importantes précipitations.

Ainsi, même après l'arrêt de la pluie, certaines zones peuvent continuer à enregistrer des accumulations d’eau le temps que les systèmes d'évacuation remplissent leur fonction.

DPGI et SONAGED renforcent leur collaboration

La coopération entre la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DPGI) et la SONAGED s'inscrit dans cette logique de mobilisation collective.

Les interventions coordonnées visent notamment à améliorer la prévention, à maintenir les ouvrages fonctionnels et à accompagner les populations exposées aux risques.

À travers sa visite à Yeumbeul Sud, le ministère entend ainsi renforcer le message selon lequel la prévention reste l’un des principaux leviers de lutte contre les inondations.

« Face aux risques d’inondation, chaque geste compte », rappelle le ministère, qui appelle les populations à adopter les bons comportements pour protéger les ouvrages d’assainissement et leurs communautés.



Rédigé par le Dimanche 23 Aout 2026 à 16:24